Hélène Giannecchini
écrivaine et historienne de la photographie
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Hélène Giannecchini, née en 1987, est une écrivaine, commissaire d'exposition et critique française.
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Biographie
Hélène Giannecchini naît en aux Lilas[1] dans une famille de professeurs au collège et au lycée[2].
Commissaire d'exposition
Docteure en littérature française (2016)[3], elle consacre plusieurs travaux universitaires à l'analyse de l'œuvre de la photographe et écrivaine Alix Cléo Roubaud et co-dirige la première exposition d'ampleur dédiée à celle-ci, qui se tient à la Bibliothèque nationale de France en 2014-2015[4].
Autrice
Les liens textes et images
Elle publie en un ouvrage à mi-chemin entre le récit personnel, l'enquête biographique et l'essai, intitulé Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud aux éditions du Seuil dans la collection de Maurice Olender « La Librairie du XXIe siècle ». Le livre est accueilli favorablement par la presse[5],[6],[7],[8].
Entre 2016 et 2018, elle publie régulièrement des articles dans la revue mensuelle Art Press[9],[10],[11]. Elle enseigne la théorie de l'art contemporain et la création littéraire à l'École européenne supérieure de l'image de Poitiers-Angoulême[12] de 2017 à 2023. Elle donne aussi des conférences au Centre Pompidou, à l’université Complutense de Madrid, à l’Université de Bâle, à la Fondation Henri Cartier-Bresson, au Jeu de Paume, à la Maison européenne de la photographie, etc.[1]
Le deuil
À partir d', elle est admise comme pensionnaire à l'Académie de France à Rome pour une résidence de création, de recherche ou d’expérimentation d’une durée d’un an à la villa Médicis (section littérature). Elle y termine son second livre, intitulé Voir de ses propres yeux, qui paraît en [13].
La musique
Entre et , elle est résidente du programme franco-américain de recherche et création à la villa Albertine[14] avec le danseur et chorégraphe François Chaignaud et le compositeur Sasha J. Blondeau. Cette résidence donne lieu à l'élaboration de Cortèges, pièce pour orchestre, électronique et danseur présentée à la Philharmonie de Paris en , dont elle rédige le livret.
L'amitié comme mode de vie
En , elle publie Un désir démesuré d'amitié. Se fondant sur des textes et surtout des photographies issues notamment des Lesbian Herstory Archives, elle y dessine « les contours éthiques, politiques et pratiques de ce sentiment si fondamental dans son existence de femme lesbienne[15]. » Tiphaine Samoyault salue le livre dans En attendant Nadeau : l'autrice « retourne au récit personnel et fait porter son enquête sur les manières de faire famille autrement » et souligne la manière dont, dans ce livre, « la recherche, la sensibilité aux vies fragiles, s’allient à l’imagination qui donne une dignité à ce qui est vraiment oublié dans l’histoire et permet de parler des liens qui n’ont pas de nom[16]. »
Œuvres
Récits
- Une image peut-être vraie. Alix Cléo Roubaud, éditions du Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2014, postface de Jacques Roubaud[17]
- Voir de ses propres yeux, roman, éditions du Seuil, coll. « La librairie du XXIe siècle », 2020[18]
- Un désir démesuré d'amitié, éditions du Seuil, coll. « La librairie du XXIe siècle », 2024[19].
Essais
- « Une nuit chez Aunt Charlie's », VA Magazine (en ligne)[20], La Villa Albertine,
- Alix Cléo Roubaud. Photographies. Quinze minutes au rythme de la respiration (dir. avec Anne Biroleau et Dominique Versavel), Bibliothèque nationale de France, 2014[21]
- « Alix Cléo Roubaud, le Journal et l’œuvre à venir », La Faute à Rousseau, no 74, Paris,
- « Vérité-correspondance, vérité-cohérence ? », Transactions photolittéraires, dir. Jean-Pierre Montier, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015
- « Un futur antérieur sans cesse déchiré », Les Écrits, no 132, Canada, été 2011
- « Alix Cléo Roubaud », Les Cahiers du refuge, Centre international de poésie Marseille, 2010