Calédonie ensemble
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29, rue Georges Clemenceau
BP 8174
98807 Nouméa
| Calédonie ensemble | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Philippe Gomès |
| Fondation | |
| Scission de | L'Avenir ensemble |
| Siège | Immeuble Le Botticelli (5e étage) 29, rue Georges Clemenceau BP 8174 98807 Nouméa |
| Secrétaire général | Philippe Michel |
| Secrétaires généraux adjoints | Hélène Iekawé Michel Lasnier |
| Porte-paroles | Philippe Dunoyer Gérard Poadja |
| Positionnement | Centre droit[1],[2] |
| Idéologie | Social-libéralisme Anti-indépendantisme[2] Républicanisme français Nationalisme calédonien[3],[4] Démocratie chrétienne Autonomisme Europhilie[2] |
| Affiliation nationale | Union des démocrates et indépendants (2012-2022) Horizons (depuis 2022) |
| Couleurs | Bleu, Orange |
| Site web | caledonie-ensemble.nc |
| Présidents de groupe | |
| Congrès | Philippe Dunoyer (Intergroupe L'ÉO-CE) |
| Représentation | |
| Congrès | |
| Province Sud | |
| modifier |
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Calédonie ensemble est un parti politique non indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, classé au centre-droit de l'échiquier politique, formé officiellement lors de son congrès fondateur du Kuendu Beach à Nouville à Nouméa le . Il est créé par des dissidents de l'Avenir ensemble, parti anti-indépendantiste créé en 2004 et au pouvoir seul jusqu'en 2007, qui se veulent les défenseurs de l'idéologie d'origine de ce dernier mouvement. Emmenés par le président de la Province Sud Philippe Gomès, ils reprochent à l'Avenir ensemble, sous la direction de Didier Leroux et Harold Martin, d'être devenu « l'otage politique » du Rassemblement-UMP.
De l'ancienne Avenir ensemble, Calédonie ensemble a emporté la majorité des élus à l'Assemblée de la Province Sud (16 sur 20) et donc au Congrès (12 sur 17). Toutefois, les quatre membres élus par le groupe encore uni de l'Avenir ensemble en 2007 (et notamment le président de l'exécutif, Harold Martin), ainsi que l'unique élue en 2004 du parti en Province Nord (Armande Duraisin), sont restés fidèles à Didier Leroux. Il est le premier parti néo-calédonien en nombre de voix à chaque scrutin entre 2012 et 2019.
Le parti est actuellement en procès, étant accusé d’avoir mis en place un large système d’emplois fictifs à visée clientéliste[5].
Philosophie générale
Charte des valeurs
Dans l'article 2 de ses statuts, le parti déclare faire « sien [sic] les principes exposés par la charte de l’Avenir ensemble du [6] », à savoir :
- le républicanisme français : « Respecter la démocratie et défendre les valeurs républicaines » (liberté, égalité des chances, égalité des hommes et des femmes, dignité de la personne, solidarité, respect de l'état de droit, équité, ouverture aux autres) ;
- le progressisme : « Être ouvert à l’évolution de la société » ;
- la démocratie participative : « Encourager la participation des acteurs sociaux » (syndicats et associations) ;
- le libéralisme politique : « Favoriser la liberté d’expression et de débat ».
Principes fondamentaux
Les dirigeants de Calédonie ensemble ont défini ce nouveau parti comme[7] :
- « un mouvement politique territorial », mettant en avant la nécessité d'avoir des élus locaux sur l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie, se voulant pluri-ethnique et refusant toute association formelle avec un parti national.
- « non indépendantiste », ce qui l'inscrit pleinement à la droite de l'échiquier politique néo-calédonien, d'autant que la plupart de ses meneurs ont clairement soutenu Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2007 (mais n'ont donné aucune consigne de vote en 2012, seul Philippe Gomès indiquant pour le second tour qu'à titre personnel il avait voté au premier tour et qu'il ferait de même au second pour le président sortant) et sont très proches (si ce n'est membres) de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) jusqu'en 2012. Par la suite, son positionnement a été plus centriste, beaucoup de ses membres ont rejoint l'Union des démocrates et indépendants (UDI, dont Philippe Gomès et Sonia Lagarde font partie des membres fondateurs), quand plusieurs représentants de la « jeune garde » ont adhéré à La République en marche (LREM) après 2017 (Nicolas Metzdorf et Nina Julié notamment)[8]. Cet anti-indépendantisme est fortement europhile, puisque le parti déclare que « nous avons la chance exceptionnelle d'être rattachés à la France et à l'Europe », et cite en exemple les « grands pays européens qui ont mutualisé leurs compétences de souveraineté (monnaie, défense, justice, diplomatie) ». Il défend régulièrement, dans ses programmes électoraux, le passage à l'euro.
- « favorable au maintien de la paix et au dialogue avec la mouvance indépendantiste », ce qui implique un attachement fort à l'application de l'Accord de Nouméa et une négociation permanente avec les indépendantistes. Pour cela, ils sont opposés à l'idée d'un référendum sur l'indépendance dès 2014 (comme proposé avant les élections provinciales de 2009 par le président du Rassemblement-UMP, Pierre Frogier, afin de remédier le plus tôt possible à la question de l'avenir institutionnel de l'archipel), et sont favorables à un « référendum éclairé » puis, après le référendum de 2018, à un « référendum d'avenir partagé ». Calédonie ensemble propose ainsi que la question porte sur un projet de société qui, dans son esprit, doit s'orienter vers « une Nouvelle-Calédonie pleinement émancipée » et disposant d'une forte autonomie tout en restant dans la République française. Les dirigeants du parti emploient également régulièrement l'expression de « petite nation au sein de la nation française » pour désigner la Nouvelle-Calédonie, expression reprise du « Manifeste du Rassemblement pour la Calédonie » rédigé en 1977 par Jacques Lafleur[9]. Une « petite nation » qui, pour eux, existerait déjà puisque « depuis 1988, le peuple calédonien bénéficie du droit à l’autodétermination : il est souverain sur son destin ». En ce sens, ils défendent à partir de 2017 de définir un « patrimoine commun » qui regrouperait les principes fondamentaux de cette « petite nation » et qu'ils veulent définir avant la consultation de sortie de l'accord de Nouméa dans une « déclaration solennelle entre indépendantistes et non indépendantistes ». Se réclamant ainsi d'un « nationalisme calédonien » sans indépendantisme, ils estiment « qu’une nation n’est pas obligatoirement un État » et citent comme exemples le Québec, reconnu en 2006 comme une « nation au sein d'un Canada uni », ou l'Écosse, qui a le statut officiel de Nation constitutive du Royaume-Uni[3],[4]. Cette posture se retrouve dans les positions prises par le parti dans les négociations qui font suite, en 2025, aux émeutes de 2024, lors desquelles Calédonie ensemble défend des principes comme la mise en place d'une loi fondamentale inscrite dans la Constitution française et de nouvelles modalités pour exercer le droit à l'autodétermination après les trois référendums.
