Industrie minière en République centrafricaine

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La République centrafricaine est dotée de gisements de cuivre, diamant, or, graphite, ilménite, minerai de fer, kaolin, cyanite, lignite, calcaire, manganèse, monazite, quartz, rutile, sel, étain et uranium. Seuls le diamant et l'or sont a priori exploités.

Sur les seize préfectures de la RCA, dix produisent de l'or et neuf des diamants[1]. On estime de manière prudente le nombre total de travailleurs sur les sites miniers dans tout le pays entre 150 000 à 200 000 personnes[1].

Avant la crise de 2013, les minéraux étaient la troisième source de revenus du gouvernement centrafricain, après l'agriculture et la sylviculture[1]. Les exportations de diamants représentaient à elles seules 11 % des recettes fiscales en 2010. Déjà, à cette époque, au moins 30 % des diamants quittaient illégalement la RCA[1].

Des diamants et de l'or ont été découverts pour la première fois en République centrafricaine au début du XXe siècle, lorsque le pays était encore sous la domination coloniale française. L'administration coloniale a alors octroyé concessions à des entreprises privées pour exploiter es ressources minérales. Les diamants sont rapidement devenus la deuxième exportation de la RCA après le coton[2].

Les sociétés minières internationales ont connu leur apogée en RCA dans les années 1950, avec le diamant[2].

Après l'indépendance en 1960, les sociétés minières internationales se retirent du pays et les investissements chutent. Toutefois, le nouveau régime libéralise le secteur du diamant en ouvrant les mines à tous les citoyens, ce qui provoque une ruée vers le diamant, et les exportations annuelles passent de 70 000 carats en 1960 à près de 537 000 en 1965[2].

La gestion erratique de cette ressource sous Bokassa provoque une baisse des investissements en exploration, et la production baisse pour atteindre en 1979, production environ 290,000 carats par an[2].

Or

Diamants

Notes et références

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