Ilaïsaane Lauouvéa

From Wikipedia, the free encyclopedia

Juriste de formation, Ilaïsaane Lauouvea adhère au Rassemblement démocratique océanien (RDO) créé en 1994 par des partisans de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie ayant quitté l'Union océanienne (UO), elle-même fondée en 1989 pour défendre les intérêts de la communauté wallisienne, futunienne ou tahitienne et la rapprocher du monde mélanésien. Le RDO adhère au Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) en 1998

Elle est tout d'abord chargée de mission auprès du gouvernement de 1999 à 2004, notamment auprès d'Aukusitino Manuohalalo jusqu'en 2002 (secrétaire général, et donc numéro deux, du RDO de 1994 à 2002, il est membre des premier puis deuxième gouvernements locaux, chargé de la Protection sociale et de la Santé, de 1999 à 2002) ou de Rock Wamytan (président du FLNKS de 1995 à 2001 et de l'Union calédonienne, ou UC, de 1999 à 2001, membre des premier, deuxième et troisième gouvernements, chargé des Affaires coutumières et des Relations avec le Congrès et le Sénat coutumier de 1999 à 2001 et de 2002 à 2004).

Elle reste une proche de ce dernier, étant élue conseillère municipale du Mont-Dore en deuxième position sur la liste « Un destin commun avec le FLNKS » qu'il conduit lors des élections de et qui est concurrencée par celle « Union citoyenne » de l'UC emmenée par Gérard Reignier (les deux listes indépendantistes obtiennent 2 sièges chacune, Rock Wamytan choisit de plus de ne pas siéger et de laisser sa place au suivant de liste Gustave Brukoa)[1]. Elle siège ainsi jusqu'en 2008 dans l'opposition à la majorité détenue par les anti-indépendantistes du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR, rebaptisé Rassemblement-UMP en 2004) et dirigée successivement par Réginald Bernut jusqu'en 2003 puis par Éric Gay[2] (en 32e position sur 35 sur la liste, cette fois d'union, emmenée par Gérard Reignier en 2008, elle n'est donc pas réélue[3]). Elle est également candidate en 7e place (ce qui la rend pratiquement inéligible, les indépendantistes étant minoritaires et 11 sièges étant à pourvoir) sur la liste présentée par le groupe du FLNKS au Congrès (et qui ne dispose plus que de 11 membres issus du Parti de libération kanak, dit Palika, du RDO et de 3 des 10 élus de l'UC, les 7 autres ayant formé en 2000 un groupe distinct) et menée là-aussi par Rock Wamytan pour l'élection du 2e gouvernement issu de l'accord de Nouméa le , obtenant 3 sièges sur 11.

Pour les élections provinciales du , elle est candidate dans le Sud en sixième place sur la liste « Union nationale pour l'indépendance avec le FLNKS » (UNI-FLNKS, qui rassemble les trois composantes non-UC du FLNKS, à savoir le Palika, l'Union progressiste en Mélanésie, ou UPM, et le RDO, mais aussi la section locale du Parti socialiste) menée par le maire Palika de Yaté Adolphe Digoué[4]. Cette formation arrive alors en tête de l'électorat indépendantiste, très divisé lors de ce scrutin, mais, avec 2 530 voix soit 4,62 % des suffrages exprimés, n'obtient pas d'élu[5]. Quoi qu'il en soit, Ilaïsaane Lauouvéa est candidate en 6e place (une fois encore, sans chance d'être élue) sur les deux listes présentées successivement les 10 et , pour la désignation des 11 membres du 4e puis 5e gouvernements locaux, par le groupe UNI-FLNKS (9 membres) et emmenées par la Palika Déwé Gorodey (2 élus à chaque fois). Pendant toute la durée de la mandature allant de 2004 à 2009, Ilaïsaane Lauouvéa est l'une des collaboratrices de ce groupe UNI-FLNKS au Congrès qui comprend surtout des représentants du Palika (7 élus) mais aussi du RDO (1 seule élue) et un dissident de l'UC des Îles Loyauté, Jacques Lalié, qui a créé l'UC Renouveau.

Élue provinciale et au Congrès

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI