Hugues Comlan Sossoukpè
journaliste béninois
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Hugues Comlan Sossoukpè est un journaliste d’investigation et lanceur d’alerte béninois, directeur du média en ligne Olofofo et ancien secrétaire général de l’Association béninoise des Web Activistes (ABWA). Réfugié politique au Togo depuis , il a été arrêté à Abidjan en Côte d'Ivoire en et extradé au Bénin, où il est placé en détention provisoire[1],[2] et accusé de plusieurs infractions[3].
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Biographie
Journaliste et cyberactiviste
Sossoukpè a fondé le média en ligne Olofofo, par lequel il publie des enquêtes sur des affaires judiciaires, politiques et sociales au Bénin. Il est souvent qualifié de "cyberactiviste" et compte une audience notable sur les réseaux sociaux comme Facebook[4].
Réfugié et militant engagé
Hugues Comlan Sossoukpè s’exile au Togo après ses critiques sur les élections législatives de et obtient le statut de réfugié en 2021[5].
Arrestation et extradition
Lors de sa participation à un forum technologique à Abidjan début , il est interpellé puis transféré vers le Bénin[6],[7]. Des organisations telles que RSF, OMCT/FIDH et un collectif d’avocats ont dénoncé cette arrestation[8],[9].
Le gouvernement ivoirien a défendu cette action comme relevant de la coopération judiciaire, affirmant l’ignorance de son statut de réfugié au moment du transfert[10],[11].
Poursuites judiciaires
Le , Sossoukpè est présenté à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à Cotonou, avec quatre chefs d’accusation : incitation à la rébellion, incitation à la haine et à la violence, harcèlement par voie électronique, et apologie du terrorisme[12].
Réactions nationales et internationales
Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) a exigé sa libération immédiate, dénonçant une opération dangereuse et motivée politiquement[9]. OMCT/FIDH ont qualifié la situation d’"enlèvement"[13]. RSF critique aussi cette arrestation[14].
L'Opposition politique via le parti Les Démocrates dénonce une "dérive autoritaire"[15].
Selon son avocat, Me Renaud Agbodjo, l’opération n’était pas conforme au droit international et ne respectait pas les procédures liées au statut de réfugié[16].
