Henri Vever
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| Maire de Noyers |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 87 ans) Noyers |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Jean Baptiste Eugène Henry Vever |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
Jean Jacques Ernest Vever (d) |
| Fratrie |
Paul Vever (d) |
| Propriétaire de | |
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| Mouvements | |
| Distinction |
Henri Jean Baptiste Eugène Vever, né à Metz le et mort le [1] à Noyers (Eure), est un joaillier, écrivain et collectionneur d'art français, rattaché au courant de l'Art nouveau. Il est aussi un bibliophile renommé et l'un des principaux collectionneurs d'œuvres d'art japonais d'avant guerre. Il a contribué au renom de la joaillierie Vever.

Après l'annexion de la Moselle par l'Allemagne, en 1871, la famille d'Henri Vever quitte Metz pour s'installer à Paris, où son père, Jean-Jacques Ernest Vever, achète un atelier de joaillerie[2]. Henri Vever devient apprenti tout en suivant des cours à l'École des arts décoratifs de Paris. En 1873, Vever entre à l'École des beaux-arts dans les ateliers d'Aimé Millet et de Jean-Léon Gérôme. En 1881, il reprend avec son frère l'atelier paternel. La même année, il épouse Jeanne Monthiers[réf. souhaitée].
En 1885, Vever achète ses premiers tableaux[réf. souhaitée]. En 1891, il voyage en Russie et expose à Moscou. À partir de 1892, il devient un familier des dîners du marchand d'art et mécène Siegfried Bing[2]. Vever expose ensuite des œuvres de joaillerie à l'Exposition universelle de 1893 de Chicago. L'année suivante, il fait don de 40 estampes japonaises au musée du Louvre. En , il vend sa collection de tableaux, qui comprend plusieurs toiles de Claude Monet, dont La Plage de Sainte-Adresse, et d'Alfred Sisley à la galerie Georges Petit[3]. En 1900, Vever rejoint une association franco-japonaise d'art. Il succède à Siegfried Bing, mort en 1905, à la présidence de la Société des amis de l'art japonais. Il est élu maire de Noyers la même année. En 1906-1908, Vever publie La bijouterie française au XIXe siècle (1800-1900), un ouvrage de référence en la matière[4]. En 1913, il rédige, avec Georges Marteau, un article sur les miniatures persanes[source secondaire nécessaire], pour l'exposition de 1912 sur les arts musulmans. En effet, il se consacre désormais à une collection de manuscrits persans[réf. souhaitée]. Son frère meurt en 1915.
En 1919, l'entreprise Vever est chargée de créer l'épée d'honneur offerte au maréchal Foch par la Ville de Paris sur un modèle de Jules Chadel[5]. Henri Vever se retire deux ans plus tard, en 1921[2], et meurt en 1942. Il est enterré au Cimetière du Montparnasse (18e division)[6].
Grand collectionneur de bijoux français, il a fait don de ses collections au musée des Arts décoratifs de Paris en 1924[4]. La Maison Vever ne ferma qu'en 1982. Sa collection d'œuvres d'art japonaises, en particulier d'estampes, est l'une des plus importantes jamais rassemblées[source secondaire nécessaire]. Il en vendit une partie au cours de la Première Guerre mondiale à Matsukata Kōjirō, dont une grande partie est conservée au musée national de Tokyo. Le reste de sa collection fut essentiellement dispersé au cours des années 1970[7],[8].
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur (1939).