Wikiwand AI

Hélène Hazera

journaliste française From Wikipedia, the free encyclopedia

Hélène Hazera, née en et morte le à Paris[1], est une journaliste, actrice, réalisatrice, productrice d'émissions et militante trans française.

Biographie

Issue d'une famille bourgeoise de parents impliquée dans la Résistance, Hélène Hazera naît en dans le 16e arrondissement de Paris[2]. La fin de son adolescence est violente : elle est internée en hôpital psychiatrique à 17 ans, sous un diagnostic de bipolarité et traverse une période suicidaire[2]. En rupture familiale, elle se retrouve sans ressources, prépare le concours de l'Idhec (l'ancêtre de la Fémis) avant que le directeur, dit-elle, ne lui en bloque l'entrée[3],[4], et se tourne vers la prostitution[2].

Elle fait sa transition en 1973.

Militantisme

Femme trans[5], amie de Marie France, elle rejoint le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR) et participe au groupe des Gazolines dont elle est la figure centrale et la voix politique[2],[6],[7].

Hélène Hazera rejoint Act Up-Paris dans le milieu des années 1990 et y est responsable de la commission trans (commission consacrée aux personnes transgenres et transsexuelles). Elle a écrit des reportages pour Têtu sur le sort des prostituées transgenres algériennes en France ou des gays irakiens réfugiés en Angleterre.

Se disant « libertaire », elle a été adhérente à la Confédération nationale du travail, dans une commission dénonçant le sort réservé aux pigistes dans la presse française. Elle écrit parfois dans Le Monde libertaire, notamment sur les questions LGBT, la prostitution, ou encore pour dénoncer la nostalgie de Mai 68 ou les attitudes sectaires, que ce soit dans le mouvement libertaire ou la pensée situationniste.

Travail

Elle joue dans des films d'Adolfo Arrieta (Les Intrigues de Sylvia Couski, 1974)[8] et au théâtre (Mais qui est donc cette petite blonde, adapté par Jean-Louis Jorge d'après la pièce d'Arthur Miller Après la chute). Photographiée par Nan Goldin[9], elle a surtout travaillé avec des photographes comme Emil Cadoo (1926-2002).

Michel Cressole, rencontré au FHAR la fait venir dans l'équipe de Libération comme chroniqueuse de télévision en 1978[2],[6]. Hélène Hazera signe dans Libération simplement HH, parfois Mlle HH, parfois même Mlle HH 007. En , elle publie un entretien sur le clip, elle part pour cela à Londres et en rencontre les principaux producteurs-réalisateurs[10]. Elle devient spécialiste de la chanson francophone dans ce même quotidien, pour lequel elle travaille jusqu'en 1999. Elle préface ainsi le recueil de chansons de Brigitte Fontaine, Genre humain.

Après son émission Chansons dans la nuit, elle prend en charge de [11],[12] à [13] l'émission Chanson Boum sur France Culture, diffusée le vendredi de 23 h à minuit[14]. Elle est également passionnée de musique arabe[15] et arabo-andalouse et de poésie.

En 1985, elle conçoit une série de 8 documentaires de 26 minutes, réalisation Denis Derrien : Jean Painlevé au fil de ses films, sur un anarchiste[16],[17] auteur de documentaires scientifiques[18],[19]. En 2003, elle propose un portrait de Nicole Louvier réalisé avec Raymonde Couvreu[20].

Mémoire

Elle est le sujet d'un documentaire réalisé par Judith Abitbol, Hélène Trésore Transnationale[21], présenté en 2025 au festival Chéries Chéris[22], 94 minutes, coproduit par Godot Production, Normandie Images et Proarti, sortie nationale le premier [23].

Filmographie

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks