Élections législatives néerlandaises de 2010

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Inscrits12 524 152
Votants9 442 977
Élections législatives néerlandaises de 2010
150 sièges de la Seconde Chambre
(Majorité absolue : 76 sièges)
Corps électoral et résultats
Inscrits 12 524 152
Votants 9 442 977
75,40% en diminution 4,9
VVD  Mark Rutte
Voix 1 929 575
20,49%
en augmentation 5,8
Représentants élus 31 en augmentation 9
PvdA  Job Cohen
Voix 1 848 805
19,63%
en diminution 1,6
Représentants élus 30 en diminution 3
PVV  Geert Wilders
Voix 1 454 493
15,45%
en augmentation 9,6
Représentants élus 24 en augmentation 15
CDA  Jan Peter Balkenende
Voix 1 281 886
13,61%
en diminution 12,9
Représentants élus 21 en diminution 20
SP  Emile Roemer
Voix 924 696
9,82%
en diminution 6,8
Représentants élus 15 en diminution 10
Résultats par province
Carte
Composition de la Seconde Chambre nouvellement élue
Diagramme
  • VVD : 31 sièges
  • PvdA : 30 sièges
  • PVV : 24 sièges
  • CDA : 21 sièges
  • SP : 15 sièges
  • D66 : 10 sièges
  • GL : 10 sièges
  • CU : 5 sièges
  • SGP : 2 sièges
  • PvdD : 2 sièges
Premier ministre
Sortant Élu
Jan Peter Balkenende
CDA
Mark Rutte
VVD
Législature élue
35e
nlverkiezingen.com

Les élections législatives néerlandaises de 2010 (en néerlandais : Tweede Kamerverkiezingen 2010) se tiennent le , à une date légèrement anticipée. Elles ont pour but d'élire les 150 représentants de la Seconde Chambre des États généraux (Tweede Kamer der Staten-Generaal).

Le scrutin est marqué par la victoire historique du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) de Mark Rutte, la forte poussée du Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders et la lourde défaite de l'Appel chrétien-démocrate (CDA) du Premier ministre sortant Jan Peter Balkenende.

Le scrutin, qui aurait dû se dérouler en , est anticipé après la chute du quatrième gouvernement de Jan Peter Balkenende, formé d'une coalition entre l'Appel chrétien-démocrate (CDA), du Parti travailliste (PvdA) et de l'Union chrétienne (CU). La rupture de la coalition est provoquée le par le refus du PvdA de poursuivre la mission militaire en Afghanistan, maintien souhaité par le CDA alors que le calendrier initial prévoyait un retrait en 2010.

Il s'agit là des troisièmes élections anticipées aux Pays-Bas depuis l'arrivée au pouvoir de Jan Peter Balkenende, en 2002, qui n'a de ce fait jamais achevé un mandat.

Principaux partis et candidats

Les principales formations en lice pour ce scrutin sont :

Parti Tête de liste Résultat en 2006
Appel chrétien-démocrate
Christen-Democratisch Appèl
Jan Peter Balkenende
Premier ministre sortant
26,5 % 41
Parti travailliste
Partij van de Arbeid
Job Cohen 21,2 % 33
Parti socialiste
Socialistische Partij
Emile Roemer 16,6 % 25
Parti populaire pour la liberté et la démocratie
Volkspartij voor Vrijheid en Democratie
Mark Rutte 14,7 % 22
Parti pour la liberté
Partij voor de Vrijheid
Geert Wilders 5,9 % 9
Gauche verte
GroenLinks
Femke Halsema 4,6 % 7
Union chrétienne
ChristenUnie
André Rouvoet 4,0 % 6
Démocrates 66
Democraten 66
Alexander Pechtold 2,0 % 3

Campagne

Emile Roemer en campagne à Amsterdam.

Dominée par la crise de la dette grecque, la campagne est centrée sur les questions économiques et budgétaires. Dans ce domaine, le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) de Mark Rutte proposait de réduire les dépenses de l'État de trente milliards d'euros, par la réduction des coûts de l'administration publique et de la participation financière à l'Union européenne (UE), tout en baissant les impôts ou en maintenant certaines déductions fiscales, comme celle des intérêts sur les prêts immobiliers[1], que le PvdA et les D66 souhaitaient limiter[1], alors que l'Appel chrétien-démocrate (CDA) de Jan Peter Balkenende proposait également de la maintenir. Le CDA se disait également favorable à la libéralisation du secteur de la santé publique[1]. Bas dans les sondages, le parti n'a pas bénéficié cette fois-ci du traditionnel « bonus du Premier ministre », la popularité de Balkenende ayant beaucoup chuté[2], au profit notamment des libéraux et des travaillistes. Qui plus est, le chef du gouvernement sortant a dû subir les critiques de l'Union chrétienne (CU), son partenaire dans la coalition sortante[2].

Bus de campagne des D66 à Doetinchem.

De leur côté, les travaillistes de Job Cohen, déjà tête de liste en 2003 et désigné en remplacement de Wouter Bos, souhaitaient taxer à 60 % les familles dont le revenu serait d'au moins cent cinquante mille euros par mois, augmenter progressivement l'âge légal de départ à la retraite de 65 à 67 ans, à l'instar des Démocrates 66, et réduire les dépenses publiques de dix milliards d'euros[1]. Surnommé par Geert Wilders, tête du liste du Parti pour la liberté (PVV), le « grand donneur d'accolades multiculturelles » en raison de sa politique de conciliation avec la population musulmane lorsqu'il était maire d'Amsterdam, Cohen a exclu toute coalition avec cette formation populiste[1]. Le programme du PVV faisait davantage de place à l'immigration qu'à l'économie, et prévoyait notamment de faire cesser toute immigration venant des pays musulmans ou encore d'interdire la construction de nouvelles mosquées, tout en défendant notamment les droits des homosexuels ou l'égalité entre les hommes et les femmes[1]. Après avoir eu le vent en poupe dans les sondages, le parti de Wilders, peu à l'aise sur les sujets économiques, a été progressivement relégué à la quatrième place[2].

Fait surprenant, même le Parti socialiste (SP) proposait des mesures visant à réduire les dépenses publiques, notamment en baissant le budget de la défense et en augmentant fortement la fiscalité[1], tout en dénonçant le libéralisme économique du CDA, du PvdA et du VVD. La Gauche verte (GL), qui proposait seize milliards d'euros de réduction des dépenses publiques, s'était aligné sur le VVD concernant la réduction à un an de la durée de l'allocation chômage, qu'elle préconisait toutefois d'augmenter[1].

Résultats

Commentaires et conséquences

Notes et références

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