Hippolyte Mircher

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Hippolyte Mircher () était un militaire et topographe français qui servit de nombreuses années en Algérie puis en Égypte lors de la construction du Canal de Suez.

Nom de naissance
Hippolyte Étienne Alphonse MircherVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Hippolyte Mircher
Biographie
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Nom de naissance
Hippolyte Étienne Alphonse MircherVoir et modifier les données sur Wikidata
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Vie

Hippolyte Étienne Alphonse Mircher naît le à Strasbourg, en Alsace. Fils de Guillaume Mircher (1785-1853) et Catherine Victoire Devaux (1791-1852)[1]. Il est issu d'une famille modeste[2] ; son père avait été officier subalterne dans les armées napoléoniennes.

Hippolyte Mircher s'engage volontairement dans l'armée à l'âge de 18 ans et est nommé sergent. Il réussit le concours de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr[1] dont il sort premier de sa promotion (sur 241 élèves) en 1842[3]. Il est nommé lieutenant en 1845 et capitaine en 1847.

En 1852, il est affecté en Algérie auprès du gouverneur général. Il travaille au service topographique et étudie la civilisation et la langue arabes[4]. Il a une fille, Marie-Noëlie, née en 1854 de Marguerite Victorine Gady (1828–1868) avec laquelle il se marie au Caire le [2]

Durant la guerre de Crimée (1853-1856), Mircher passe quelques mois au sein de l'Armée d'Orient, où; à partir d'avril 1854, il effectue des missions politiques et topographiques. Il participe à la préparation de la marche des armées de Gallipoli à Andrinople et Varna, puis vers la Crimée. Mircher se distingue lors de la bataille d'Alma (). Il s'illustre également lors de la bataille d'Inkerman ce qui lui valut la Légion d'honneur ()[4], [note 1]. Il sert également à Kinburn lorsque cette ville est sous contrôle Français.

Après la guerre de Crimée, Mircher est employé en Transcaucasie et en Arménie pour cartographier la frontière entre les empires russe et ottoman. Il reçoit l'ordre turc de la Medjidie à la suite de cette mission. De retour à Paris, il rédige un rapport sur l'Anatolie[4].

Mircher retourne en Algérie et sert dans la brigade topographique, puis dans une expédition comme aide de camp du général Édouard-Jean-Étienne Deligny. Il est ensuite promu chef d'escadron. Par la suite il sert dans l'état-major du général Edmond-Charles de Martimprey durant la campagne d'Italie. De retour en Algérie, il participe à la campagne contre les Beni Snassem. Arabisant reconnu, il est chargé d'une mission auprès du bey de Tunis. De septembre à décembre 1862, il est chargé de négocier un traité commercial avec les Touaregs. Pour cela, il voyage de Tripoli à Ghadamès, puis retourne à Philippeville en Algérie.

En 1863, Mircher est promu lieutenant-colonel[4]. Son rapport sur la négociation auprès des Touaregs, co-écrit avec son compagnon Ludovic de Polignac, est publié en 1863[7].

Mircher est nommé chef de la force militaire en Égypte du au , durant la construction du canal de Suez[3]. Il dirigea une équipe de conseillers auprès d'Ismaïl Pacha, rémunéré par ce dernier, c'est cependant le consul général Maxime Outrey qui est chargé de leur mission. Cette situation engendre des difficultés répétées entre Ismaïl et les autorités françaises[8].

En 1866, Mircher est promu colonel[4]. Le , à Nancy (Lorraine), il épouse Marguerite de Mercy (1840-1894) avec qui il aura trois enfants[2].

Durant la guerre franco-prussienne, Mircher devient chef d'état-major d'une division d'infanterie du 12e corps d'armée et participe à la bataille de Sedan (1er et )[4]. Fait prisonnier à Sedan, il est détenu à Dresde[1]. Les lettres qu'il écrit à sa fille Marie-Noëlie depuis Dresde entre septembre 1870 et mars 1871 ont été conservées[9].

Après sa libération, il est nommé premier aide de camp et chef d'état-major du gouverneur général d'Algérie du au [3]. Il conseille l'explorateur de l'Afrique française, Paul Soleillet, qui lui est présenté par Auguste Warnier, député d'Algérie[10]. En 1873, il est nommé chef d'état-major du 12e corps d'armée. Il prend sa retraite en tant que brigadier général commandant une brigade d'infanterie en 1875. Il mourut le [4]

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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