- le parti de « la cohésion sociale, du respect et de la solidarité », tout en rejetant « l'assistanat destructeur », ce qui le rapproche d'une certaine tendance sociale libérale. Le parti prône ainsi son attachement à la réalisation des « 75 propositions », liste des promesses et des projets que l'Avenir ensemble avait annoncés vouloir réaliser s'il arrivait au pouvoir lors des élections de 2004 et qui comportait de nombreuses dispositions sociales[10].
75 propositions pour un destin commun
Calédonie ensemble, toujours dans l'article 2 de ses statuts, déclare que « la mise en œuvre des "75 propositions pour un destin commun" », qui servait de programme électoral à la liste Avenir ensemble en 2004, est l'un de ses objectifs. Ces 75 propositions comprennent des mesures phares, notamment dans le domaine social, dont beaucoup ont été réalisées entre 2004 et 2009, comme le passage du Salaire minimum garanti (SMG) à 120 000 Francs CFP (soit 1 005,6 €, contre 100 000 F CFP soit 838 € alors, ce qui est fait au ), l'instauration du Pacte civil de solidarité dit PACS (son application à la Nouvelle-Calédonie étant acté en par l'Assemblée nationale), la généralisation des allocations familiales (à partir du ), la création d'un observatoire de la condition féminine (par arrêté du ), l'inscription des lagons au patrimoine mondial (réalisé le ), une réforme de la fiscalité ou encore le passage à l'euro (ces deux sujets restant toujours en suspens après 2009)[11].
Programme des provinciales de 2009
Calédonie ensemble a axé sa campagne pour les élections provinciales du autour du slogan « Le rêve calédonien ». Il comprend les thèmes suivants[12],[13] :
- Transferts de compétences : révision des compensations financières promises par l'État au VIIe Comité des signataires du (jugées insuffisantes) pour le transfert de l'enseignement.
- Avenir institutionnel : « Garantir la paix civile en privilégiant le dialogue avec les indépendantistes et le consensus politique », en rejetant le référendum « pour ou contre l'indépendance » selon lui facteur de « tensions et de ralentissement économique pour le pays », et prônant « une nouvelle solution consensuelle, qui s'articulera autour d'une très large autonomie de la Calédonie au sein de la France »,
- Économique et social : « Rétablir l'égalité des chances » (réussite scolaire, accès au logement, solidarité envers les personnes âgées ou dépendantes, meilleur contrôle des richesses) avec :
- lutte contre la vie chère par une « loi antitrust » limitant à 25 % les parts de marché pour chaque groupe de la grande distribution, afin de « mettre fin au duopole actuel et de créer plus de concurrence », mais aussi l'encadrement des marges bénéficiaires et de la tarification des prestations bancaires,
- 1 000 logements sociaux construits par an,
- prêt à taux zéro pour l'accès à la propriété des classes moyennes,
- jusqu'à 51 % de parts pour la Nouvelle-Calédonie dans le capital de la Société Le Nickel (SLN),
- taxes sur les richesses, dont une redevance appliquée au « grand tuyau » de Vale Inco,
- revalorisation des bas salaires de 15 % compensée par une diminution des cotisations sociales, minimum vieillesse de 90 000 F CFP et augmentation de 20 000 F CFP des petites retraites,
- gratuité des transports en commun pour les personnes âgées,
- création d'un « fonds d'intervention souverain ».
- Transports : mise en place de transports en commun en site propre de type tramway ou monorail dans le Grand Nouméa (reprise d'une promesse phare de la liste « Changer, c'est capital » de Sonia Lagarde aux élections municipales de 2008 à Nouméa), ainsi qu'« un aménagement des points d’entrée de Nouméa ».
- Culture : création d'un « village d'artistes » et construction d'une salle de spectacle de type Zénith.
- Sécurité : lutte contre la délinquance en restructurant la cellule familiale, Philippe Gomès souhaitant ne pas « stigmatiser les familles mais les accompagner au plus près », et par la construction de trois foyers d'accueil pour délinquants.
Prises de position dans l'opposition (2010-2014)
À partir de 2010, Calédonie ensemble s'est démarqué de nombreuses propositions ou prises de position du Rassemblement-UMP et de Pierre Frogier, et incarne de 2011 à 2014 la principale force d'opposition au Congrès à une majorité de gestion formée entre le Rassemblement-UMP et l'Avenir ensemble du côté loyaliste, et le groupe FLNKS (tendance UC) ainsi que le Parti travailliste d'autre part. Dans cette opposition, Calédonie ensemble s'est rapproché de l'Union pour un destin calédonien (UDC, formé en par deux dissidentes, Nathalie Brizard issue du RPC et Corine David issue de l'Avenir ensemble), avec laquelle il constitue un groupe politique commun du au (à cette date, Nathalie Brizard et l'UDC s'éloignent de Calédonie ensemble, tandis que Corine David y adhère définitivement), mais aussi avec le Rassemblement pour la Calédonie (RPC) de Jean-Luc Régent et Isabelle Lafleur et le Mouvement de la diversité (LMD) de Simon Loueckhote.
Calédonie ensemble s'est ainsi prononcé depuis 2010 :
- contre l'usage conjoint des deux drapeaux (le tricolore et celui dit « Kanaky » ou « indépendantiste » ou « du FLNKS ») sur les bâtiments publics et dans les manifestations officielles, jugeant l'idée « ambiguë, contraire à l’accord de Nouméa et dangereuse pour le destin commun »[14]. Le parti propose un drapeau unique devant flotter aux côtés de l'emblème national en tant que signe identitaire et inspiré de l'exemple sud-africain[15], puis soutient les initiatives du Collectif pour un drapeau commun. Calédonie ensemble vote contre le « vœu que soient arborés, ensemble, en Nouvelle-Calédonie, le drapeau dont la description est annexée et le drapeau national », néanmoins adopté par le Congrès le [16]. S'appuyant sur le fait que ce vœu n'a pas de force juridique contraignante, chaque collectivité est laissée libre de l'appliquer ou non[17] et Calédonie ensemble décide de faire voter cette décision dans chaque assemblée ou institution qu'il préside : Philippe Gomès, alors président du gouvernement, est mis en minorité sur la question en réunion de collégialité et fait donc lever les deux drapeaux sur le siège de l'exécutif local, tandis que les maires issus du parti (Corine Voisin à La Foa, Thierry Song à Thio et Léon-Joseph « Jo » Peyronnet à Moindou, mais aussi Jean-Pierre Aïfa qui, bien qu'officiellement sans étiquette, dispose d'une majorité proche de Calédonie ensemble à Bourail) font de même dans leurs conseils municipaux (sur ces quatre communes, seule Thio décide de dresser les deux étendards). Les refus de Bourail, La Foa et Moindou, mais aussi de la municipalité indépendantiste de Maré, dirigée par le mouvement Libération kanak socialiste (LKS), font partie des raisons invoqués par l'UC pour justifier la démission en bloc de ses membres et de leurs colistiers au gouvernement le , provoquant la chute de ce dernier[18],[19],[20].
- contre le plan initiée par Pierre Frogier à la Province Sud en matière de résorption de l'habitat insalubre dans le Grand Nouméa, axé sur une réhabilitation des squats (passant par l'électrification, l'alimentation en eau potable et la collecte des déchets) plutôt que sur la construction de nouveaux immeubles d'habitat social et donc la recherche du relogement des squatteurs[21]. Calédonie ensemble, tout en reconnaissant que « l’humanisation des conditions de vie des squatteurs est souhaitable », affirme que « ce mode de vie doit rester une solution temporaire » et que « maintenir des bidonvilles qui sont des ghettos, même améliorés, au profit exclusif des kanak et des océaniens est un non-sens », et appelle à continuer l'effort en matière de construction de logements sociaux[22].
- contre la réforme fiscale préparée à partir de 2011 par le nouveau gouvernement de Harold Martin, et en son sein par Sonia Backes, et tout particulièrement contre la création d'une « Taxe générale sur les activités » (TGA, équivalent d'une TVA à taux unique) à partir du , jugeant cette mesure « inflationniste »[23]. Il milite à la place pour l'organisation d'un « Grenelle de la vie chère »[24], la limitation des marges arrière, le renforcement de la règlementation et du contrôle en matière de concurrence et l'adoption d'une « loi antitrust » préparée par Philippe Germain au sein du gouvernement Gomès.
- pour l'ouverture du paysage audiovisuel, et donc contre le maintien du statu quo radiophonique de 1989 (depuis lors, seules trois radios sont autorisées de traiter et d'analyser les informations politiques : la station anti-indépendantiste Radio Rythme Bleu dite RRB proche du Rassemblement-UMP, celle indépendantiste Radio Djiido liée à l'UC et celle neutre et publique de Nouvelle-Calédonie 1re, ancienne RFO) qui selon lui ne correspond plus à l'éclatement de l'échiquier politique au sein des deux blocs traditionnels et qu'il qualifie de « cadenassage de la liberté d'expression »[25], mais aussi contre le projet porté par Pierre Frogier de créer une chaîne de télévision locale dite NC9 (comme prévu à la suite du passage à la TNT) qui unirait les deux rédactions de RRB et de Radio Djiido[26].
- pour que la nouvelle solution institutionnelle ne soit négociée que par les élus des provinciales de 2014, faisant de cette date le point de départ des négociations et non leur échéance, mettant en avant lors de son congrès de la Jeune scène à Nouméa du que : « la sortie de l'accord, c'est 2018, pas 2014. La négociation ne peut s'engager qu'en 2014, après les élections provinciales. Et ceux qui sortiront les plus forts de ces élections pourront négocier la sortie de l'accord de Nouméa »[27]. Le , lors du congrès du parti tenu au parc Fayard à Dumbéa, Philippe Gomès présente la proposition de Calédonie ensemble en matière d'avenir institutionnel en vue des élections de 2014 : il rejette d'une part le « référendum de sortie de l’accord – pour ou contre l’indépendance – », qu'il qualifie de « guillotine, qui dressera les Calédoniens les uns contre les autres, en générant des tensions ethniques, sociales et politiques », de « source de chaos » ou encore de « référendum aveugle » qui « nous propose de choisir notre avenir avant de le définir » ; et il repousse dans le même temps toute idée de « solution consensuelle » qui, selon lui, ne pourrait se trouver que dans « l'indépendance-association » alors que « le renoncement à l’indépendance n’est pas acceptable pour les indépendantistes, aucune formule d’indépendance ou d’indépendance-association n’est envisageable pour nous ». Il propose alors « un référendum éclairé » nécessitant au préalable que « les deux projets, celui de l’indépendance et celui du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, soient clairement définis, avant d’être soumis au vote du peuple »[28].
Élus
Parlementaires
Calédonie ensemble détient, des élections législatives du à celles du , les deux sièges de député représentant la Nouvelle-Calédonie à l'Assemblée nationale. Depuis 2022, elle n'en détient plus qu'une, avec :
- dans la 1re circonscription : Sonia Lagarde (suppléante : Hélène Iekawé) de 2012 à 2017 puis Philippe Dunoyer (suppléante : Annie Qaézé puis Naïa Wateou des Républicains calédoniens) depuis 2017,
- dans la 2e circonscription : Philippe Gomès (suppléant : Gérard Poadja) de 2012 à 2022, il ne s'est pas représenté en 2022 au profit de Nicolas Metzdorf de Générations NC, qui a été élu.
Ils siègent d'abord au sein des groupes de centre droit de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de 2012 à 2017 puis de l'UDI et indépendants (UDI, dans un premier temps appelé Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants ou LC puis UDI, Agir et indépendants ou UAI) de 2017 à 2022. À cette dernière date, Philippe Dunoyer, désormais seul député restant du parti, a rejoint La République en marche (LREM) et donc le groupe Renaissance.
De même, le parti dispose, des élections sénatoriales du jusqu'à celles suivantes du , de l'un des deux sièges de sénateur représentant la Nouvelle-Calédonie au Sénat français, élu en 2017 dans une liste commune avec le sortant du Rassemblement Pierre Frogier mais battu en 2023 dès le premier tour alors qu'il se représentait seul :
- Gérard Poadja (suppléante : Nina Julié), qui siège au sein du groupe Union centriste (UC).
Au Gouvernement
Gouvernement Gomès (2009-2011)
Calédonie ensemble obtient sa première représentation au sein du 8e gouvernement issu de l'Accord de Nouméa et élu le , par le biais d'une liste commune anti-indépendantiste qui obtient alors 7 des 11 membres de l'exécutif. Parmi eux, 3 sont issus de Calédonie ensemble, dont son président, Philippe Gomès :
- Philippe Gomès, président du gouvernement, chargé des secteurs des mines, de l'énergie, du transport aérien international, également responsable des questions relatives aux transferts de compétences et à la recherche,
- Philippe Germain, chargé des secteurs de l'économie, de l'industrie, du travail, du commerce extérieur, également responsable des questions monétaires et de crédit et du suivi du dialogue social,
- Philippe Dunoyer, chargé des secteurs de la santé, de la famille, de la solidarité, du handicap, également responsable du suivi de la construction du Médipôle de Koutio, des questions relatives au logement et des relations avec le Congrès.
Gouvernement Martin III (mars 2011)
À la suite de la chute de ce gouvernement Gomès par la démission en bloc le des membres issus de l'UC et leurs suivants de liste, Calédonie ensemble décide de faire tomber à son tour tous les gouvernements suivants dès leur élection tant que le Congrès n'aurait pas été dissout et des élections provinciales anticipées organisées. Ainsi, tous les membres de la liste qu'il a présenté à l'élection du 9e gouvernement le (sauf Philippe Gomès, qui veut continuer à porter la voix de son mouvement au sein de l'exécutif tant que celui-ci gèrera les affaires suivantes) démissionnent en bloc. Cette liste, soutenue par le RPC Jean-Luc Régent et la non inscrite (et ex-RPC) Nathalie Brizard, avait obtenu 2 sièges sur les 11 à pourvoir :
- Philippe Gomès, seul non démissionnaire de la liste, chargé des Transferts de la sécurité civile, droit civil et commercial et des règles relatives à l'état civil,
- Philippe Dunoyer, démissionnaire, chargé des Transferts des circulations aériennes et maritimes et de ceux prévus par l'article 27.
Gouvernement Martin IV (mars 2011)

Pour l'élection du 10e gouvernement le , la liste de Calédonie ensemble obtient 15 voix, à savoir 3 de plus que deux semaines auparavant, soit les 10 de son groupe et celles du RPC Jean-Luc Régent et de la non inscrite (et ex-RPC) Nathalie Brizard, mais aussi les 2 du LMD (Simon Loueckhote et Pascale Doniguian-Panchou) et une dissidente de l'Avenir ensemble, Corine David. Par conséquent, Calédonie ensemble gagne 3 des 11 sièges à pouvoir. Suivant sa stratégie, c'est cette fois Philippe Gomès qui démissionne avec l'ensemble des suivants de liste. Les 3 membres Calédonie ensemble du 10e gouvernement sont :
- Philippe Gomès, démissionnaire, chargé de la Procédure civile et des Transferts de la sécurité civile, droit civil et commercial et des règles relatives à l'état civil,
- Philippe Dunoyer, non démissionnaire, chargé de la Réglementation des Professions libérales et des Officiers publics et ministériels ainsi que des Transferts des circulations aériennes et maritimes et de ceux prévus par l'article 27,
- Hélène Iekawé, non démissionnaire, chargée de la Météorologie.
Gouvernement Martin V (avril-juin 2011)
Le , lors de l'élection du 11e gouvernement, Calédonie ensemble obtient 13 voix (Jean-Luc Régent, Nathalie Brizard et Corine David ont maintenu leur soutien mais Simon Loueckhote, absent, a donné procuration à une élue de l'Avenir ensemble et Pascale Doniguian-Panchou n'est plus membre du Congrès du fait du retour de Sylvie Robineau de l'Avenir ensemble), et les mêmes trois élus sur 11. À cette occasion, c'est au tour d'Hélène Iekawé de démissionner avec ses suivants de liste :
- Philippe Gomès, non démissionnaire, chargé de la Procédure civile et des Transferts de la sécurité civile, droit civil et commercial et des règles relatives à l'état civil,
- Philippe Dunoyer, non démissionnaire, chargé de la Réglementation des Professions libérales et des Officiers publics et ministériels ainsi que des Transferts des circulations aériennes et maritimes et de ceux prévus par l'article 27,
- Hélène Iekawé, démissionnaire, chargée de la Météorologie.
Gouvernement Martin VI (2011-2014)
Le , le 12e gouvernement est constitué et Calédonie ensemble obtient une nouvelle fois 13 voix (Jean-Luc Régent, Nathalie Brizard et Corine David ont maintenu leur soutien), et les mêmes trois élus sur 11, qui, pour la première fois en trois mois, ne présentent pas de démission le jour même de l'installation de l'exécutif :
- Philippe Gomès, chargé des Transferts de la sécurité civile, du droit civil et commercial et des règles de l'état civil et de la circulation aérienne et maritime, de la Préparation des transferts prévus dans l'article 27 de la loi organique, de la Circulation et de la Sécurité routière. Ayant démissionné le , il est remplacé par Frédéric de Greslan,
- Philippe Dunoyer, chargé de la Fonction publique, de la Qualité du service public et de la Simplification administrative, de la Rénovation de la fonction publique et du Suivi du Médipôle de Koutio,
- Hélène Iekawé, chargée de la Gestion et de la Conservation des Ressources naturelles de la ZEE, de la Météorologie, de l'Environnement et du Développement durable et de l'Enseignement primaire public à partir du .
Gouvernement Ligeard (2014-2015)
Le , le 13e gouvernement est constitué. Comme acté entre les différents partis non indépendantistes qui ont signé au lendemain des élections provinciales de un « contrat de gouvernance solidaire », chaque groupe présente une liste distincte afin de garder une certaine autonomie (et notamment la possibilité de faire chuter l'exécutif en cas de désaccord), mais une des voix de Calédonie ensemble est portée sur la liste du Front pour l'unité afin d'assurer une majorité anti-indépendantiste de 6 membres sur 11. Donc, avec 14 votes, Calédonie ensemble obtient 3 membres sur 11, soit la plus forte représentation à égalité avec l'UC, qui votent pour Cynthia Ligeard du Front pour l'unité à la présidence :
- Philippe Germain, chargé de l'Économie, du Droit commercial, de la Fiscalité, des Douanes, du Commerce extérieur, de l'Énergie, du suivi des Questions liées à la Communication audiovisuelle et des Relations avec le CESE ;
- Thierry Cornaille, porte-parole, chargé du Budget, du Logement, du Développement numérique, du suivi des Questions monétaires et de Crédit ainsi que des Relations avec le Congrès ;
- André-Jean Léopold, chargé de l'Enseignement, du suivi des Questions relatives à l'Enseignement supérieur, la Recherche et la Mise en place du Service civique.
Le , les membres issus de Calédonie ensemble ainsi que leurs suivants de liste démissionnent. Ceux-ci estiment alors que le « Contrat de gouvernance solidaire » qui liait depuis le scrutin de les trois principales formations non indépendantistes n'a pas été respecté par le Front pour l'unité (FPU), ce groupe ayant la veille voté contre trois projets de lois du pays (néanmoins adoptés grâce à des voix indépendantistes) visant à augmenter les recettes fiscales par la création d'une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés (CAIS) et d'une contribution calédonienne de solidarité (CCS, équivalent local de la CSG) ou encore l'augmentation de l’impôt sur le revenu des valeurs immobilières (IRVM, taxant les dividendes)[29],[30]. Le gouvernement Ligeard ainsi démissionnaire continue néanmoins par la suite à gérer les affaires courante, le nouvel exécutif élu le pour lui succéder (et qui comporte exactement les mêmes membres) n'ayant pas réussi à se doter d'un président avant le , Calédonie ensemble et le Front pour l'unité se disputant le poste[31].
Gouvernement Germain I (2015-2018)
Le , le 14e gouvernement est élu avec exactement les mêmes membres que dans le précédent, mais il n'est opérationnel qu'à partir de l'élection de Philippe Germain de Calédonie ensemble au poste de président, avec les 3 voix de son parti mais aussi 3 indépendantistes dont les 2 de l'UNI-Palika et 1 des 3 représentants de l'UC (Jean-Louis d'Anglebermes, par ailleurs porté à la vice-présidence). Avec le plein de ses 15 votes au Congrès, Calédonie ensemble obtient à nouveau 3 membres sur 11, soit toujours la plus forte représentation à égalité avec l'UC :
- Philippe Germain, président du gouvernement, chargé de l'Économie, du Droit commercial, de la Fiscalité, des Douanes, du Commerce extérieur, de la Protection judiciaire de l'enfance et de la jeunesse et de la Sécurité civile. Le , il laisse la Protection judiciaire de l'enfance et de la jeunesse (tout en conservant sa « coordination ») à la nouvelle membre UCF mais prend en échange, en plus des autres secteurs dont il est chargé, la responsabilité de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, se retrouvant ainsi à animer et à contrôler l'ensemble des secteurs de l'économie néo-calédonienne ;
- Thierry Cornaille, porte-parole, chargé du Budget, du Logement, du Développement numérique, de l'Énergie, du suivi des Questions monétaires, de Crédit et des Questions liées à la Communication audiovisuelle ainsi que des Relations avec le Congrès. Il démissionne, pour des raisons personnelles, le , étant remplacé le lendemain par son suivant de liste, Philippe Dunoyer ;
- André-Jean Léopold, chargé de l'Enseignement, du suivi des Questions relatives à l'Enseignement supérieur, la Recherche et la Mise en place du Service civique. Il démissionne, invoquant des raisons de santé, le , étant remplacé par sa suivante de liste, Hélène Iekawé, qui reprend l'animation et le contrôle de ses secteurs à compter du .
Après les élections législatives de , l'un des membres du gouvernement, Philippe Dunoyer, est élu député et ne peut plus exercer de fonctions au sein du gouvernement en raison de la loi sur les cumuls des mandats. Son dernier suivant de liste disponible, Philippe Gomès, ayant lui-même été réélu député, il ne peut être remplacé et l'exécutif ne peut qu'être démissionnaire de plein droit. Ceci est officiellement fait le [32]. Le 14e gouvernement reste toutefois en fonction pour gérer les affaires courantes tant que son successeur, élu le , ne s'est pas mis d'accord sur le nom de son président, c'est-à-dire jusqu'au .
Gouvernement Germain II (2018-2019)
Le , le 15e gouvernement est élu, mais il n'est opérationnel qu'à partir de la réélection de Philippe Germain à la présidence, avec 10 voix sur 11 (seul Christopher Gygès des Républicains calédoniens ayant voté blanc) dont les 3 voix de son parti mais aussi les 2 du Rassemblement-Les Républicains (qui fait à ce moment groupe commun avec Calédonie ensemble et le MPC, et avec qui ils ont donc présenté une liste commune pour l'élection de ce gouvernement) et les 5 indépendantistes dont les 2 de l'UNI-Palika et les 3 de l'UC (dont Jean-Louis d'Anglebermes, par ailleurs lui-aussi réélu à la vice-présidence avec le même nombre de voix). Avec le plein de ses 16 votes au Congrès alliés au 5 du Rassemblement et aux 2 du MPC (23 suffrages sur 54), la liste commune obtient 5 sièges sur 11 dont 3 pour Calédonie ensemble, soit toujours la plus forte représentation à égalité avec l'UC :
- Philippe Germain, président du gouvernement, chargé de l'Économie, du Commerce extérieur, de la Fiscalité, des Questions de Recherche et d'Innovation, des Relations extérieures, de la Sécurité civile, de la Coordination de la Protection judiciaire de l'enfance et de la jeunesse et du Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance ;
- Hélène Iekawé, chargée de l'Enseignement, du Suivi des questions relatives à l'Enseignement supérieur et de la Mise en place du Service civique ;
- Nicolas Metzdorf, porte-parole, chargé du Budget, de l'Énergie, de l'Agriculture, de l'Élevage, de la Pêche, de la Communication audiovisuelle, de la Politique de l'eau et du Suivi des Questions monétaires, du Crédit ainsi que des Relations avec le Congrès.
Au Congrès
À sa création
Le , avant même donc que les futurs fondateurs de Calédonie ensemble n'aient officiellement quitté l'Avenir ensemble, le groupe de ce dernier parti au Congrès, qui comportait 17 élus sur 54, éclate entre :
- 12 élus qui fondent un nouveau groupe appelé « Union pour un avenir ensemble », présidé par Philippe Michel. Ce groupe a pris désormais le nom de Calédonie ensemble.
- 4 élus fidèles à l'Avenir ensemble officielle et à sa direction. Leur nombre étant insuffisant pour former un groupe politique à eux seuls, ils s'allient avec les 2 élus d'un petit parti anti-indépendantiste lui aussi récemment créé après l'éclatement de la section locale du Front national, le Mouvement calédonien français, pour former un intergroupe de 6 membres présidé par Didier Leroux.
- 1 élue, Christiane Gambey, la seule membre indépendantiste de la liste Avenir ensemble en 2004, qui refuse de choisir entre les deux camps et siège comme non inscrite.
Après les élections provinciales de 2009
Après le , Calédonie ensemble dispose de dix élus au Congrès, dont 9 provenant de la Province Sud, et un de la Province Nord. Dans le cadre du « rassemblement républicain » formé par les principales forces politiques non indépendantistes, le parti obtient pour l'un de ses membres, Léonard Sam, la première vice-présidence de l'institution, jusqu'au . De ce fait, Léonard Sam a exercé l'intérim de la présidence de l'élection de Harold Martin à la tête du gouvernement le jusqu'à la désignation de Rock Wamytan comme nouveau locataire du perchoir le 1er avril suivant, puis de nouveau de la notification de l'invalidation par le Conseil d'État de cette élection le à la réélection de Rock Wamytan dix-huit jours plus tard. La désignation du président et du bureau le 1er avril avait été contestée par Calédonie ensemble, qui avait d'ailleurs boycotté la séance, donnant lieu à un recours devant la plus haute juridiction administrative de l'État qui va lui donner raison. Depuis le début de la crise institutionnelle le , Calédonie ensemble s'est rapproché du RPC (1 élu, Jean-Luc Régent), de l'Union pour un destin calédonien (UDC, parti créé en par deux élues divers-droite, l'ex-RPC Nathalie Brizard et l'ex-Avenir ensemble Corine David) mais aussi occasionnellement du LMD (2 élus, Simon Loueckhote et Pascale Doniguian-Panchou). Le , Nathalie Brizard quitte avec son parti l'intergroupe formé depuis un an avec Calédonie ensemble, choix qui n'est pas accepté par Corine David qui devient la onzième membre du groupe toujours présidé par Philippe Michel.
