Philippeville

ville de Wallonie (Belgique) From Wikipedia, the free encyclopedia

Philippeville (en wallon Flipveye) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie, dans la province de Namur.

Faits en bref Administration, Pays ...
Philippeville
Philippeville
L'hôtel de ville.
Blason de Philippeville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Philippeville
Bourgmestre Jérémy De Martin (Agir Ensemble)
Majorité Agir Ensemble
Sièges
ECOLO
MR-IC
AGIR ENSEMBLE
Phil Citoyens
21
1
5
12
3
Section Code postal
Philippeville
Fagnolle
Franchimont
Jamagne
Jamiolle
Merlemont
Neuville
Omezée
Roly
Romedenne
Samart
Sart-en-Fagne
Sautour
Surice
Villers-en-Fagne
Villers-le-Gambon
Vodecée
5600
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Code INS 93056
Zone téléphonique 071 - 060(Roly) - 082 (Romedenne)
Démographie
Gentilé Philippevillain(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
9 589 (2025)
49,82 %
50,18 %
60,94 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
18,58 %
59,47 %
21,94 %
Étrangers 4,13 % ()
Taux de chômage 17,60 % (2022)
Revenu annuel moyen 18 337 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 11′ nord, 4° 32′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
157,35 km2 (2023)
91,67 %
%
6,33 %
Localisation
Localisation de Philippeville
Situation de la ville dans l'arrondissement de Philippeville et la province de Namur
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Philippeville
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Philippeville
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Philippeville
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Philippeville
Liens
Site officiel philippeville.be
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    Toponymie

    La ville de Philippeville, qui n'était au départ qu'une forteresse militaire, a été ainsi baptisée en l'honneur du fils de l'Empereur Charles-Quint, le roi Philippe II d'Espagne[1].

    Peu après la Révolution française de 1789, la ville prit pour un court moment, le nom de Vedette Républicaine[2].

    Géographie

    Sections

    Davantage d’informations #, Nom ...
    #NomSuperficie.
    (km²)
    Habitants
    (2025)
    Habitants
    par km²
    Code INS
    1Philippeville11,202.81325193056A
    2Vodecée6,721932993056B
    3Villers-le-Gambon11,996455493056C
    4Franchimont7,573855193056D
    5Surice12,715494393056E
    6Omezée4,00691793056F
    7Romedenne14,195824193056G
    8Merlemont8,693413993056H
    9Sart-en-Fagne3,732466693056J
    10Villers-en-Fagne6,582023193056K
    11Fagnolle12,481851593056L
    12Roly18,048004493056M
    13Sautour8,195296593056N
    14Samart4,961352793056P
    15Neuville14,071.3939993056R
    16Jamiolle4,561944393056S
    17Jamagne7,683274393056T
    Fermer

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Philippeville
    Walcourt Walcourt - Florennes
    Cerfontaine Philippeville Doische
    Couvin - Viroinval

    Démographie

    Démographie: Avant la fusion des communes

    • Source: DGS recensements population

    Démographie : Commune fusionnée

    En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

    Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

    • Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[3]

    Histoire

    Une ville nouvelle créée à des fins défensives

    Contexte politique

    Fortifications édifiées par la France (en bleu) et l'Espagne (en rouge) au XVIe siècle.

    La création de la ville fortifiée s'inscrit au cours des XVe et XVIe siècles dans une période d'affrontement entre le royaume de France et les ducs de Bourgogne qui se prolonge lorsque les territoires bourguignons passent à la maison de Habsbourg à la fin du XVe siècle à la suite du mariage de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne avec Maximilien Ier de la maison de Habsbourg. La ville fut baptisée du nom de Philippe, fils de Charles Quint et futur roi Philippe II. À cette même époque, la guerre de Succession de Bourgogne à la fin du XVe siècle a entrainé la perte de la Picardie pour les Pays-Bas bourguignons avec un déplacement de la frontière vers le nord à la frontière avec l'Artois resté bourguignon.

    Mais c'est surtout l'invention puis la démocratisation de l'artillerie au XVe siècle ayant rendu caduques les fortifications médiévales qui va pousser ces deux puissances au cours du XVIe siècle à réaliser de nombreuses fortifications le long de leur frontière commune.

    La perte de Mariembourg

    Philippeville, située au centre géographique de l’Entre-Sambre-et-Meuse, est une ville créée de toutes pièces en 1555 par décision de Charles-Quint, inquiet de voir la nouvelle ville fortifiée de Mariembourg aux mains des Français depuis un an. L'empereur laisse carte blanche au prince d'Orange à la seule condition qu'il fallait "que ce fort ne fût moindre que Mariebourg, puisqu'il se foisoit pour tenir à l'encontre."[4]

    Quelques années auparavant, afin de surveiller les routes d’invasion et notamment la trouée de l’Oise, cette même Marie de Hongrie avait fait bâtir une place forte[5] — qui portera son nom : Mariembourg — à 11 km au sud. Le 26 juin 1554, huit ans à peine après son érection, la ville est prise par les troupes d’Henri II, roi de France, et sitôt rebaptisée Henribourg. Ayant les mains libres, le roi de France organise une campagne de dévastations dans la région et au-delà[6].

    Il s’agit dès lors, pour les Habsbourg, de contrer les incursions françaises par la construction de deux nouvelles forteresses : le fort de Charlemont, près de Givet, sur la Meuse, et Philippeville qui porte le nom du fils aîné de l’Empereur. Guillaume de Nassau — le futur Guillaume le Taciturne, père de la nation des Pays-Bas indépendants —, alors jeune général de 22 ans, en choisit l’emplacement, tandis que l’ingénieur Sébastien van Noyen en trace la forme en pentagone. Une inscription sur un pilier de l’église rappelle que c’est le 1er octobre 1555 que furent « jetés » ou terminés les plans de la ville…[7] Quatre mois plus tard, le colonel Lazare de Schwendi, 1er gouverneur de la ville, en prend possession avec ses troupes allemandes.

    Lors de la révolte des États-Généraux contre le pouvoir espagnol, Philippeville prend le parti des insurgés ; aussi, don Juan d’Autriche, gouverneur des Pays-Bas, fait le siège de la ville qui se rend le 21 mai 1578. Un an plus tard, ce sont des régiments wallons qui remplacent les troupes espagnoles de la garnison[8].

    Sous le règne des archiducs (Albert d'Autriche et Isabelle, son épouse), les fortifications s’achèvent, l’église est élevée au rang de paroisse (1616) et des coutumes sont homologuées (1620)[9].

    Période française (1660-1815)

    En 1659, à la suite du traité des Pyrénées entre la France et l’Espagne, la ville passe sous domination française. Philippeville, comme Mariembourg, sont des enclaves françaises en territoire des Pays-Bas espagnols[10].

    C’est Jean Talon, futur intendant du Canada français, qui en reçoit les clés le 4 mai 1660. Dès 1668, Vauban est chargé par Louis XIV[Interprétation personnelle ?] de faire de la ville « une ville de guerre respectable et capable d’empêcher l’ennemi de pénétrer dans cette partie de la France ».

    Le 15 août 1680[réf. souhaitée], accompagné de la reine, du dauphin et de la dauphine, Louis XIV[réf. souhaitée] fait son entrée dans la ville où il passe un jour et une nuit.

    En 1790, la ville est versée dans le département des Ardennes, elle porte quelques mois à partir de pluviôse an II (février 1794) le nom révolutionnaire de Vedette républicaine[11] et ses rues sont renommées : Surveillance, La Montagne, Sans Culottes, Réunion, Marat…

    Au lendemain de Waterloo, Napoléon fait une halte de quelques heures dans la ville[12].

    Le 21 juin 1815, la 8e brigade prussienne assiège la ville qui ne se rend que le 8 août ; deux jours plus tard, la garnison défile par la porte de France et dépose les armes sur le glacis tandis que 150 hommes peuvent se retirer, en emportant deux canons.

    Du royaume uni des Pays-Bas au royaume de Belgique

    Intégrée au royaume uni des Pays-Bas conformément au traité de Paris du 20 novembre 1815, la ville est occupée dès le 24 décembre 1815 par une garnison hollandaise ; la place est restaurée dans un premier temps avant la destruction en 1820 de quelques ouvrages de défense.

    Le 30 septembre 1830, dans le cadre de la révolution belge, la population désarme la garnison hollandaise.

    Le chemin de fer fait son apparition à Philippeville en 1854. Une courte ligne en impasse reliant Florennes à Philippeville est inaugurée le 24 novembre 1854 par la Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse[13]. La première gare de Philippeville est réalisée extra-muros à bonne distance de la ville, dans une plaine qui est encore aujourd'hui constituée de terrains agricoles.

    De 1853 à 1856 est menée à bonne fin la démolition des ouvrages de fortification. Il n'en subsiste que les souterrains et un magasin à poudre devenu chapelle Notre-Dame-des Remparts[14].

    Statue de la reine Louise-Marie vers 1900.

    Les Chemins de fer de l'État belge, qui ont succédé en 1897 aux compagnies privées exploitant la ligne, acceptèrent de construire une seconde gare plus proche de Philippeville en construisant un tunnel et une tranchée à travers la colline. La nouvelle gare est inaugurée le 20 octobre 1908 en même temps que le reste de la ligne[13], qui continuait ensuite vers Senzeilles et se connectait à la ligne principale de Charleroi à Vireux. Il est désormais possible d'atteindre Walcourt et Charleroi sans passer par Florennes. Autour de la nouvelle gare, qui reste relativement excentrée[15], un quartier commence à se développer. Le bâtiment de la gare de 1854 existe toujours, reconverti en habitation.

    Première Guerre mondiale

    Dès le 15 août 1914, l’ambulance no 9 du Xe Corps d’Armée français s’installe au pensionnat des Sœurs de Notre-Dame. Le 24, elle reçoit l’ordre de se replier en laissant sur place les grands blessés sous la garde d’un médecin et de deux infirmiers. Le jour suivant, les Allemands pénètrent en ville et font prisonniers soignants et blessés français ; le dernier blessé quittera les lieux en janvier 1915[16].

    On ne compte aucune victime en ville mais uniquement un pillage de fond en comble.

    En 1917, deux enfants du bourgmestre, Anne et Paul Gérard, sont envoyés en Allemagne, avec plusieurs moines de Maredsous, après un court procès à Namur pour avoir ravitaillé au début de l’invasion des soldats alliés cachés dans les bois[17].

    Seconde Guerre mondiale

    Dès la déclaration de guerre, des bombardements sérieux dévastent des dizaines de maisons au centre de la ville. Comme en 1914, le pensionnat des sœurs de Notre-Dame sert de refuge pour des centaines de réfugiés et plusieurs dizaines de blessés, dont un certain nombre décédera. En outre jusqu’en mars 1941, plus de 4 000 soldats, sous-officiers et officiers allemands ont logé dans leurs bâtiments[18].

    Période récente

    La gare de Philippeville.

    À cause de la concurrence de la route, les trains de voyageurs entre Florennes, Philippeville et Senzeilles sont supprimés le 17 octobre 1954 ; un trafic occasionnel de marchandises persiste depuis Senzeilles tandis que la ligne vers Florennes ne voit plus passer le moindre trafic. De nombreuses lignes de la région connurent le même sort entre les années 1950 et 1970[19].

    Le chemin de fer à Philippeville doit son salut à la construction du barrage de l'Eau d'Heure, dont le lac inondera la vallée par laquelle passe la ligne principale de Charleroi à Mariembourg. Après avoir songé à fermer tout simplement la ligne au-delà de Walcourt[réf. nécessaire], la SNCB fit le choix créer une ligne nouvelle s'appuyant sur les lignes secondaires partant de Walcourt et la ligne passant par Philippeville. Au terme d'importants travaux, le nouvel itinéraire est mis en service le 31 août 1970[19],[13]. La gare de Philippeville est non seulement rouverte mais elle se trouve désormais sur l'itinéraire principal, à trois quarts d'heure de Charleroi.

    Le réseau routier doit être également amélioré[Quand ?] :

    • la route nationale 5 est massivement transformée pour être proche des normes des autoroutes, la portion passant par Philippeville fait partie de la route européenne 420 (travaux terminés en 2018)
    • la route nationale 40 bénéficie d'un contournement immédiat de l’agglomération, équipé des mêmes infrastructures sur quelques kilomètres.
    • un échangeur entre la N 5 et la N 40 est également réalisé .

    Principaux jalons de l'histoire de Philippeville

    Principaux jalons de l'histoire de Philippeville[20] :

    • 1546 : Fondation de Mariembourg par les Espagnols.
    • 1554 : Prise de cette ville par les Français. Henri II, roi de France, ravage l’Entre-Sambre-et-Meuse. Il est urgent d’ériger une nouvelle place forte pour contrer l’ennemi français, ce sera Philippeville.
    • 1555 : Écherennes, village où sera édifiée la nouvelle place forte, est incendié par les Français.
      • 1er octobre : fondation de la ville, rattachée de fait au comté de Namur.
    • 1556 : Le colonel, Lazare de Schwendi, 1er gouverneur, établit une garnison de 2 500 hommes (17 janvier).
    • 1556 : Construction de l'église (qui sera dédiée à saint Philippe).
    • 1578 : La ville, passée aux États Généraux, est assiégée par Octavio Gonzague, général de cavalerie et lieutenant de don Juan (21 mai).
    • 1579 : Un régiment wallon de 200 hommes, commandés par le capitaine Anceau, bailli de Senzeilles, remplace les soldats espagnols.
    • 1616 : La paroisse d'Écherennes et Vodecée est transférée dans la place forte.
    • 1620 : Des coutumes sont accordées à la ville.
    • 1626 : Fondation du couvent des Récollectines.
    • 1660 : La ville devient française par le traité des Pyrénées (1659). Vauban la fortifiera.
    • 1661 : Philippeville dépend du bailliage d'Avesnes.
    • 1678 : La ville dépend du Conseil souverain de Tournai.
    • 1680 : Visite de Louis XIV (15 août).
    • 1704 : La ville dépend du siège présidial puis du Conseil provincial de Valenciennes.
    • 1721 : La ville dépend du Parlement (ou tribunal) de Douai.
    • 1790 : La ville est versée dans le département des Ardennes.
    • 1794 : La ville porte le nom révolutionnaire de Vedette-Républicaine.
    • 1801 : Chef-lieu de canton.
    • 1815 : Chef-lieu d'arrondissement administratif. Passage de Napoléon Bonaparte, vaincu la veille à Waterloo. La ville est définitivement perdue par la France (traité de Paris du 20 novembre 1815).
    • 1830 : Soulèvement contre la garnison hollandaise.
    • 1853 : Démolition des fortifications (jusqu'en 1856).
    • 1854 : Première gare de Philippeville.
    • 1878 : Inauguration de la statue de la reine Louise-Marie, œuvre de Joseph Jaquet.
    • 1970 : La gare de Philippeville rouvre et est désormais située sur l'itinéraire principal reliant Charleroi à Mariembourg (puis Couvin).
    • 1975 : Visite du Roi Baudouin et de la Reine Fabiola (16 octobre).
    • 1977 : Fusion des communes : l’entité compte 17 sections ou anciennes communes[21].
    • 2000 — Visite du Prince Philippe et de la Princesse Mathilde.

    Héraldique

    La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 13 mars 1822 et confirmée le 28 août 1979. Les armoiries ont probablement été accordées en 1554 lorsque la ville a été fondée par l'empereur Charles Quint. Il a donné à la ville le nom de son fils, le futur Roi Philippe II d'Espagne. Les armoiries montrent donc quatre lettres P et la croix de Bourgogne comme indication de l'histoire de la dynastie. La croix de Bourgogne, formée de deux bâtons écotés[22] placés en sautoir, était l'attribut de la maison de Bourgogne et le signe de ralliement de ses partisans. Pendant plusieurs siècles, elle a continué de figurer dans l'héraldique belge, sur les monnaies, les sceaux, les monuments officiels aussi bien que sur les étendards des corporations.
    Blasonnement : d'azur chargé d'une croix de Bourgogne cantonnée de quatre lettres P d'argent couronnées de même, l'écu sommé d'une couronne d'or[23].
    Source du blasonnement : Heraldy of the World.



    Politique et administration

    Conseil et collège communal 2024-2030

    Davantage d’informations Collège communal ...
    Collège communal
    BourgmestreJérémy De MartinAgir Ensemble
    1er ÉchevinJoselito-Tito Bailen-CoboAgir Ensemble
    2e ÉchevinCharles DrouetAgir Ensemble
    3e ÉchevineHélène BonniverAgir Ensemble
    4e ÉchevinEric BaudoinPhil'Citoyens
    Présidente du CPASMartine Warnon-DechampsAgir Ensemble
    Fermer

    Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

    Jumelages

    Enseignement

    Patrimoine et culture

    L’église Saint-Philippe.

