Jacques Karpo
metteur en scène français
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Jacques Karpo (1941-1991) est un metteur en scène d'opéra français qui a dirigé l'Opéra municipal de Marseille pendant 17 ans.
| Directeur artistique (en) Opéra municipal de Marseille | |
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Jacques Karpowitz |
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Carrière
Jacques Karpo est né en à Toulouse. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie en Floride, à Sarasota[1], puis se forme au piano et au violoncelle à New-York[2]. À San Francisco, entre 1971 et 1980, il se forme à la mise en scène aux côtés de Jean-Pierre Ponnelle et travaille dans le domaine du cinéma et du théâtre.
En 1972, il s'engage auprès de l'Opéra de Marseille, dont il devient peu après le directeur à l'âge de 33 ans[3], tout en continuant à proposer des mises en scène, dans la ville phocéenne comme dans de nombreux opéras du monde entier et en particulier à l'opéra de San Francisco. Au total, il signe près d'une cinquantaine de productions[4], notamment aux Chorégies d'Orange.
Il dirige l'Opéra de Marseille jusqu'à sa mort et laisse une « trace indélébile »[5], faisant de ce théâtre municipal une scène qui compte en France et en Europe[6]. Karpo attire en effet certains des plus grands chanteurs du monde (Alfredo Kraus, José Van Dam, Léonie Rysanek, Leo Nucci, Rockwell Blake, entre autres) et contribue à faire connaître de jeunes artistes français comme Martine Dupuy. Appuyé sur le cœur du répertoire (Verdi[7], Puccini, etc) qui fidélise le public, et en collaboration avec le directeur musical János Fürst, Karpo élargit l'horizon en proposant des œuvres de Richard Strauss[8] (Elektra, 1980), Antonín Dvořák (Rusalka, 1982)[9] et Leoš Janáček. Il donne en 1984 la première en France de l'opéra de Darius Milhaud Christophe Colomb dont il assure la mise en scène[10],[11],[12].
En décembre 1983, le ministère de la Culture et le conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur confient à Jacques Karpo la direction unifiée des deux Centres d'insertion professionnelle d'art lyrique qui préexistaient (l'un à Nice pour les solistes, l'autre à Marseille pour les choristes)[13].
Il meurt à Marseille, le 24 septembre 1991 d'une infection à la suite d'une greffe du poumon[1].
Hommage
Un hommage lui est rendu en 2006 par la ville de Marseille en donnant son nom à un espace du foyer de l'Opéra municipal[14].