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Ineo

entreprise française From Wikipedia, the free encyclopedia

Ineo est une entreprise française, filiale d'Equans, spécialisée en génie électrique, systèmes d’information et de communication, cybersécurité et vidéosurveillance et qui intervient plus généralement dans le domaine de la ville intelligente[2].

Création1982
Personnages clésYann Rolland
Forme juridiqueSA à conseil d'administration (s.a.i.)
SloganCréateur de solutions pour un monde mieux connecté
Faits en bref Création, Personnages clés ...
Equans Ineo
logo de Ineo
Logo d'Ineo

Création 1982
Personnages clés Yann Rolland
Forme juridique SA à conseil d'administration (s.a.i.)
Slogan Créateur de solutions pour un monde mieux connecté
Siège social Tour NE.ST, 51 Rue Louis Blanc, 92400, COURBEVOIE
Drapeau de la France France
Direction Hardouin Pierre
Actionnaires Equans (groupe Bouygues)
Activité Sécurité industrielle et tertiaire, énergie, transports, défense et surveillance
Société mère EquansVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Ineo Rail (d)
Ineo Réseaux Nouvelle Aquitaine (d)
Ineo Réseaux Centre Atlantique (d)
Ineo Scle Ferroviaire (d)
Ineo SCLE Ferroviaire (d)
Ineo Réseaux Nord Est (d)
Ineo Réseaux Haute Tension (d)
Ineo Réseaux Sud (d)
Ineo Défense (d)
Ineo Infracom (d)
Ineo Nucléaire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif Entre 250 et 499 salariés (donnée 2022)
SIREN 552108797Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://www.equans.fr/

Chiffre d'affaires 231 millions € (2025)[1]
18,1 millions € (2024)
Résultat net 117 millions € (2025)
77,1 millions € (2024)
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Historique

Origines

La société Ineo est créée en 2001 par la fusion de la société GTMH (elle-même issue de la réunion de plusieurs entreprises créées à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle : les Grands Travaux de Marseille, Verger Delporte, Herlicq et l'Entreprise Industrielle), et de SEEE[3].

Développement

En 2008, elle rejoint le groupe GDF Suez (qui deviendra Engie en 2015). De 2008 à 2017, Engie Ineo se développe par acquisitions. Elle rachète successivement[3] :

  • la société Drode (éclairage public) et l'activité Réseau mobilité sécurité (RMS) du groupe ARES en 2008
  • la société Vidal (installation électrique et climatique) en 2010
  • Sinova, ACM Services (radio-mobilité), iProcess (logiciels de sécurité) et Telca 2000 (infrastructures de sécurité) en 2011
  • Resplendy (éclairage public) et Asphaléia (logiciels de gestion de risques) en 2012
  • CTTG (télésurveillance) en 2013
  • Icomera (systèmes de communication notamment dans les transports publics)[4],[5] et EV-Box (fournisseur de bornes de recharges) en 2017[6]
  • Sodelem (installations électriques) et 50% d'Aege (rénovation énergétique) en 2018

En 2019, Engie Ineo vend sa filiale Ercom (sécurisation des communications et des terminaux) à Thales[7] et prend une participation dans Netalis (opérateur télécoms et hébergeur)[8] via sa filiale Engie Ineo Digital pour construire des solutions numériques globales incluant la fourniture de connectivité.

Fusion au sein d'Engie Solutions puis d'Equans

En 2020, Engie Ineo devient Engie Solutions dans le cadre de son rapprochement avec Engie Axima, Engie Cofely et Engie Réseaux[9].

Ineo quitte ensuite Engie Solutions avec Axima en pour former une nouvelle entreprise, Equans, qui sera rachetée par Bouygues la même année[10],[11].

Activités

Métiers

Equans Ineo définit ses activités autour de quatre principales familles de métiers :

Exemples de marchés

Mobilité

En 2016, Engie Ineo remporte avec Thales l'appel d'offres pour la conception et la réalisation des infrastructures électriques et du système de communication du TER Dakar-AIBD.

La même année, l'entreprise déploie les infrastructures fixe (fibre) et mobile (hotspot) du réseau de Wi-Fi événementiel de la ville de Gray[24] et signe avec le groupe SNCF un contrat pour déployer le Wi-Fi dans 330 TGV[25]. Elle déploie aussi le réseau des bornes de recharge de l'Indre[26], de la Seine-et-Marne[27] et de la Loire-Atlantique[28].

En 2018, la société FlixBus équipe 1500 autocars avec un service de connectivité Internet fourni par Engie Ineo[29].

Dans le domaine des systèmes d'aide à l'exploitation et à l'information des voyageurs, Engie Ineo équipe le réseau de bus des Transports en Commun de l'Agglomération Troyenne en 2018[30] et le réseau de tramway de Rabat-Salé en 2019[31].

Dans le domaine de voies ferroviaires, Engie Ineo participe aux chantier de la LGV Tours - Bordeaux[32],[33],[34], du TER Dakar-AIBD[35] et de la LGV Tanger - Kénitra[36],[37],[38].

Eclairage public

Engie Ineo a signé en 2018 un contrat de performance énergétique pour la rénovation et la gestion de l'éclairage public de la ville de Niort[39],[40]. Elle a également signé des contrats avec les villes d'Avignon[41] et de Dreux[42].

Réseaux électriques intelligents

Engie Ineo lance le réseau électrique intelligent de Toulouse en 2014[43] et fait partie du consortium Smart grid Vendée de 2013 à 2018[44]. En 2015, l'entreprise lance le réseau électrique intelligent solaire d'Alata[45].

Sécurité urbaine

En 2015, la ville de Marseille recourt à Engie Ineo pour développer un algorithme qui permet d’évaluer le niveau de risque d’une situation, dans le cadre de son projet de « big data de la tranquillité publique » dont le principe est de croiser les informations détenues par la mairie, celles de partenaires tels la police nationale ou les opérateurs téléphoniques, ou les hôpitaux, afin d'anticiper d'éventuels troubles publics[46],[47].

La même année, Engie Ineo déploie en Égypte les programmes de sa filiale d'alors, Ercom, qui permettent « d’intercepter l’intégralité des appels et des SMS, de surveiller le trafic Internet ou de géolocaliser une cible »[48],[49].

La ville de Nice collabore avec Engie Ineo dans le cadre de son projet de safe city à travers un centre de contrôle et de commandement permettant de repérer personnes au comportement anormal, objets abandonnés, altercations ou attroupements et d'intervenir[23],[50],[51].

En 2017, Ineo et NHV obtiennent auprès de la Simmad un marché de maintenance d'une flotte d'hélicoptères[52].

Défense

Ineo Défense intervient dans cinq domaines du secteur : les communications sensibles, la guerre électronique (interception et analyse des informations émises par les radiocommunications et les radars), le durcissement d’infrastructures (sécurisation des systèmes opérationnels : radômes, conteneurs techniques, sécurisation de sites, infrastructures et servitudes critiques), l’intégration des systèmes et le soutien (Gestion de flotte et d’équipements, soutien au déploiement opérationnel : stockage, distribution, maintenance et recyclage).

En 2026, la hausse des tensions en Europe suite à la tentative d'invasion russe en Ukraine et au désengagement militaire américain[53],[54], ont entrainé une forte hausse du secteur « Défense et marine » qui constitue désormais 85 % de l’activité ; Ineo Defense représente la moitié des employés d'Equans qui travaillent dans ce domaine, soit 550 collaborateurs répartis sur quatre sites en France (Vélizy, Valbonne, Morlaix [radômes et antennes pour le Rafale] et Nîmes). L'entreprise a des projets dans les communications et l’optronique et envisage de « développer à Morlaix une chaîne de fabrication de drones en composite puis faire de l’intégration ». Ineo Defense prévoit 10 % de croissance de son personnel par an[55],[56].

Chiffres-clé

Effectif : 14 427 salariés (2017)[réf. souhaitée]

Chiffre d'affaires 2017 : 2,4 milliards d'euros[réf. souhaitée]

Lobbying

L'entreprise est inscrite depuis 2018 au répertoire des représentants d'intérêts de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique[57].

Critiques

Dans un article paru en , le quotidien Le Monde qualifie les plates-formes numériques auxquelles participe l'entreprise « d'outils de contrôle de l'espace public », et évoque une « logique de surveillance massive » assistée par l'intelligence artificielle, auprès d'élus qui seraient tentés par le contrôle social[23].

Des acteurs tels que la Quadrature du Net ou la ligue des droits de l'Homme[58], relayées par la CNIL qui appelle en à un débat démocratique sur ces outils, critiquent les réseaux électriques intelligents et la vidéosurveillance, estimant que « la possibilité de l’anonymat dans la ville est en train de s’évanouir »[23].

Références

Liens externes

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