Wikiwand AI

Aimé Millet

sculpteur graveur, médailleur et peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Aimé Millet né le à Paris, où il meurt le , est un sculpteur, médailleur et peintre français.

Biographie

Aimé Millet photographié par Pierre Petit en 1865, Paris, BnF.

Aimé Millet est le fils du miniaturiste Frédéric Millet[1] et de Marie Henriette Rioux, le frère du compositeur Émile Millet[2],[3], ainsi que l'oncle de l'architecte Louis Julian Millet[4]. Il n'a pas de liens familiaux avec le peintre Jean-François Millet.

Il est élève à l'Institution Morin et, avant 1829, entre au collège de Versailles puis il étudie à l'École royale de dessin[5], rue de l'École-de-Médecine. Il travaille quelque temps chez le sculpteur bronzier Antoine Desboeufs (1793-1862). En 1836, il est reçu premier à l'École des beaux-arts de Paris et intègre l'atelier de David d'Angers. En 1840, il commence à produire ses premières œuvres sculptées, après avoir exécuté des dessins et peintures. Il est cependant considéré comme un peintre mineur. À partir de 1861, Aimé Millet devient vice-président de la Société nationale des beaux-arts[6]. Il se marie en 1864.

Aimé Millet est nommé professeur à la petite École[7] en . Il y a notamment pour élèves Louis Majorelle, Berthe Morisot, François Pompon et Lucien Pallez. Il est l'ami du sculpteur Pierre Louis Rouillard. Il reçoit la Légion d'honneur en 1859.

Il réalise plusieurs monuments aux morts de la guerre de 1870[8].

Millet meurt le à son domicile au 21, boulevard des Batignolles dans le 8e arrondissement de Paris[9] et est inhumé dans la même ville au cimetière de Montmartre (22e division)[10]. Le , sa veuve fait une donation pour instituer un prix Aimé Millet[11], récompensant le meilleur élève en sculpture d'après l'antique.

Œuvres dans les collections publiques

Modèle de la statue de George Sand élevée à la Châtre, Paris, musée de la Vie romantique.
  • Alise-Sainte-Reine : Monument à Vercingétorix, 1865, statue monumentale de 6,60 mètres de haut sur un socle de granit de 7 mètres, en tôle de cuivre battue et repoussée. Commande de Napoléon III, érigée sur le Mont Auxois du site d'Alésia le . Napoléon III choisit d'y faire inscrire : « La Gaule unie, formant une seule nation, animée d'un même esprit, peut défier l'univers », phrase qu'aurait prononcée Vercingétorix devant ses troupes, selon César[12]. Est gravée également sur le socle : « Napoléon III, empereur des Français, à la mémoire de Vercingétorix »[13] ;

Médailles

Expositions

Élèves

Hommages

Le sculpteur Émile Guillaume (1867-1954) présenta un buste en plâtre de son ancien professeur au Salon des artistes français de 1892[26]. Ce buste fut inauguré le sur le tombeau du sculpteur au cimetière de Montmartre à Paris[27].

Notes et références

Annexes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks