Jacques Blasquez

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissanceJacques Marie Émile Blasquez
Naissance
Luçon (Vendée)
OrigineDrapeau de la France France
Jacques Blasquez
Nom de naissance Jacques Marie Émile Blasquez
Naissance
Luçon (Vendée)
Décès (à 86 ans)
14e arrondissement de Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Armée de l'air
infanterie
Grade Chef de bataillon
Années de service 19321947
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Jacques Blasquez (Luçon, - Paris 14e, [1]) est un militaire français, Compagnon de la Libération. D'abord aviateur, il passe dans l'armée de terre en s'engageant pour la France libre après avoir refusé l'armistice du 22 juin 1940. Membre de la 2e division blindée, il combat au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, puis participe à la libération de la France. Après la Seconde Guerre mondiale et un passage en Indochine, il passe dans le civil et met à profit son expérience de la mécanique des avions et blindés en travaillant dans diverses sociétés automobiles et aéronautiques.

Jeunesse et engagement

Enfant d'un couple de commerçants, Jacques Blasquez naît le à Luçon en Vendée[2]. Il s'engage dans l'armée de l'air en 1932 et est affecté à Beyrouth et à Damas[3]. En , il entre à l'École militaire de l'air à Versailles d'où il sort en avec le grade de sous-lieutenant et la spécialité d'officier mécanicien[4]. Il est alors affecté à la base aérienne de Chartres puis à l'école technique de l'armée de l'air sur la base de Rochefort[2].

Seconde Guerre mondiale

Au moment de la bataille de France, Jacques Blasquez est chef de la division d'instruction avions de l'école annexe de Royan[2]. Devant l'avancée des troupes allemandes, l'école se replie à Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales[3]. Après l'armistice du 22 juin 1940, il est mis à sa demande en congé d'armistice et, décidant de poursuivre la lutte, il tente de fuir la France[4]. Embarqué à Marseille, il arrive à Oran où il cherche un bateau pouvant l'amener vers Gibraltar[2]. Sur le point d'être arrêté, il parvient à s'enfuir vers Casablanca où il embarque en direction de Dakar[3]. De là, il gagne la Gambie et rencontre les troupes britanniques qui le dirigent vers Freetown où il entre en contact avec les forces françaises libres avec lesquelles il s'engage le [4].

L'aviateur Jacques Blasquez demande alors à passer dans l'armée de terre et, envoyé au Cameroun, il est affecté à la 1re compagnie autonome de chars de combat (1re CACC)[3]. Avec son unité, il embarque à Pointe-Noire en direction de Suez où il débarque le avant de participer à la campagne de Syrie[4]. Chef d'une section de chars, il est blessé à la jambe au cours de cette campagne[2].

Promu lieutenant, il est en poste à Damas puis responsable d'un parc d'engin blindé à Beyrouth de janvier à [2]. Il part ensuite en Égypte en et devient chef de l'atelier de campagne de la "colonne volante" composée de la 1re CACC et du 1er régiment de marche de spahis marocains[3]. Avec cette unité, il participe à la seconde bataille d'El Alamein en puis à la campagne de Tunisie aux côtés de la Force "L" du général Leclerc jusqu'en [4].

Il passe capitaine le et met en place et commande l'atelier lourd no 6 de la 2e division française libre (2e DFL)[3]. Arrivé au Maroc en avec la 2e DFL rebaptisée 2e division blindée (2e DB), Jacques Blasquez prend le commandement de l'escadron de réparation no 1 du groupe d'escadron no XV (GER-XV) de la 2e DB[4]. Embarqué pour l'Angleterre où il arrive en , il débarque en Normandie le suivant[2]. Il participe alors avec la 2e DB à la bataille de Normandie, à la libération de Paris et à la campagne d'Alsace[3]. Le , il est affecté à l'état-major du GER-XV et suit la 2e DB dans l'invasion de l'Allemagne jusqu'à Berchtesgaden[4].

Après-guerre

La guerre terminée en Europe, Jacques Blasquez est volontaire pour le corps expéditionnaire constitué pour partir combattre l'armée japonaise en Indochine[2]. Prenant le commandement du 651e bataillon de réparation du matériel, il arrive à Saïgon le [3]. Rapatrié en France en et promu chef de bataillon, il prend sa retraite militaire en [4].

Il devient dans le civil inspecteur technique dans une société pétrolière puis cadre technico-commercial dans la société automobile Delahaye[3]. En 1955, il devient cadre chez Messier-Hispano[4].

Jacques Blasquez meurt le à Paris et est inhumé dans sa ville natale de Luçon[2].

Décorations

Hommages

Publications

  • Jacques Blasquez, La longue marche du sous-lieutenant Jacques Blasquez, Mémoires d'hommes, .

Références

Bibliographie

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI