Jacques Marchais

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Décès
(à 70 ans)
Paris 14e
Nom de naissance
Jacques Bernard Michel Hubert Monmarché
Nationalité
Jacques Marchais
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Biographie
Naissance
Décès
(à 70 ans)
Paris 14e
Nom de naissance
Jacques Bernard Michel Hubert Monmarché
Nationalité
Activité
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Genre artistique
Distinction

Jacques Marchais, né Jacques Monmarché le à Tours et mort le à Paris 14e, est un chanteur, comédien, musicien et poète français, figure marquante de la chanson Rive gauche dans les années 1960[1].

Il commence à chanter au cabaret La Colombe, devient l'un des piliers du cabaret littéraire La Contrescarpe, obtient à plusieurs reprises le Grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros et effectue de nombreuses tournées en Europe et aux États-Unis[2]. En 1974, il est l'interprète principal de l'album Pour en finir avec le travail, disque culte de chansons révolutionnaires détournées produit par Jacques Le Glou avec la participation de Guy Debord[3].

Formation et débuts au théâtre

Jacques Marchais se forme au métier de comédien dans le cours de Raymond Girard, professeur de théâtre réputé dont les élèves comptent notamment Jean-Paul Belmondo et Jean Rochefort[4].

Le , il participe à la création de la pièce La Maison d'os de Roland Dubillard, mise en scène par Arlette Reinerg au Théâtre de Lutèce[5],[6]. La distribution comprend notamment Romain Bouteille, Marc Eyraud, Denise Peron et Jacques Seiler[4].

Cabarets de la Rive gauche

Arrivé « par hasard, guitare à la main, à La Contrescarpe »[4], Jacques Marchais devient rapidement l'un des piliers de ce célèbre cabaret littéraire parisien. Il se produit également à La Colombe, cabaret fondé par Michel Valette, lieu de passage de Guy Béart, Raymond Lévesque et Pia Colombo[2].

Au sein de ce milieu, il côtoie des artistes tels qu'Hélène Martin, Francesca Solleville, Jean Vasca, James Ollivier et le comédien suisse Bernard Haller[4]. Il travaille avec des figures du monde de la chanson poétique comme Albert Lévi-Alvarès, directeur du label BAM, et le poète Luc Bérimont[2].

Durant cette période, la qualité des spectacles de La Contrescarpe attire l'attention de la Société Radio-Canada, qui consacre une émission télévisée au groupe des « Contrescarpes », comprenant Jacques Marchais, Bernard Haller et Francesca Solleville, présentés comme les « favoris du Tout-Paris »[4].

Répertoire poétique

Jacques Marchais se distingue par son interprétation de textes poétiques exigeants. Il chante notamment les œuvres de Bernard Dimey, Louis Aragon, Luc Bérimont, Pierre de Ronsard, Léo Ferré et Jean Vasca[7].

Son interprétation de Sortilèges de Bernard Dimey lui vaut le Grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros[2],[8]. En 1968, il enregistre On a chanté les voyous, album consacré à un répertoire de chansons de taulards de la Belle Époque[9]. En 1973, il enregistre treize chansons du poète québécois Gilles Vigneault[2].

Pour en finir avec le travail (1974)

En , les Éditions Musicales du Grand Soir publient l'album Pour en finir avec le travail – Chansons du prolétariat révolutionnaire, vol. 1, produit par Jacques Le Glou[3]. Le disque rassemble des chansons révolutionnaires anciennes et des détournements de chansons populaires, selon les principes de l'Internationale situationniste[10].

Jacques Marchais en est l'interprète principal masculin, aux côtés de Jacqueline Danno (créditée sous le pseudonyme de Vanessa Hachloum) et Michel Devy[3]. Guy Debord est l'auteur de deux chansons du disque (La Java des Bons-Enfants et Les Journées de Mai) ainsi que des notices historiques détournées accompagnant les textes[11].

La correspondance de Guy Debord, publiée chez Fayard, témoigne de l'estime du philosophe pour l'interprète. Le , Debord écrit à Gianfranco Sanguinetti à propos des maquettes d'enregistrement qu'il qualifie de « plus belles chansons jamais mises sur disque »[10]. Le , dans une lettre à Jacques Le Glou, au sujet d'une nouvelle chanson à enregistrer, il affirme que « si Marchais la chante, ce sera un tube »[11].

Le disque, devenu un objet de collection, est réédité en CD en 1998 puis en 2008 sous le titre Les Chansons radicales de Mai 68 (EPM)[3], puis en 2014 dans un coffret intitulé « Mai 68 »[4].

Parmi les titres les plus marquants interprétés par Marchais figurent :

Dernières années

Son dernier disque, Un air dans l'air (AFC Disques, 1985), est son album le plus personnel : à l'exception de deux poèmes de Jules Laforgue, il en a écrit toutes les paroles, avec les arrangements et la direction artistique de Gary Peterson[4],[12].

Par la suite, il se consacre à des activités de voix off et de doublage[4]. Il est également connu comme collectionneur[4].

Jacques Marchais meurt le à Paris[13],[14].

Discographie

Albums

  •  : La Contrescarpe (premier microsillon)
  •  : Chanson pour la nommer (BAM, EX 624)[9]
  •  : Récital no 1
  •  : Quand Biron voulut danser (BAM, EX 644)[9]
  •  : On a chanté les voyous (Disques Vogue, CLVLX 329)[9]
  •  : Récital no 2 (BAM, C 432)[9]
  •  : La Fine Fleur de la Chanson Française no 10 (BAM, C 509)
  •  : Un jour viendra couleur d'orange (avec Hélène Martin, Cavalier, CVR LM 85)[9]
  •  : Treize chansons de Gilles Vigneault
  •  : Pour en finir avec le travail (Éditions Musicales du Grand Soir) — interprète principal[3]
  •  : Écologia (L'Escargot, ESC 358)[9]
  •  : Un air dans l'air (AFC Disques)[12]

Collaborations

  •  : Nativité d'Hélène Martin — interprète de « Bonjour du fauve » et « Chanson de Joseph »[4]

Compilations posthumes

  •  : Pour en finir avec le travail (réédition CD, EPM)
  •  : Les Chansons radicales de Mai 68 (réédition CD digipack, EPM)[3]
  •  : Mai 68 (coffret)[4]
  •  : Ils ont toujours chanté les problèmes de la société (compilation, Socadisc)

Théâtre

Distinctions

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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