Hermán Julio Brady Roche

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Décès
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SantiagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Escuela Militar del Libertador Bernardo O'Higgins (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Herman Brady
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Fonction
Ministre de la Défense nationale
-
Óscar Bonilla (d)
César Benavides (en)
Biographie
Naissance
Décès
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SantiagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Escuela Militar del Libertador Bernardo O'Higgins (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Distinction

Le général Hermán Julio Brady Roche (né le et mort le à Santiago) est un militaire et un membre de la junte militaire gouvernant le Chili en tant que ministre de la Défense (1975 à 1978). Il fut également ministre d’État, président de la Commission nationale de l'énergie (es), de 1981 à 1990.

Lors du coup d'État du 11 septembre 1973, il est commandant en chef de la IIe Division de l'armée, chef de la garnison à Santiago du Chili. Chargé de l'application de l'état d'urgence dans la région de Santiago, il est la plus haute autorité militaire à Santiago après le général Augusto Pinochet lui-même[1].

Après l'arrestation d'Augusto Pinochet à Londres en 1998, le général Brady est accusé d'être responsable de plusieurs disparitions forcées, dont celles des douze proches de l'ancien président Salvador Allende présents dans le Palais de la Moneda et assassinés près de Tacna (dont un franco-chilien, Georges Klein), celle de l'Américain Charles Horman (en) et celle du diplomate hispano-chilien Carmelo Soria[1]. Il a dès lors fait l'objet d'inculpations au Chili, en Espagne et en France, mais aucune procédure n’a abouti à sa condamnation.

Hermán Julio Brady Roche est arrêté le au Chili pour complicité dans la disparition forcée du franco-chilien Georges Klein et de 11 autres détenus-disparus du Palais de la Moneda, séquestrés et assassinés à Tacna (Les onze autres détenus-disparus sont Jaime Barrios Meza, conseiller économique d'Allende et gérant de la Banque Centrale du Chili; Daniel Francisco Escobar Cruz, chef de cabinet du sous-secrétaire à l'Intérieur; Enrique Lelio Huerta Corvalán, intendant du Palais de la Moneda; Claudio Jimeno Grendi, conseiller du secrétaire général de la présidence; Oscar Reinaldo Ríos; Juan José Montiglio Murúa, chef de la garde présidentielle Grupo de Amigos Personales (es) (GAP) ; Julio Hernán Moreno Pulgar, membre de la GAP; Arsenio Poupin Oissel, membre du comité central du Parti socialiste et sous-secrétaire général du gouvernement; Julio Fernando Tapia Martínez, membre de la GAP; Oscar Enrique Valladares Caroca, membre de la GAP; et Juan Alejandro Vargas Contreras, membre de la GAP[1]). Selon le rapport Rettig, les corps furent exhumés par l'armée en 1978, transportés dans des hélicoptères Puma et jetés à la mer afin de les faire disparaître et d'effacer ainsi toute trace du crime[1].

Le général Ramírez Pineda, commandant de la division de Tacna et inculpé avec sept autres militaires par le juge Juan Carlos Urrutia, avait en effet invoqué des ordres venant d'Hermán Brady pour sa défense, menant à son inculpation en . Mais dès le , la Cour d'appel ordonne sa libération conditionnelle sous caution[1]. Le , elle confirme son inculpation pour homicide qualifié[1]. En 2008, la Cour d'appel ne condamne que trois officiers dans cette affaire, à des peines très légères (200 jours de prison avec sursis).

L'enquête est cependant rouverte concernant d'autres proches d'Allende présents à La Moneda le jour du coup d'État et assassinés à Tacna, dont Luis Fernando Rodríguez Riquelme, membre du Grupo de Amigos Personales (es) (GAP, la garde personnelle d'Allende créée par méfiance vis-à-vis de l'armée). En mai 2008, huit militaires, dont le général Brady et le brigadier-général Pedro Espinoza sont inculpés pour la disparition de celui-ci[2]. Malgré son hospitalisation courant 2010, la requête présentée par Brady pour échapper au procès concernant les détenus de la Moneda et les membres de la GAP, au motif de démence, est rejetée en par la Cour d'appel de Santiago[3].

Missing

Dès 1977, l'agent de renseignement chilien González Verdugo a accusé le général Brady d'être impliqué dans la disparition forcée de l'Américain Charles Horman[1], qui inspira le film de Costa-Gavras, Missing (1982). Une plainte a été déposée au Chili en 2000 pour cette affaire, avec, notamment, comme coïnculpés, Pinochet et Pedro Espinoza[4]. En 2006, l'affaire était toujours en cours.

Procès en Espagne

Procès en France

Références

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