Ignazio Cassis
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13 décembre 2023
| Ignazio Cassis | |
Portrait officiel, 2026. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller fédéral | |
| En fonction depuis le | |
| Élection | 20 septembre 2017 |
| Réélection | 11 décembre 2019 13 décembre 2023 |
| Département | DFAE |
| Prédécesseur | Didier Burkhalter |
| Président de la Confédération | |
| – | |
| Élection | 8 décembre 2021 |
| Prédécesseur | Guy Parmelin |
| Successeur | Alain Berset |
| Conseiller national | |
| – | |
| Législature | 47e à 50e |
| Groupe politique | RL Président de 2015 à 2017[n 1] |
| Commission | CSSS (et CSEC en 2007) |
| Prédécesseur | Laura Sadis |
| Successeur | Rocco Cattaneo |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Ignazio Daniele Giovanni Cassis |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Sessa |
| Origine | Biasca Sessa |
| Nationalité | suisse (depuis 1976) italienne (jusqu'en 2017) |
| Parti politique | PRD / PLR |
| Diplômé de | Université de Zurich |
| Profession | Médecin |
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Ignazio Cassis, né le à Sessa (originaire du même lieu et de Biasca), est une personnalité politique suisse, membre du Parti libéral-radical (PLR).
Ancien député du canton du Tessin au Conseil national à partir de , il est conseiller fédéral depuis le , à la tête du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et président de la Confédération suisse en 2022.
Ignazio Daniele Giovanni Cassis naît le dans le village de Sessa, sur les hauts du lac de Lugano. Italien de naissance, il est naturalisé en 1976, à l'âge de 15 ans[1]. Il est originaire de Sessa et d'une autre commune tessinoise, Biasca[2].
Il grandit à Sessa avec ses trois sœurs. À l'âge de 13 ans, à la suite d'un accident, il perd l'auriculaire de sa main droite[3]. Dans sa jeunesse, il pratique le piano, puis la trompette. En 1980, il effectue son école de recrue dans la place d'armes de Savatan en tant que trompette militaire[réf. nécessaire]. Il a le grade de major à l'armée[2].
Après des études de médecine à l'Université de Zurich, dont il sort diplômé en 1987, il se spécialise dans la santé publique, la médecine interne, la prévention et les soins de santé. De 1996 à 2008, il est médecin cantonal du Tessin, puis exerce la fonction de vice-président de la Fédération des médecins suisses à partir de 2008. Il annonce en qu'il ne briguera pas de nouveau mandat pour la législature 2012-2016 en raison de divergences de vue avec le reste de la fédération concernant les soins intégrés[4].
Depuis 2015, il est membre de la Fondation pour la promotion du goût[5].
Parcours politique
Il est membre du conseil communal (législatif) de Collina d'Oro d' à [2].
Candidat au Conseil national lors des élections fédérales de 2003, il arrive en quatrième position de la liste du PLR et n'est pas élu. Le , il succède néanmoins à Laura Sadis au Conseil national comme représentant du canton du Tessin après l'élection de cette dernière au Conseil d'État du canton du Tessin[1],[6]. Il est réélu en octobre 2007, 2011 (mieux élu de sa liste[7]) et 2015. Il est membre de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) jusqu'en , puis de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS), qu'il préside de à [2]. Selon le quotidien 24 Heures, il est un parlementaire « sympathique, spontané et vif d'esprit »[8].
Le , il annonce sa candidature au Conseil fédéral afin de succéder à Hans-Rudolf Merz[9]. Sa candidature n'est toutefois pas retenue par le groupe libéral-radical de l'Assemblée fédérale[10].
Après les élections fédérales de 2015, il succède à Gabi Huber comme président du groupe parlementaire PLR à l'Assemblée fédérale, après s'être imposé face à Christian Wasserfallen[11].
Le , il est élu au Conseil fédéral par l'Assemblée fédérale[12], devenant le 117e conseiller fédéral de l'histoire[13]. Son élection intervient au 2e tour de scrutin avec 125 voix (majorité absolue : 123 voix). Il devance Pierre Maudet (90 voix) et Isabelle Moret (28 voix). Il est le premier Tessinois élu conseiller fédéral depuis Flavio Cotti[14].
À la suite de son élection, la répartition des départements est décidée par le Conseil fédéral le . Il reprend la direction du Département des affaires étrangères à son entrée en fonction, le [15].
Le , il est réélu au Conseil fédéral avec un mauvais score, 145 voix, dû à la candidature de l'écologiste Regula Rytz dont le parti, fort de ses 13 % lors des dernières élections, revendiquait un siège au Conseil fédéral[réf. nécessaire].
Après avoir été élu le vice-président du Conseil fédéral pour l'année 2021[16], il est élu le avec 156 voix sur les 197 valables à la présidence de la Confédération pour l'année 2022, devenant le premier Tessinois à accéder à la fonction depuis Flavio Cotti en 1998[17]. La presse parle d'un score « très moyen » (Le Temps[18]), « pas brillant » (ATS[19]), voire « plutôt mauvais » (RTS[17] et Tages-Anzeiger[20]), mais la Neue Zürcher Zeitung relativise en indiquant qu'il n'est historiquement pas mauvais et en relevant qu'Alain Berset, élu dans la foulée vice-président du Conseil fédéral pour 2022, n'a obtenu que deux voix de plus que lui[21]. Le Temps rappelle encore dans son analyse du lendemain qu'il s'agit certes du plus mauvais score depuis l'élection d'Ueli Maurer à la présidence en 2012, mais qu'il est loin des 106 voix de Micheline Calmy-Rey en 2010[22]. La veille de son élection, le quotidien vaudois 24 Heures relève que, selon les sondages, il est le ministre le moins populaire du pays[8],[23].
En , il annonce qu'il se représentera à son poste lors du renouvellement du Conseil fédéral qui suivra les élections fédérales d'octobre[24].