Le , le candidat de Calédonie ensemble, Gérard Poadja, est élu président du Congrès pour un mandat d'un an avec 28 voix contre 25 au sortant Rock Wamytan, candidat des groupes FLNKS et UNI, au troisième tour de scrutin. Aux deux tours précédents, aucune majorité absolue ne s'était dégagée avec trois candidats : Rock Wamytan (24 voix aux deux tours, soit la totalité des 23 indépendantistes et 1 voix venant du camp anti-indépendantiste), Simon Loueckhote (candidat du LMD soutenu par l'Avenir ensemble, le Rassemblement-UMP et Nathalie Brizard de l'UDC, 17 voix aux deux premiers tours, se retire au troisième) et Gérard Poadja (candidat du groupe Calédonie ensemble, 12 voix aux deux premiers tours). Un bulletin blanc a été décompté à chaque tour. Immédiatement après son scrutin, il déclare vouloir rendre le fonctionnement du Congrès « plus démocratique » et « plus transparent ». Il est la première personnalité politique du Nord à accéder à la présidence de l'assemblée délibérante néo-calédonienne.
Calédonie ensemble est le premier groupe politique au Congrès depuis l'accord de Nouméa à déposer une motion de censure contre le gouvernement, le . Mise aux voix le suivant, elle est rejetée, obtenant 18 votes en sa faveur (les 11 de Calédonie ensemble, les 6 du groupe UNI et Pascal Naouna du groupe FLNKS) sur 54.
Trois jours avant le renouvellement du bureau du , Calédonie ensemble annonce le ralliement à son groupe de deux nouveaux élus du Congrès : l'ancien élu du RPC Jean-Luc Régent, et le dissident du Rassemblement-UMP Silipeleto Muliakaaka, ce qui porte sa composition à 13 membres. Le jour du scrutin, Gérard Poadja est présenté par le groupe à sa propre succession et fait uniquement le plein des 13 voix Calédonie ensemble à chaque tour de scrutin, Simon Loueckhote, qui s'était lui aussi à nouveau présenté, ne s'étant pas cette fois désisté en sa faveur au 3e tour, permettant l'élection à la majorité relative du candidat unitaire des indépendantistes, Rock Wamytan. Les listes présentées par Calédonie ensemble pour désigner les autres membres du bureau et de la commission permanente obtiennent alors le même score, pour gagner 2 postes de vice-présidents sur 8 (la 3e pour Léonard Sam et la 7e pour Philippe Michel), aucun de secrétaire ni de questeur, et 3 membres de la commission permanente sur 11 (Philippe Michel, Michel Lasnier et Corine David).
Silipeleto Muliakaaka quitte le parti seulement quelques mois après l'avoir rejoint, le , pour siéger comme non-inscrit[33], ce qui fait retomber le groupe Calédonie ensemble à 12 membres. Néanmoins, il y revient après le premier tour des élections municipales de à Païta, à l'occasion d'une fusion pour le second tour entre sa liste sans étiquette et celle Calédonie ensemble de Frédéric de Greslan.
Après les élections provinciales de 2014
Après le , Calédonie ensemble dispose de quinze élus au Congrès, puis de seize à partir du et de nouveau seize après le , dont treize (puis quatorze puis treize) provenant de la Province Sud, et deux de la Province Nord, étant devenu la première formation politique de cette institution. Ils forment un groupe présidé par Philippe Dunoyer jusqu'au puis par Philippe Michel, et vice-présidé par Frédéric de Greslan jusqu'au puis par Sutita Sio-Lagadec jusqu'au et enfin par Léonard Sam après le , tandis qu'entretemps il a constitué un « intergroupe » avec les élus du Rassemblement-Les Républicains (cinq conseillers) et du MPC (deux représentants) qui a été présidé lui-aussi par Philippe Michel du au . Dans le cadre du « contrat de gouvernance solidaire » signé par l'ensemble des forces politiques non indépendantistes représentées, le parti obtient le pour l'un de ses membres, Philippe Dunoyer, la présidence de la commission permanente. Entré au gouvernement le , Philippe Dunoyer est remplacé à ce poste le par Philippe Gomès. Le parti gagne également deux des huit vice-présidences du bureau (la 3e pour Hélène Iekawé jusqu'au puis pour Silipeleto Muliakaaka et la 7e pour Sutita Sio-Lagadec), un des deux postes de questeur pour Nicolas Metzdorf, cinq des treize présidences de commissions intérieures (des Finances et du Budget pour Frédéric de Greslan jusqu'au puis pour Philippe Dunoyer jusqu'au , des Infrastructures publiques, de l'Aménagement du Territoire, du Développement durable, de l'Énergie, des Transports et de la Communication pour Nina Julié, du Travail et de la Formation professionnelle pour Corine Voisin, de la Santé et de la Protection sociale pour Philippe Dunoyer jusqu'au puis pour Dominique Molé et enfin une des deux coprésidence de celle de la Législation et Réglementation relatives aux Affaires coutumières pour Gérard Poadja).
En Province Sud
À sa création
Tous les élus provinciaux et congressistes de Calédonie ensemble proviennent de la Province Sud, présidée par Philippe Gomès. Calédonie ensemble est donc désormais le parti majorité (de manière relative toutefois) dans l'assemblée de cette province, avec 16 élus sur 40. Il détient également 2 des trois vice-présidences (Sonia Lagarde et Philippe Michel), la troisième étant détenue par Christiane Gambey.
Après les élections provinciales de 2009
À la suite des élections du , Calédonie ensemble ne dispose plus que de 11 sièges sur 40, ce qui en fait le deuxième groupe de l'Assemblée derrière le Rassemblement-UMP (15 sièges). Avec ce dernier et les 8 élus de l'Avenir ensemble-LMD, il a passé à l'origine un accord de partage des institutions : celui-ci a conduit le président du Rassemblement-UMP Pierre Frogier à la tête de la Province et son secrétaire général à la première vice-présidence, tandis que les seconde et troisième reviennent aux élus de Calédonie ensemble Philippe Michel et Sonia Lagarde. Le , Pierre Frogier démissionne de la présidence afin de provoquer un renouvellement de tout le bureau le suivant et ainsi exclure les deux élus Calédonie ensemble, désormais dans l'opposition, de l'exécutif provincial. Le ralliement de Corine David en 2012 porte le nombre de membres du parti à 12, et ceux de Jean-Luc Régent et de Silipeleto Muliakaaka en 2013 à 14. Après le départ de ce dernier en , le nombre d'élus provinciaux du parti revient à 13, puis remonte à 14 avec son retour en .
