Hippolyte Leroy (artiste)
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Marie Guillaume Hippolyte Leroy |
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Hippolyte Leroy, parfois orthographié Le Roy, est un sculpteur, peintre, dessinateur de médailles, dessinateur et aquarelliste belge, né à Liège le et mort à Gand le .
Marie Guillaume Hippolyte Leroy[1] est né à Liège[2] le . Son père, Jean François Leroy, lui-même fils du liégeois Mathieu Leroy et de la tongroise Louise Françoise Vandermeer[3], né à Liège[4] en 1802, et mort à Jette-Saint-Pierre[5] en 1884, était négociant, puis employé et enfin rentier. Avec son mari et leurs enfants, la mère d'Hyppolite, Anne Catherine Vandenhoudt, qui était d'Hasselt où elle était née en 1823 et où elle s'était mariée le , avait quitté Liège, où elle avait vécu de nombreuses années avec son conjoint et leurs enfants, pour s'établir avec son mari et ses enfants à Schaerbeek. Elle y est morte[6] en 1872. Hippolyte avait plusieurs frères et sœurs.
Après avoir étudié à l'Académie de Gand durant son service militaire, Hippolyte Leroy se tourne vers l'art. Il étudie à Saint-Josse-ten-Noode, et obtient une bourse pour étudier à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris durant deux ans, entre 1881 et 1883. Il contribue à la décoration de l'Arc de Triomphe en collaborant avec Alexandre Falguière[7]. Il étudie par la suite à Rome grâce à une bourse de la fondation Lambert Darchis, puis revient s'installer définitivement à Gand[8].
Il réalise principalement des médailles et des sculptures, comme les statues équestres qui ornaient l'entrée de l'Exposition universelle d' Anvers de 1885. A Gand, il sculpte les monuments de Charles de Kerchove, Karel Miry et Albert Mechelynck. Le cimetière occidental de Gand de très nombreuses œuvres de l'artiste[1].
En 1900, il obtient une médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris[8].
Avec son frère, l'architecte Maximilaan Le Roy, ils élaborent un monument à la mémoire des soldats belges tombés lors des combats de Hautem-Sainte-Marguerite en 1914, inauguré en 1923. Le monument représente un officier blessé identifié comme étant le major Jules-Ghislain Dugniolle[9], encourageant un soldat à continuer le combat. L'ajout de deux plaques de bronzes représentant des exactions commises par les soldats allemands sur la population civile fait polémique, le monument étant jugé offansant pour l'Allemagne. Les plaques seront retirées par l'occupant durant la Seconde Guerre mondiale. L'une sera fondue, l'autre preservée est aujourd'hui exposée au musée de Tirlemont[10].
Il enseigne la peinture à l'Institut supérieur d'Anvers pendant plusieurs années.
Il meurt à Gand, où il s'était établi depuis de longues années, le à l'âge de 86 ans.