Jacob van Loo

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Naissance
Décès
26 ou (à 56 ans)
Paris
Nationalité
néerlandaise
Drapeau des Pays-Bas à cette époque Provinces-Unies
Activité
Jacob van Loo
Autoportrait de J. van Loo, v.1660
Naissance
Décès
26 ou (à 56 ans)
Paris
Nationalité
néerlandaise
Drapeau des Pays-Bas à cette époque Provinces-Unies
Activité
Élève
Mouvement
Influencé par
Famille
Conjoint
Anna Lengele (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

Jacob van Loo, dit aussi en français Jacques Van Loo (L'Écluse, 1614 – Paris, le 26 ou le [1] 1670), est un peintre de scènes mythologiques, bibliques et de genre, et un portraitiste néerlandais (Provinces-unies) du siècle d'or. Il fut le fondateur de la dynastie de peintres van Loo.

Danaé, huile sur toile, 62 × 74 cm (coll. privée).
La Famille royale française, avec Louis XIV et Philippe d'Orléans, ca. 1663.

Jacob van Loo est né en 1614 en Zélande, l’une des Provinces-Unies. Il existe une confusion dans les sources concernant l'activité de son père, Jacques van Loo : selon certaines, en effet, il aurait été notaire[2], tandis que d'autres le présentent comme un peintre, et en font même à ce titre le premier maître de son fils[a]. Une partie des archives de L'Écluse ayant vraisemblablement disparu lors de la Seconde Guerre mondiale[b], la question demeure difficile à éclaircir. Parmi les premières influences de Jacob van Loo, quoi qu'il en soit, figurent Thomas de Keyser et Jacob Adriaensz. Backer.

En 1635[1], van Loo part s’installer à Amsterdam, où il est le contemporain, entre autres, de Rembrandt, Frans Hals et Bartholomeus van der Helst. En 1643, il épouse la sœur du peintre Martinus Lengele, Anna ; le couple aura six enfants[3]. À Amsterdam  dont van Loo acquiert les droits de bourgeoisie en 1652[1] , la famille vit sur le Rozengracht, dans le quartier du Jordaan. Selon Houbraken, Eglon van der Neer aurait été son élève, alors sans doute aux environs de 1659.

En 1660, au cours d’une rixe dans une auberge, van Loo poignarde dans le ventre un certain Hendrik Breda[1], qui devait succomber à ses blessures. Van Loo est contraint de quitter précipitamment Amsterdam. Il est condamné à mort par contumace et banni à jamais des provinces de Hollande et de Frise occidentale[1]. Il se fixe dès lors à Paris, où il est reçu en 1663 comme membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture, grâce à son Portrait de Michel Corneille. C’est dans la ville française qu’il meurt en .

Son fils, Louis-Abraham van Loo, fut également un peintre, tout comme ses petits-fils Jean-Baptiste van Loo et Charles-André Van Loo, et ses arrière-petits-fils Louis-Michel van Loo, François van Loo et Charles Amédée Philippe van Loo. Ceux-ci sont considérés comme des artistes français.

Œuvre

L’œuvre de van Loo est exécutée dans le style baroque, venu de Rome, et qui était en train de devenir un phénomène à l’échelle européenne à cette période.

Il est l'auteur de tableaux de genre : il popularisa, vers les années 1650, les vues rapprochées de concerts sur une loggia, et fut aussi connu pour ses représentations de groupes de personnes conversant, réalisées avec une palette de couleurs subtile. Il peignit également des scènes bibliques et mythologiques, dont plusieurs versions de Diane et ses nymphes, et on peut à ce titre le considérer comme l’une des influences majeures de Johannes Vermeer pour son tableau Diane et ses compagnes. Dans ces œuvres de van Loo, le nu féminin occupe une place privilégiée. Il exécuta en outre plusieurs portraits, dont ceux de Joan Huydecoper van Maarsseveen, son épouse, sa sœur Leonara Huydecoper (épouse de Jan J. Hinlopen), ainsi que de Johan Ortt, propriétaire du château Nijenrode, près de Breukelen, et qui apporta son soutien à Antoinette Bourignon.

Quelques tableaux

Notes et références

Annexes

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