Après les élections provinciales de 2014
Lors du scrutin du , Calédonie ensemble est arrivé en tête et a emporté 16 sièges sur 40 (représentation portée à 17 sur 40 avec le ralliement de Nicole Robineau, jusque-là membre de l'UCF et du RPC, le ; puis revenue à 16 sur 40 après la dissidence de Silipeleto Muliakaaka le pour Les Républicains calédoniens), arrivant loin devant les 9 élus du Front pour l'unité (FPU), les 8 de l'Union pour la Calédonie dans la France (UCF) et les 7 indépendantistes. Avec les deux autres formations non indépendantistes, il signe le un « contrat de gouvernance solidaire » qui permet au parti de prendre la présidence de la Province Sud, qui revient à Philippe Michel avec 33 voix dès le premier tour, mais aussi, et avec le même score, la 1re (pour Martine Lagneau) et la 3e vice-présidences (pour Dominique Molé). Le parti gagne également sept des quinze présidences de commissions (de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire pour Sutita Sio-Lagadec, du Développement rural pour Nicolas Metzdorf jusqu'à son entrée au gouvernement en puis pour Gyslène Dambreville, de l'Emploi et de la Formation professionnelle pour Marie-Françoise Hmeun, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs pour Silipeleto Muliakaaka jusqu'à sa dissidence de puis pour Marie-Françoise Hmeun, de l'Enseignement pour Monique Millet, de la Culture pour Léonard Sam et de l'Enseignement privé pour Hélène Iekawé jusqu'à son entrée au gouvernement en puis pour Eliane Attiti), à quoi s'ajoute une huitième le (celle de la Condition féminine déjà présidée depuis 2014 par Nicole Robineau).
En Province Nord
Après les élections provinciales de 2009
Calédonie ensemble ne dispose que d'un élu sur 22 à l'Assemblée de la Province Nord après le en la personne de Gérard Poadja qui a quitté le Rassemblement-UMP et rejoint Philippe Gomès au début de l'année 2009 pour protester contre la désignation comme tête de liste dans le Nord de Léontine Ponga par Pierre Frogier, sans avoir tenu compte du résultat des primaires organisées auprès des militants. Il siège à l'assemblée provinciale sous l'étiquette d'« Une province pour tous », qui était le nom de sa liste aux provinciales.
Après les élections provinciales de 2014
La représentation à l'Assemblée de la Province Nord augmente très sensiblement après le scrutin du , passant à 3 élus sur 22 portant toujours le nom d'« Une province pour tous » et toujours menés par Gérard Poadja. Ce dernier prend également l'une des dix présidences de commission, celle de l'Aménagement et du Foncier.
Dans les communes
De 2008 à 2014
Sur les 7 mairies conservées ou obtenues par l'Avenir ensemble aux élections municipales de 2008, trois maires se sont officiellement investis dans la création de Calédonie ensemble :
- Corine Voisin, maire de La Foa depuis 2008 (14 sièges sur 23), fidèle de Philippe Gomès qui était l'ancien maire de la commune,
- Thierry Song, maire de Thio depuis 2005, réélu depuis 2008 (9 sièges sur 23).
- Léon-Joseph « Jo » Peyronnet, maire de Moindou depuis 2008 (5 sièges sur 15).
Si le maire de Bourail, Jean-Pierre Aïfa, ne semble pas s'être prononcé en faveur de l'un des deux camps, sa majorité communale est représentée par son adjoint Patrick Robelin au sein de la direction collégiale du parti, tandis qu'une autre adjointe, Annick Jore, est également officiellement une militante du parti.
Parmi les groupes minoritaires élus sous l'étiquette Avenir ensemble ou apparentés dans d'autres conseils municipaux, certains se sont également affiliés à Calédonie ensemble :
- À Nouméa, les numéros 1 et 4 de la liste « Changer, c'est capital"e" », eux-mêmes issus alors de l'Avenir ensemble, Sonia Lagarde et Frédéric de Greslan, ont participé à la fondation de Calédonie ensemble et font partie de sa direction collégiale. Leur liste était arrivée en deuxième position aux municipales et dispose depuis de 9 sièges sur 53.
- À Dumbéa, l'ancien maire (de 1983 à 2008, sous les couleurs de l'Avenir ensemble à partir de 2004) Bernard Marant, battu aux élections municipales par le Rassemblement-UMP Georges Naturel, a lui aussi rejoint Calédonie ensemble[34]. Son groupe « Dumbéa Demain » compte 5 membres. En 2013, Silipeleto Muliakaaka, jusque-là conseiller municipal du Rassemblement-UMP, rejoint Calédonie ensemble, et projette de se présenter à Païta en 2014. Ce dernier quitte néanmoins le parti au bout de quelques mois, n'obtenant pas l'investiture du parti comme tête de liste pour les municipales.
- Au Mont-Dore, le groupe « Avenir ensemble » composé de 4 membres après l'élection en 2008 s'est scindé en deux. Deux d'entre eux (Xavier Vergès et Solange Wamytan-Poli, avec le soutien de l'ancien maire de 2001 à 2003, Réginald Bernut) fondent l'association municipale « Droit de cité » et soutiennent Calédonie ensemble[35]. Les deux autres (l'ancienne tête de liste de 2008, Jean-Yves Maléjac, et Lawrence Sagnol) restent à l'Avenir ensemble tendance Martin. Solange Wamytan-Poli démissionne en pour être remplacé par son suivant de liste, André Martin (président de l'Association des handicapés du Mont-Dore) : il crée un groupe Calédonie ensemble dont il est le seul représentant, Xavier Vergès siégeant désormais comme non-inscrit, tandis que le parti obtient un 3e élu affilié (et siégeant comme non-inscrit) en 2012, le dissident du groupe du Rassemblement-UMP Bertrand Lefebvre.
