Ingrid van Engelshoven au congrès des Démocrates 66, le 7 novembre 2009 à Bréda.
Elle est présidente du parti Démocrates 66 du au , une fonction d'importance moindre que celle de chef politique du parti, alors occupée par Alexander Pechtold, qui mène la liste aux élections législatives de 2010 et 2012. Elle est auparavant vice-présidente du parti (2000-2003) et placée à la huitième place sur la liste présentée aux élections législatives de 2006, qui se révèlent un revers pour le parti, qui ne fait élire que trois représentants à la Seconde Chambre. Élue au conseil municipal de La Haye lors des élections du , elle devient échevin le suivant, chargée notamment de la jeunesse et de l'éducation.
Entrée au gouvernement
Le , elle démissionne de son poste pour faire campagne pour les élections législatives qui se tiennent le mois suivant, lors desquelles elle est élue représentante. Le , lorsque le troisième cabinet de Mark Rutte entre en fonction après une longue période de formation, elle devient ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Science. Ingrid van Engelshoven est la première personne à occuper la fonction pour le compte de son parti[1].
En , elle engage une réforme visant à supprimer la mention des sexes masculin et féminin des cartes d'identité néerlandaises, son portefeuille comprenant la thématique de l'émancipation, jugeant que ce genre d'inscription est «inutile»[2]. En septembre suivant, elle estime que l'éducation supérieure néerlandaise compte trop d'«hommes blancs» et que cela doit changer[3]. Précédemment, en , elle qualifie de «courageuse» une initiative de l'université de technologie d'Eindhoven d'exclure les hommes du processus de considération pour les offres d'emploi[4]. Cette initiative est par la suite retoquée en justice car contraire à la législation néerlandaise sur l'égalité de traitement[5].
Ses prises de position controversées en font une personnalité régulièrement critiquée lors des débats parlementaires, parfois jusqu'au sein de son propre parti. Ainsi, en , Alexander Pechtold, ancien dirigeant du parti, parle d'un manque de vision en sa personne dans le domaine de la préservation de l'héritage culturel néerlandais[6].