Henry-Marie Boucher

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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
LaxouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faculté de droit de Paris (d)
Faculté de médecine de Nancy (d)
Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce
Lycée Henri-Poincaré de NancyVoir et modifier les données sur Wikidata
Henry-Marie Boucher
Fonctions
Président de la Société protectrice des animaux
-
André Falize (d)
Emmanuel Berguème (d)
Conseiller municipal de Contrexéville (d)
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
LaxouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faculté de droit de Paris (d)
Faculté de médecine de Nancy (d)
Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce
Lycée Henri-Poincaré de NancyVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Enfant
Autres informations
Grade militaire
Médecin-major (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Le docteur Henry-Marie Boucher, né le à Nancy et mort le à Laxou, est un médecin français.

Né le au no 4 de la rue de la Poissonnerie, à Nancy, Henry-Marie Boucher est le fils de Clémence-Eugénie Boucher, née Ferry, et d'Émile-François Boucher, fabricant de cartes[1].

Élève du collège de Pont-à-Mousson puis du lycée de Nancy, Henry Boucher étudie la médecine à la faculté de Nancy, où il soutient sa thèse de doctorat en 1881. Par concours, il est admis comme médecin stagiaire à l’École de médecine et de pharmacie militaires du Val-de-Grâce[2] le [3].

Nommé médecin aide-major en 1882, Boucher est envoyé en Algérie. En 1885, lors de la Guerre franco-chinoise, il prend part à l'expédition du Tonkin. Gravement atteint de dysenterie, il est rapatrié en 1887. Il rejoint alors le 54e régiment d'infanterie à Compiègne. Le , il obtient le grade de médecin-major[2].

En 1891, il obtient une licence à l’École de droit de Paris[2].

Le , alors que la famille du docteur Boucher assiste à l'inauguration de l'inauguration de la statue du rocher de Bizeux, son bateau de plaisance fait naufrage. Le docteur et son fils Marcel, âgé de six ans, comptent parmi les survivants, mais Mme Boucher et deux autres enfants n'ont pu être secourus[4]. Affecté par ce drame et fatigué par plusieurs changements d'affectation au cours des années précédentes, il demande sa mise en non-activité[2], qu'il obtient le [3].

Membres de nombreuses sociétés savantes, le docteur Henry Boucher collabore à des périodiques spécialisés et publie plusieurs ouvrages[2].

Vitaliste opposé au matérialisme scientifique, le docteur Boucher n'hésite pas à employer des arguments pseudoscientifiques afin de combattre plusieurs grandes avancées de la science médicale de son temps. Persuadé que la contagion s'opère non par les microbes mais par le « rayonnement morbide » du malade, il s'oppose ainsi à la théorie microbienne et même à la vaccination. Il critique également l'application à la médecine de la méthode expérimentale en raison de l'existence de biais qu'il juge incontournables[2].

En 1912, il est élu conseiller municipal de Contrexéville[3].

Président depuis 1912 de l'Union internationale - Ligue populaire contre la vivisection[5] et membre de la Société protectrice des animaux (S.P.A.), il obtient en 1914 la condamnation de la vivisection par cette dernière association, qui ne s'était jusqu'alors prononcée que contre les abus de cette pratique[6]. Le , il est élu président de la S.P.A[7].

Henry Boucher meurt à Laxou le [8].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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