Irlande (Holmès)

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Dates de composition1882
Création
Paris, Orchestre Pasdeloup
Irlande
Image illustrative de l’article Irlande (Holmès)
La tour O'Brien et les îles d'Aran (falaises de Moher, Irlande)

Genre Poème symphonique
Musique Augusta Holmès
Dates de composition 1882
Création
Paris, Orchestre Pasdeloup
Création
française

Paris, Orchestre Pasdeloup

Irlande, sous-titré « légende symphonique pour orchestre », est un poème symphonique d'Augusta Holmès composé en 1882 et créé la même année.

L'œuvre est composée en 1882 par Augusta Holmès et elle est créée le aux Concerts Populaires, dirigés par Jules Pasdeloup au Cirque d'Hiver[1]. À sa création, et à ses différentes interprétations, elle a eu un beau succès, tant à Paris qu'à l'étranger. Le poème symphonique est vu comme ayant une sureté de touche et une originalité bien tranchée, avec un souffle poétique présent[2]. Il est dédié à Jules Pasdeloup.

Une épigramme est placée en avant de la partition :

« Île triste, un pâtre te chante sur tes collines brumeuses.

Autrefois tes fils buvaient, riaient, dansaient, en heurtant les coupes de fer et les haches, dans la bonne humeur furieuse des festins.

Le deuil est venu, avec l'esclavage. Tordez vos bras, pleureuses ! puisque la patrie n'est plus.

Mais le cor sonne ! Écoutez, voyez ! Les rocs s'écroulent, et, de la terre entr'ouverte, jaillit une armée de cavaliers géants.

Ils viennent ! les voici !

Chante, ô peuple misérable, ton vieux chant triomphal : car les héros de l'antique Irlande sortent des tombeaux séculaires pour la délivrance de leurs enfants. »

Structure

L'œuvre est en un seul mouvement, bien qu'il puisse se subdiviser en trois parties.

Orchestration

Cordes
premiers violons, seconds violons,

altos, violoncelles, contrebasses,

Bois
1 petite flûte, 2 grandes flûtes,

2 hautbois, 1 cor anglais,

2 clarinettes en si bémol,

4 bassons,

Cuivres
2 cors en sol, 2 cors en fa,

4 trompettes en ré,

3 trombones, 1 tuba en ut,

Percussions
2 harpes,

cloches, triangle,

tambour voilé, tam-tam,

2 timbales en sol et en ré,

grosse caisse, cymbales

Analyse

La symphonie commence avec une phrase de clarinette seule, suivie d'une danse guerrière et sauvage. Le motif de la danse est ensuite ralenti pour donner une plainte déchirante. La phrase est reprise tour à tour par les violons et les violoncelles en sourdine, soutenue par le tambour voilé. Après deux appels de cor et un crescendo commence un chant large et soutenu qui conclut l'œuvre[3].

Critique

La création d'Irlande a été un franc succès, bien que l'œuvre n'ait pas été rejouée plusieurs jours de suite. Le Gaulois rapporte la création de la « légende symphonique », comme ayant eu un accueil chaleureux, pour une œuvre dont l'inspiration est tour à tour agreste, héroïque ou mélancolique. Selon l'auteur, l'orchestration y est traitée de main de maître[4]. Le Ménestrel en parle aussi, soulignant l'habileté de facture, la vérité d'accents et l'élévation d'idées de l'œuvre, plaçant la compositrice parmi les auteurs les plus marquants de l'époque[5].

Interprétation

  • Concerts Populaires, direction Jules Pasdeloup, [6]
  • Concerts Populaires, direction Jules Pasdeloup, [7]
  • Concerts Populaires, direction Jules Pasdeloup, [8]
  • Concerts Lamoureux, direction Charles Lamoureux, [9]
  • Concerts Lamoureux, direction Charles Lamoureux, [10]
  • Association artistique d'Angers, direction Jules Bordier, [11]
  • Concerts Lamoureux, direction Charles Lamoureux, [12]
  • Concerts Lamoureux, direction Charles Lamoureux, [13]
  • Concerts Lamoureux, direction Charles Lamoureux, [14]
  • Société des Concerts populaires de Nantes, 1891[15],[16]
  • Société des concerts du conservatoire de Toulouse, direction Bernard Crocé-Spinelli, [17]

Discographie

Notes et références

Liens externes

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