Jacques-Théodule Cartier, né le à Paris et mort le [1],[2] à Dax[3],[2], était un joaillier français, dirigeant du pôle londonien de la société de joaillerie Cartier.
Jeunesse et famille
Jacques-Théodule Cartier naît le à Paris. Il est l'un des trois fils d'Alfred Cartier (1841-1925) et d'Amélie Alice Cartier (1853-1914). Ses deux frères sont Louis Joseph (1875-1942) et Pierre Camille Cartier (1878-1964) et ils ont une sœur, Suzanne (1885-1960). Son grand-père, Louis-François Cartier, reprend en 1847 l'atelier de joaillerie de son professeur, Adolphe Picard, fondant ainsi la célèbre maison de joaillerie Cartier[1].
En collaboration avec ses deux frères aînés, Jacques développe l'activité internationale de l'entreprise de bijouterie et d'horlogerie «Cartier», lui conférant une renommée mondiale[3],[4]; tandis que Jacques reprend la gestion du magasin de Londres, Pierre s'occupe de celui basé à New York. Pendant ce temps, Louis est le concepteur du style Cartier tel qu'on le connaît aujourd'hui[4].
Par la suite, les trois frères s'étendent rapidement. Cartier avait eu la chance d'obtenir l'approbation et le soutien de la princesse Mathilde, la jeune cousine de Napoléon III, ce qui avait contribué fortement à dynamiser leurs affaires[5].
Ainsi, au début des années 1900, «Cartier devint le bijoutier des Rockefeller, des Vanderbilt, des Ford, des Morgan, du roi Édouard VII, du roi Zog Ier et du roi Rama V de Siam qui, dès 1907, achetèrent —selon le biographe de Cartier, Hans Nadelhoffer (1940-1988)— des bracelets Cartier d'une valeur de 450 000 $.»[6].
Grâce à leurs réussites incessantes, Louis et Pierre se marient, tandis que Jacques s'occupe à satisfaire les besoins et les désirs royaux et à effectuer des voyages à l'étranger à la recherche de gemmes d'une beauté unique et exceptionnelle. En 1911, il se rend en Inde, où il assiste au durbar de Delhi[7], et d'où il rapporte les magnifiques bijoux des maharajas à l'atelier de Londres pour les redessiner et les modifier à sa propre manière. Il se dirige ensuite vers le golfe Persique/Arabique où il rencontre des sheikhs arabes à la recherche de la perle rare pour acheter des perles récoltées localement[8]. Ensemble, Pierre et Jacques achètent un grand nombre de perles et de pierres précieuses à un prince indien; le caractère unique de ces perles et pierres crée le sentiment que chaque bijou est spécial, ce qui contribue au succès de leur entreprise[9].
Vie personnelle
En 1912, Jacques Cartier se marie avec Anna Margaretha «Nelly» (née Harjes) Gardiner (1878-1972)[10]. Nelly, divorcée de Lion W. Gardiner de l'île Gardiners(en), États-Unis, est la sœur du banquier Henry Herman Harjes, partenaire de J.P. Morgan en France. Ensemble, ils ont quatre enfants, dont Jean-Jacques Cartier qui épouse Lydia Baels, fille de l'homme politique belge Henri Baels et sœur de la princesse Lilian de Belgique[11].
1234(en-US) «Jacques Cartier of Jewelry Firm; Former Chairman of Board of London Branch Dies at 55 in Occupied France», The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
12(en) Judith Price, Masterpieces of French Jewelry, Running Press, (ISBN9780762426720)
↑(en-US) Francesca Cartier Brickell, «'The Cartiers: The Untold Story Behind the Jewelry Empire,' by Francesca Cartier Brickell: An Excerpt», The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
↑(en) Ian Sansom, «Great Dynasties of the World: The Cartiers», The Guardian, Londres, (lire en ligne, consulté le )
↑(en) Elise B. Misiorowski, «Book review: Cartier Jewelers Extraordinary by Hans Nadelhoffer», Gems and Geology, , p.64 (lire en ligne[archive du ], consulté le )
↑(en-US) «Mrs. Gardiner Paris Bride.; Daughter of John H. Harjes Married to Jacques Cartier -- Two Ceremonies.», The New York Times, (lire en ligne, consulté le )