Jacques Fitamant (militaire)
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| Jacques Fitamant | |
| Naissance | Le Relecq-Kerhuon (Finistère) |
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| Décès | (à 74 ans) Libourne (Gironde) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Cavalerie |
| Grade | |
| Années de service | 1924 – 1945 |
| Conflits | Guerre du Rif Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
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Jacques Fitamant, né le au Relecq-Kerhuon et mort à Libourne le , est un militaire et résistant français, compagnon de la Libération. Vétéran des troupes coloniales, il combat lors de la bataille de France en 1940 puis choisit de se rallier à la France libre. Il participe alors aux combats en Afrique puis à la libération de la France.
Jeunesse et engagement
Jacques Fitamant naît le au Relecq-Kerhuon, dans le Finistère[1]. Il décide de s'engager dans l'armée en 1924 et est affecté au 2e régiment d'infanterie coloniale (2e RIC)[2]. Promu caporal en 1925, il est muté au 41e régiment de tirailleurs coloniaux avec lequel il participe à la guerre du Rif au Maroc[2]. En 1927, il passe au 6e régiment de tirailleurs sénégalais et est promu sergent avant d'être muté au 21e régiment d'infanterie coloniale en 1928[3]. Il quitte l'armée en mais se réengage près de trois ans plus tard au 22e régiment d'infanterie coloniale comme simple soldat[3]. Il part ensuite pour l'Indochine où il est affecté au 9e régiment d'infanterie coloniale à Hanoï[2]. En 1934, il retrouve son premier régiment, le 2e RIC, et redevient caporal[1]. L'année suivante, il passe dans la cavalerie en étant muté au 1er régiment de spahis algériens où il est promu maréchal des logis[2].
Seconde Guerre mondiale
En 1939, Jacques Fitament est muté au 12e régiment de chasseurs à cheval et participe à la bataille de France[1]. En , au sein de l'armée d'armistice, il arrive à Beyrouth où il vient d'être affecté au 6e régiment de chasseurs d'Afrique[2]. La campagne de Syrie le convainc de se rallier à la France libre et il s'engage donc dans les forces françaises libres en [2]. Affecté dans les spahis d'un escadron de reconnaissance, il est promu maréchal des logis-chef en et prend part à la guerre du désert en Libye[3]. En , il part pour l'Égypte où son escadron rejoint la colonne volante du commandant Jean Rémy[3]. Après avoir participé à la seconde bataille d'El Alamein en , Jacques Fitamant et son escadron sont intégrés au 1er régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM)[2]. De mars à , il participe à la campagne de Tunisie et s'illustre en s'emparant d'une position ennemie protégée par un champ de mines puis en prenant en embuscade une unité ennemie[3].
En , le 1er RMSM est intégré à la 2e division blindée (2e DB) du général Leclerc[2]. Jacques Fitamant part pour l'Angleterre puis débarque en Normandie le [3]. Engagé dans la bataille de Normandie, il se distingue le en détruisant un convoi allemand à Francheville puis le lendemain en libérant le village de Boucé[3]. Il participe ensuite à la libération de Paris en puis à la bataille des Vosges à la fin de la même année[3]. Il s'illustre lors de cette campagne en mettant en fuite des troupes ennemies le à Zincourt puis en poursuivant sa mission après une blessure par éclat d'obus le à Bertrambois[2]. Après avoir pris part à la bataille d'Alsace à l'hiver 1944-1945, il est détaché sur le front de l'Atlantique pour participer à la réduction de la poche de Royan avant de retourner auprès de la 2e DB en Allemagne où il termine la guerre avec le grade d'adjudant-chef[2].
Après-guerre
De retour à la vie civile, il s'installe à La Rochelle comme dépanneur radio[3]. Jacques Fitamant meurt le à Libourne et est inhumé à Saint-Pierre-d'Eyraud en Dordogne[1].