    Patrimoine architectural

    • L’église Saint-Philippe, de style gothique, a été construite en 1556 puis transformée en 1906 par l’architecte Lange, avec la construction d’une nouvelle sacristie et la suppression des aménagements intérieurs de style classique réalisés en 1720 et 1761 par l’architecte Chermanne[24].
    • Sur la place d'Armes se trouve le puits construit à l'emplacement de l'ancien démoli en 1878 et de la statue de la reine Louis-Marie.
    • La statue de la reine Louise-Marie, qui se trouve à la rue de Namur, qui était initialement sur la place d'Armes.
    • La Justice de Paix, située place d'Armes, est un édifice construit en 1878 dans un style néoclassique[25].
    • La partie conservée de l’ancienne maison du gouverneur, située place d’Armes, a été amputée en 1877 de trois travées à droite et de deux à gauche. Cette construction à deux niveaux témoigne d’une origine remontant au XVIIe siècle[25].
    • L'ancienne halle, place d'Armes, à l’angle des rues de France et de la Balance, cet édifice de style classique date du dernier quart du XVIIIe siècle[26].
    • L'ancien arsenal situé rue de l'Arsenal. Un parc qui est clôturé occupe le site de l'ancien arsenal détruit, qui se développait en plusieurs ailes[26].
      La Justice de Paix (1878).
    • L'ancienne brasserie située rue des Brasseurs, ce bâtiment de la fin du XVIIe siècle proviendrait probablement d’un ancien logis, à l’angle de la rue des ReligieuseS[27].
    • L'ancienne caserne d'infanterie située rue des Casernes, probablement construite au XVIIe siècle, elle a été modifiée aux XIXe et XXe siècles[27].
    • L'anciennes casernes d’infanterie, situées juste à côté de l’emplacement de la caserne de cavalerie et des écuries aujourd’hui disparues. Bâtiment en L datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, ponctué de trois imposants pavillons carréS[27].
    • La chapelle Notre-Dame des Remparts, située boulevard de l'Enseignement, se trouvait autrefois dans le bastion est des remparts. Construite au XVIIe siècle, elle a été réaménagée en 1922 par l'architecte Lohest de Liège[28].
    • La ferme de Beauregard, située le long de la route Beaumont-Philippeville, est un ensemble semi-clôturé datant principalement des XIXe et XXe siècles, dont le logis et l’étable remontent à la première moitié du XVIIIe siècle[29].
    • La ferme de Vachefontaine, située rue de France, se trouve à l’ouest de la ville. C’est un ensemble semi-clôturé datant des XIXe et XXe siècles, qui a toutefois conservé son logis d’origine, bas et à double corps, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ancienne dépendance de la seigneurie de Neuville, elle fut érigée peu après 1740 et louée à François Demanet, maïeur de Saint-Aubin, alors aux mains de l’abbaye Saint-Jean de Florennes[30].
    • L'ancien hôpital militaire situé rue de l'Hôpital, construit en forme de L dans la seconde moitié du XVIIe siècle[30].
    • L'ancien magasin de fourrage situé rue de la Reine, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle et transformé en habitation côté rue au XXe siècle[31].
    • L'ancienne caserne située rue de la Reine, datant de 1785, inscrite sous la corniche[31].
    • L'ancien couvent des Récollets, aujourd’hui école Notre-Dame, situé rue des Religieuses. Fondé en 1626 par des religieuses venues de Limbourg. De l’ensemble des bâtiments, seules l’aile ouest et une partie de l’aile sud subsistent[32].

    Folklore

    La marche Saint-Philippe qui se déroule chaque année le premier dimanche de mai[33].

    Économie

    Spécialité

    Philippeville était jadis réputée pour ses exploitations de marbre rouge[14].

    Sport et vie associative

    Personnalités liées à la commune

    De nombreux gouverneurs, chefs de guerre et autres personnages ont vécu à Philippeville.

