Hôpital de Montfaucon

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PaysDrapeau de la France France
Adresse2 Rue Saint Barthélemy
Hôpital de Montfaucon
Image illustrative de l’article Hôpital de Montfaucon
La cour d'entrée de la Roseraie.
Présentation
Coordonnées 44° 41′ 20″ nord, 1° 33′ 43″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Montfaucon
Adresse 2 Rue Saint Barthélemy
Fondation 1917
Site web https://www.ch-la-roseraie.fr/
Organisation
Type Etablissement de Santé Privé d’Intérêt collectif (ESPIC)
Services
Standards HAS
Service d’urgences non
Nombre de lits 214
Spécialité(s) Médecine physique et de réadaptation et EHPAD

L'hôpital de Montfaucon est créé en 1917 par une utilisation des bâtiments du petit séminaires de Montfaucon fermé en 1907. C'est actuellement un établissement de santé privé à but non lucratif combinant une partie dédiée aux soins de suite et de réadaptation et une maison de retraite (EHPAD).

Le camp de prisonniers
Le camp de prisonniers en 1916.

Le , le petit séminaire de Montfaucon fut placé sous la garde d'un ancien gendarme qui reconvertit les lieux en un élevage de volailles. Le , la commune estima ne pas avoir les moyens d'entretenir les bâtiments. Ils furent attribués au département, en , ils servirent de casernement à 2 000 hommes et, début 1915, 40 prisonniers allemands y furent détenus. Ces derniers furent employés aux premiers travaux d'adduction d'eau et à la démolition de la chapelle située dans la cour[1].

En 1917, pendant la Première Guerre mondiale, les autorités émirent un avis favorable pour la transformation des locaux en station sanitaire pour soldats blessés aux poumons. Des travaux d'installation de l'eau courante aux étages et de l'électricité furent effectués et jusqu'à 290 malades furent soignés. Par peur de la contagion, les habitants de Montfaucon n'appréciaient pas la présence, dans les cabarets, de malades atteints de la tuberculose. Les provocations se multiplièrent. Les malades furent accusés de cracher dans les lieux publics, d'avoir souillé l'école et l'eau de la fontaine[1].

Le sanatorium des PTT

Plan du sanatorium.

Malgré la protestation du conseil municipal du , des travaux sont engagés pour transformer les bâtiments en sanatorium. La fédération des sociétés postales signe un bail de 18 ans . L'inauguration a lieu le . Plusieurs directeurs le dirigent : le docteur Mans nommé en , le docteur Auger en , le docteur Polack en 1932. Le nombre des malades croît d'abord lentement : 60 en 1929, 114 en 1931 (77 hommes et 37 femmes). Le sanatorium devient ensuite féminin car les hommes sont envoyés à Villiers-sur-Marne. Les effectifs augmentent alors rapidement pour atteindre 260 femmes en 1933. C'est un établissement performant utilisant les techniques de soin de la tuberculose des plus avancées de son époque. Les conditions matérielles et l'environnement des malades y sont optimales pour la nourriture, les loisirs (piano, TSF, activité théâtre, bibliothèque), la formation pour une réinsertion des malades (infirmière, coiffeuse, couturière).

Plaque à la mémoire du Dr Polack.

Pendant la période sombre de collaboration, lors de la Seconde Guerre mondiale, le docteur Lazare Polack, en raison de ses origines juives est rapidement interdit de l'exercice de ses fonctions de directeur. Françoise Lapeyre, une sage-femme de l'hôpital de Cahors, le cacha lors d'une rafle en 1943. Mais le , le docteur, son épouse, sa belle-fille et sa petite fille de 13 mois sont arrêtés à Montfaucon. Sa fille Gilberte, au lycée au moment de l'arrestation, fut sauvée par la secrétaire du docteur, Marinette Arjac-Toujas, qui se rendit à Cahors pour la cacher. Malgré le péril, Marinette Arjac-Toujas apporta des vêtements chauds et transmit des lettres à la famille Polack enfermée à la prison Saint-Michel de Toulouse[2]. Le docteur et sa famille furent envoyés au camp d'extermination d'Auschwitz, ils n'en revinrent pas.

Du au , le sanatorium passe sous l'administration de la Mutuelle générale des PTT.

Fondation du centre hospitalier de la Roseraie

Plan de l'hôpital jusqu'en 2006.

Du fait du recul constant de la tuberculose depuis 1945, le docteur David réoriente les activités du sanatorium vers le traitement d'autres maladies. L'établissement prend le nom plus convivial de « la Roseraie » en référence aux rosiers qui ornent la cour intérieure. L'activité est orientée vers les maladies circulatoires, la rééducation fonctionnelle et les soins aux personnes âgées[1].

Les effectifs en personnel passent de 75 postes en 1964 à 128 en 1984. L'établissement est placé sous l'administration d'une union mutualiste : des PTT, de l'aviation civile, des douanes, de la justice, et de la police[1]. En 1984, l'hôpital comportait : 100 lits de maladie à évolution prolongée, 40 lits de rééducation fonctionnelle, 20 lits de pneumologie et 20 lits de maison de retraite[3].

L'établissement dépendra par la suite de l'Union Mutualiste la Roseraie qui regroupe les mutuelles des douanes, de l'aviation marine, du ministère de la Justice, de la police et la mutuelle générale[3].

L'hôpital actuel

Notes et références

Voir aussi

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