Élections législatives néerlandaises de 2017
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| Élections législatives néerlandaises de 2017 | ||||||||||||||
| 150 sièges de la Seconde Chambre (Majorité absolue : 76 sièges) | ||||||||||||||
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| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Inscrits | 12 893 466 | |||||||||||||
| Votants | 10 563 456 | |||||||||||||
| 81,93 % | ||||||||||||||
| Votes exprimés | 10 516 041 | |||||||||||||
| Blancs et nuls | 47 415 | |||||||||||||
| VVD – Mark Rutte | ||||||||||||||
| Voix | 2 238 351 | |||||||||||||
| 21,29 % | ||||||||||||||
| Représentants élus | 33 | |||||||||||||
| PVV – Geert Wilders | ||||||||||||||
| Voix | 1 372 941 | |||||||||||||
| 13,06 % | ||||||||||||||
| Représentants élus | 20 | |||||||||||||
| CDA – Sybrand van Haersma Buma | ||||||||||||||
| Voix | 1 301 796 | |||||||||||||
| 12,38 % | ||||||||||||||
| Représentants élus | 19 | |||||||||||||
| D66 – Alexander Pechtold | ||||||||||||||
| Voix | 1 285 819 | |||||||||||||
| 12,23 % | ||||||||||||||
| Représentants élus | 19 | |||||||||||||
| GL – Jesse Klaver | ||||||||||||||
| Voix | 959 600 | |||||||||||||
| 9,13 % | ||||||||||||||
| Représentants élus | 14 | |||||||||||||
| SP – Emile Roemer | ||||||||||||||
| Voix | 955 633 | |||||||||||||
| 9,09 % | ||||||||||||||
| Représentants élus | 14 | |||||||||||||
| PvdA – Lodewijk Asscher | ||||||||||||||
| Voix | 599 699 | |||||||||||||
| 5,70 % | ||||||||||||||
| Représentants élus | 9 | |||||||||||||
| Résultats par province | ||||||||||||||
| Composition de la Seconde Chambre nouvellement élue | ||||||||||||||
| Premier ministre | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Mark Rutte VVD |
Mark Rutte VVD | |||||||||||||
| Législature élue | ||||||||||||||
| 37e | ||||||||||||||
| nlverkiezingen.com | ||||||||||||||
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Les élections législatives néerlandaises de 2017 (en néerlandais : Tweede Kamerverkiezingen 2017) se tiennent le , afin d'élire les 150 représentants de la trente-septième législature de la Seconde Chambre des États généraux, pour un mandat de quatre ans[1]. Ces élections législatives, qui sont les premières tenues sous le règne de Willem-Alexander (Guillaume-Alexandre), sont également les premières convoquées à la fin prévue de la législature sortante, issue des élections législatives de 2012, depuis celles de 2002, le gouvernement n'ayant pas démissionné avant.
Le Premier ministre sortant, Mark Rutte, menant la liste du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), est candidat à sa propre succession, après avoir dirigé deux gouvernements de coalition, dont le sortant est soutenu par le Parti travailliste (PvdA). Le Parti pour la liberté (PVV), formation d'extrême droite dirigée par Geert Wilders, mène une campagne hostile à l'Union européenne et évoque la crise migratoire en Europe, qui lui confère une position capitale dans les sondages pré-électoraux. Deux nouveaux partis entrent au Parlement à la suite des élections de 2017 : Denk (DENK) avec trois sièges et le Forum pour la démocratie (FvD) avec deux sièges.
Les élections sont suivies de la plus longue période de recherche d'une coalition aux Pays-Bas, soit 208 jours, à la suite de laquelle un accord de coalition entre le VVD, l'Appel chrétien-démocrate (CDA), les Démocrates 66 (D66) et l'Union chrétienne (CU) voit le jour, permettant l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement le . Mark Rutte est reconduit au poste de Premier ministre par une majorité d'un siège[2].
Depuis 2002, tous les gouvernements démissionnent avant la fin de leur mandat de quatre ans et cinq élections législatives prennent place entre 2002 et 2012. Les élections de 2012 voient le Parti travailliste (PvdA) et le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) arriver en tête. Les deux partis peuvent donc briguer le poste de Premier ministre des Pays-Bas — bien qu'il soit logique qu'il revienne au VVD, arrivé en tête — puisqu'ils ont le nombre de représentants nécessaire pour avoir la majorité absolue au Parlement. Le VVD de Mark Rutte forme alors un gouvernement de coalition avec le PvdA de Diederik Samsom, sans l'Appel chrétien-démocrate (CDA), tandis que le Parti socialiste (SP) d'Emile Roemer et le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders deviennent les principaux partis d'opposition.
Système électoral
La Seconde Chambre (en néerlandais : Tweede Kamer), ou Chambre des représentants, est la chambre basse du Parlement bicaméral néerlandais. Elle est composée de 150 sièges pourvus pour quatre ans au scrutin proportionnel plurinominal avec liste ouverte dans une unique circonscription nationale[3]. Vingt circonscriptions régionales sont utilisées pour correspondre aux listes électorales dressées au niveau régional à des fins statistiques, mais n'entre pas en compte dans le système électoral[3].
Les listes étant ouvertes, les électeurs ont également la possibilité d'exprimer un vote préférentiel pour un candidat sur la liste pour laquelle ils votent. Les sièges obtenus par chaque liste sont par la suite attribués en priorité aux candidats ayant recueilli au moins 25 % des votes de la liste en leurs noms[3]. Après décompte des voix, la répartition des sièges se fait à la proportionnelle selon la méthode d'Hondt, sans seuil électoral prédéfini[3]. La méthode utilisée ainsi que le nombre total de siège conduisent néanmoins de facto à un seuil de 0,67 % des suffrages exprimés à l'échelon national[3].
Campagne
Possédant initialement une avance confortable dans les sondages, le PvdA chute très largement tandis que le VVD se maintient. Le VVD est dépassé dans certaines études par le PVV durant l'été 2016, mais ce dernier est lui-même victime d'un rejet populaire après que Geert Wilders fait part de sa volonté d'interdire le Coran.
La percée de la Gauche verte (GL) sous la direction de Jesse Klaver, qui dispose alors de quatre sièges à la Seconde Chambre, est par ailleurs historique. Le parti quadruplerait sa présence à l'assemblée selon le sondage du , tandis que les socialistes (SP) se maintiendraient.
Les derniers jours de la campagne sont marquées par les tentatives d'ingérence du pouvoir turc : les Pays-Bas interdisent l'atterrissage de l'avion du ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu et expulsent la ministre de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya.