    • Jean-Baptiste de Madaillan : gouverneur de Philippeville (de 1670 environ à 1688). D’abord lieutenant de roi en 1661. Originaire de la région de Bergerac. Son traitement comme gouverneur était de 12 000 livres (d’après la quittance de ses gages en 1684). Il fait son testament le 8 novembre 1693 et meurt peu après. Sa veuve reçoit une pension du roi. Il présente au Roy trois livres en manuscrit qui sont : Le portrait du gouverneur politique, La tranchée françoise, Le fantassin réformé. On[Qui ?] a retrouvé de lui un quatrième essai : La nouvelle défense des places. Un exemplaire de ces ouvrages est offert respectivement à Turenne et à Michel Le Tellier.

    On[Qui ?] a conservé de lui, alors qu’il était gouverneur de Philippeville, 71 lettres et bulletins adressés à Condé pendant les campagnes de 1673-1674. La première date du 21 août 1673 et la dernière du 10 octobre 1674. En effet, un des premiers devoirs des gouverneurs était de renseigner le ministre de la guerre ou un de ses commettants sur les mouvements de l’ennemi, en envoyant des espions qui suivaient les armées ennemies[34].

    • Jean Anceau († 1606), bailli de Senzeilles et dont la pierre tombale subsiste dans l’église de Philippeville ; capitaine d’une compagnie de 200 soldats, qui a remplacé les soldats espagnols en 1579[35].
    • Jean-Baptiste Bouillot (Philippeville 1758 - Saint-Germain-en-Laye 1833) : Il fait ses humanités au collège des Jésuites de Dinant où il entre en octobre 1771 et loge chez l’habitant, comme c’en était l’usage. Ordonné prêtre à Liège le 22 septembre 1781. Il devient vicaire épiscopal de l’archevêque constitutionnel de Paris Gobel avec qui, il dépose le ses lettres de prêtrise devant l’Assemblée nationale. Il est employé en Mayenne par l’administration, et se marie après 1793. Sa femme, dont on ignore le nom, meurt peu avant la fin de floréal an IX (mai 1801). On le retrouve vers 1802 comme secrétaire à Paris de Mgr Hirn, évêque de Tournai. En 1811, il redevient curé aux Mureaux (diocèse de Versailles) puis aumônier de la Maison d’éducation de la Légion d‘honneur aux Loges, dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Sa vie mouvementée se termine comme curé de Mesnil-Carrières (actuellement Carrières-sous-Bois à Mesnil-le-Roi). Il meurt le 30 août 1833 à Saint-Germain-en-Laye. En 1830, il fait paraître sa Biographie ardennaise, un ouvrage en deux volumes qui fait sa réputation[36].
    • Pierre-Guillaume Seron (Philippeville 28 juin 1772 - Bruxelles 23 décembre 1840) : parti à Paris à 19 ans où il devient secrétaire de correspondance au ministère de la Justice (où il aurait été remarqué par Danton). Il fut jacobin et le resta toute sa vie. Administrateur du département de Sambre-et-Meuse, membre du Conseil d’arrondissement de Rocroy, maire de Cerfontaine (le précédent ayant été limogé pour avoir fait disparaître en 1798 les listes de naissance de 1778 pour empêcher l’incorporation des jeunes gens), percepteur des contributions pour le district de Senzeilles, receveur du bureau de Bienfaisance de Philippeville, juge de paix suppléant du canton de Philippeville, membre du Conseil communal puis du Collège échevinal, puis, à l’indépendance du pays, bourgmestre de sa ville natale, membre des États provinciaux de Namur, agent de la Société générale pour l’encouragement de l’industrie et du commerce, député de Philippeville au Congrès national puis à la Chambre.

    Francophile convaincu, il appuie à la Chambre le 29 décembre 1832 une demande de Gendebien : « Que le Lion de Waterloo tombe et disparaisse ! Que les armées françaises accourant à votre secours, à la défense de vos foyers, ne rencontrent plus sur leur passage ce signe qui ne peut rappeler que d'odieux souvenirs ». Ses discours ont été publiés en 1886 et réédités depuis[37].

    À la même époque, il combat un sport régional qui avait pris naissance à Cerfontaine à l’époque française : les mariages anglais c'est-à-dire fictifs, ceux de futurs conscrits avec des vieilles femmes à qui l’on attribuait une somme d’argent. Les « mariés » ne cohabitaient pas mais « l’époux » échappait au service militaire[38].

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

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