Hôtel-Dieu de Rennes

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Destination initiale
Destination actuelle
Hôtellerie, restauration, loisirs
Architecte
Aristide Tourneux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Hôtel-Dieu de Rennes
La façade principale de l'hôtel-Dieu.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Hôtellerie, restauration, loisirs
Style
Architecte
Aristide Tourneux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
1854-1858
Ouverture
Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Recensé à l'inventaire généralVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Commune
Accès et transport
Métro
Coordonnées
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L'hôtel-Dieu de Rennes est un hôpital construit en 1858 dans le centre de Rennes, en Bretagne, succédant à l'hôpital Saint-Yves, vétuste et situé au bord de la Vilaine. Imaginé par Aristide Tourneux, il est construit avec une structure en peigne, avec des extensions successives au siècle suivant en réponse à l'accroissement des besoins.

Le site est le principal hôpital de la ville au XXe siècle, avant que la plupart de ses activités soient progressivement transférées au centre hospitalier universitaire de Rennes sur le site de Pontchaillou. Après plus de cent cinquante années d'activité, la maternité, dernier service encore présent sur le site en dehors de l'EHPAD, est fermée en 2009.

Une fois désaffecté, le site est requalifié, depuis 2017, au bénéfice de la vie du quartier, avec des commerces, de l'hôtellerie et des activités de loisirs à l'horizon 2028. Les bâtiments présentant un intérêt architectural sont préservés, les autres laissant place à des logements a priori appréciés pour leur situation centrale.

L'hôtel-Dieu est situé dans le centre-ville de Rennes, dans la partie nord du quartier Centre, à environ 500 m de la station de métro Sainte-Anne. Il est bordé au sud par la rue de l'Hôtel-Dieu et le lycée Saint-Martin de Rennes, à l'ouest par la rue Saint-Malo et au nord par la rue Saint-Martin, donnant sur le parc des Tanneurs. Le mail Germaine Poinso-Chapuis, inauguré dans le cadre de la requalification moderne des lieux dans les années 2010, longe à l'est l'ancien ensemble hospitalier.

Localisation de l'hôtel-Dieu.

Description

Plan d'Aristide Tourneux

À sa construction, l'architecte Aristide Tourneux conçoit le lieu avec un plan en peigne, inspiré de l'hôpital Lariboisière à Paris. L'accès principal est au sud avec aménagement d'une cour d'honneur entre la rue de l'Hôtel-Dieu et la porte d'entrée du premier bâtiment[C 1]. Un accès par la rue de la Cochardière est également prévu[C 2].

Ce bâtiment, composé d'un corps central à deux niveaux et de deux ailes en retour d'équerre à trois niveaux, mis en valeur par la cour d'honneur, accueille l'administration en son centre, l’aumônerie dans son aile ouest et l'économat à l'opposé. L'architecture est de style néo-classique austère et peu décorée afin de modérer les coûts de construction[C 1]. Un fronton triangulaire au-dessus du pavillon central, réalisé par le sculpteur Jean-Baptiste Barré, représente l'allégorie de la charité chrétienne[A 1],[1].

À l'arrière s'étend une cour encadrée par deux galeries longitudinales. Chaque galerie comporte un rez-de-chaussée éclairé par de grandes baies en plein cintre, et un étage aux baies rectangulaires jumelles, espacées de petites colonnes, qui atténuent l'austérité du reste des bâtiments[C 3].

Les galeries permettent l'accès à quatre pavillons perpendiculaires au bâtiment central, destinés à divers traitements. Dans le projet initial, les deux à l'ouest sont dédiés aux hommes et ceux de l’est aux femmes[A 1],[1].

Une chapelle s'élève au nord, d'une taille conséquente, dans la continuité des galeries et dans l'axe de l'entrée principale[C 4]. L'extérieur de la chapelle rappelle l'architecture du bâtiment sud, notamment le fronton triangulaire, décoré d'une statue de saint Yves. Le bâtiment suit un plan en T avec une nef bordée de deux transepts de longueur voisine[A 2],[A 3]. L'intérieur arbore un plafond à caissons, inspiré de la chapelle de l'asile de Charenton[C 4].

L'ensemble des bâtiments est entouré de jardins et de lieux de promenades, ce qui satisfait aux recommandations hygiéniques du XIXe siècle quant à l'ensoleillement et l'aération de chaque bâtiment[A 1].

Constructions ultérieures

Avec les progrès de la science et la diversification des soins, de nouveaux services sont mis en place au fil des années, nécessitant autant de bâtiments[C 5]. Plusieurs bâtiments, intégrés au plan d'Aristide Tourneaux selon l'espace disponible, présentaient un intérêt architectural limité et ont été détruits lors de la rénovation des lieux engagée au XXIe siècle[C 6]. Certains de ces ajouts ont cependant été conservés.

En 1898, une maternité est édifiée à l'ouest du site par l'architecte Julien Ballé, qui a également travaillé sur le nouvel hospice de Pontchaillou dans les mêmes années, en respectant le système pavillonnaire. Le bâtiment, isolé du reste de l'hôpital, présente l'avantage de limiter les contagions, mais impose le transfert des patientes par l'extérieur en cas d'opération au sein du bâtiment principal[C 7]. Le bâtiment accueille depuis 2022 un pôle de santé.

En 1941, un bunker est construit par les Allemands lors de l'Occupation, à l'est du site entre les deux ailes perpendiculaires du plan initial[C 8]. En 1952, l'architecte Yves Lemoine ajoute, en plus de la construction de bâtiments (détruits depuis), des marquises en béton sur plusieurs bâtiments[C 9].

En 1998, le pavillon Damien Delamaire est construit au nord-ouest pour accueillir un EHPAD, encore en activité[2].

Histoire

Notes et références

Voir aussi

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