- À Païta, ce n'est pas à partir du groupe de l'Avenir ensemble (qui reste fidèle à son maire Harold Martin) que Calédonie ensemble obtient des élus, mais du ralliement de l'ancienne tête de liste du Rassemblement-UMP en 2008, Louisa Bréhé. Elle a démissionné du parti de Pierre Frogier en en estimant que : « Quoi qu'en dise Pierre Frogier, le Rassemblement est un mouvement qui continue de mépriser ses membres et ses responsables mélanésiens, et je dirais même que les choses vont en s'aggravant »[36]. Elle est alors intégrée à la liste Calédonie ensemble pour les élections provinciales du dans le Sud (en 18e place). Louisa Bréhé s'éloigne toutefois de Calédonie ensemble à partir de 2012, et est investie tête de liste pour les élections municipales de 2014 par une autre force anti-indépendantiste, l'Union pour la Calédonie dans la France (UCF), le [37].
- À Poindimié, Bernard Nénou, fils du défunt député Maurice Nénou, a rejoint Calédonie ensemble dont il est membre du comité directeur et s'est allié à Gérard Poadja pour constituer la liste « Une Province pour Tous » dans le Nord aux provinciales de 2009. Il s'est fait élire à Poindimié en 2008 sur une liste commune avec l'ancien maire Francis Poadouy du LKS (celui a rejoint la liste Avenir ensemble dans le Nord aux provinciales de 2009), « Poindimié pour Tous », qui a obtenu 4 conseillers municipaux.
- À l'Île des Pins, la liste « Kwegnii ensemble » de Mickaël Lémé à l'élection anticipée d' était déjà soutenue par l'Avenir ensemble tendance Gomès, et donc finalement par Calédonie ensemble. Elle a obtenu 2 élus sur 19, et Mickaël Lémé est le 1er adjoint au maire Rassemblement-UMP Hilarion Vendégou.
- À Sarraméa, les quatre élus de la liste apolitique du maire sortant (ex-Palika) Antoine Nemeubreux (élu en 4e place), « Sarraméa dans la continuité », ont rejoint Calédonie ensemble.
- À Farino, une des trois élus de la liste « Ensemble pour Farino » de 2008, Luté Barbou, a rejoint Calédonie ensemble.
- À Poya, Yasmina Metzdorf a suivi Gérard Poadja à « Une Province pour tous » puis Calédonie ensemble en 2009.
Wilfried Weiss et Robert Courtot, maires respectivement de Koumac et de Pouembout depuis 2008, faisaient tous deux partie de la liste Avenir ensemble emmenée par Éric Babin en Province Nord aux élections provinciales du . Après 2011, Robert Courtot rejoint Calédonie ensemble, de même que l'ancien maire de Koumac Robert Frouin. Enfin, Harold Martin, maire de Païta, est le principal pilier de la direction actuelle de l'Avenir ensemble.
De 2014 à 2020
Détenant 4 mairies au début de l'année 2014, Calédonie ensemble n'en perd qu'une (Thio, où le parti n'avait aucun candidat) et en gagne quatre (Nouméa, Farino, Poya avec une liste d'union des non indépendantistes et Sarraméa) après les élections municipales de 2014, puis en obtient une supplémentaire par une élection partielle en 2018 (Bourail). Ainsi, à partir de cette date, sept maires sont membres ou apparentés à Calédonie ensemble mais huit municipalités sont plus ou moins directement dominés par le parti :
- Corine Voisin, maire de La Foa depuis 2008 (19 sièges sur 23) ;
- Yasmina Metzdorf, maire de Poya depuis 2014 (17 sièges sur 23, dont tous ne sont pas membres de Calédonie ensemble) ;
- Robert « Roby » Courtot, maire de Pouembout depuis 2008 (14 sièges sur 19, dont tous ne sont pas membres de Calédonie ensemble) ;
- Léon-Joseph Peyronnet, maire de Moindou depuis 2008 (8 sièges sur 15, dont certains non militants du parti) ;
- Alexandre Némébreux, maire de Sarraméa depuis 2014 (4 sièges sur 15 jusqu'en 2018 puis 5 sur 15 après une élection partielle en 2018, élus avec le soutien de 3 élus du MPC et d'une élue dissidente du Parti travailliste en 2014 puis avec 3 élus d'une liste apolitique en 2018) ;
- Régis Roustan, maire de Farino depuis 2014 (8 sièges sur 15 issus de deux listes se réclamant de Calédonie ensemble) ;
- Patrick Robelin, maire de Bourail depuis 2018 (21 sièges sur 27 issus de Calédonie ensemble mais aussi des Républicains calédoniens, du Palika ou sans étiquette) ;
- Sonia Lagarde, maire de Nouméa depuis 2014, constitue un cas particulier (40 sièges sur 53, qui se divisent en deux en 2015 avec 19 puis 18 conseillers fidèles au maire et 21 puis 22 membres d'un groupe Calédonie ensemble, Sonia Lagarde ne se réclame plus de ce parti en 2018).
En dehors de ces huit mairies, Calédonie ensemble constitue la totalité ou la grande majorité des principaux groupes d'opposition dans sept autres communes :
- à Païta : 8 sièges sur 33 (Frédéric de Greslan, Koleti Katoa, Justin Gaia, Annick Clavel, Eselone Teugasiale, Solange Cottin, Silipeleto « Fiu » Muliakaaka et Debrah Tehiva)
- au Mont-Dore : 6 sièges sur 35 (Monique Jandot, Léonard Sam, Célestine Vili, Pierre-Henri Charles, Hélèna Malaval et Patrick Laubreaux)
- à Dumbéa : 5 sièges sur 35 (Bernard Marant, Hélène Iekawé, Alain Tesan, Anna-Mirella Diawari et Mehndy Chabrand)
- à Koumac : 5 sièges sur 27 membres ou proches du parti (Pierre Delhumeau, Marie-Hyacintha Santino, Bruno Condoya, Manuela Chatenay et Éric Chung)
- à Koné : 2 des 4 sièges non indépendantistes sur 29 membres ou proches du parti (Gérard Poadja et Richard Chenevier)
- à Poindimié : 3 sièges sur 27 sur les 5 du groupe d'opposition d'union des non indépendantistes (Bernard Nénou, Belinda Tortot et Christian Toumidou)
- à Yaté : 2 sièges sur 19 (Éliane Ouetcho-Attiti et François-Xavier Koroma)
Enfin, Calédonie ensemble a obtenu des élus isolés dans trois conseils municipaux :
- à Kaala-Gomen : 2 sièges sur 19 (Vincent Jizdny et Louise Pidjipa) parmi les 15 obtenus par la liste d'union menée au second tour par le candidat de l'UC et nouveau maire Hervé Tein-Taouva,
- à Lifou : Jean-Éric Naxué est le seul conseiller municipal non indépendantiste sur 29 depuis 2014 (fils de Robert Paouta Naxué qui fut maire de la commune de 1971 à 1977 et de 1988 à 1985)
- à Ouégoa : Fernand Martin est le seul conseiller municipal non indépendantiste sur 19 depuis 2014 (a déjà été conseiller municipal par le passé)