Jacques Pernet
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| Nom de naissance |
Jacques Charles Jean Pernet |
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Haut fonctionnaire, militaire, résistant |
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| Distinction |
Jacques Pernet, né le à Besançon et mort le à La Rochelle, est un militaire, résistant et haut fonctionnaire français, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Jacques Pernet naît le , à Besançon, d'un père officier des Haras[1]. Après ses études, il travaille au comptoir national d'escompte de Paris où il est inspecteur des agences coloniales et étrangères[2]. En 1937, il effectue son service militaire au sein du 9e régiment de zouaves à Alger[3].
Seconde Guerre mondiale
Lors de la mobilisation de 1939, il est affecté au 225e régiment d'infanterie avec le grade d'aspirant[2]. À l'issue de la bataille de France, refusant la défaite, il s'enfuit vers l'Angleterre et s'engage dans les forces françaises libres le [2]. Promu lieutenant, il rejoint alors les rangs de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) avec laquelle il participe à l'expédition de Dakar en [4]. Après la campagne du Gabon en octobre et novembre suivants, il part pour l'Érythrée où, pendant la campagne d'Afrique de l'Est, il prend part à la bataille de Keren[2]. Il combat ensuite lors de la campagne de Syrie en puis pendant la guerre du désert où il est engagé dans la bataille de Bir Hakeim en mai et [2]. Lors de cette dernière, au moment de l'attaque menée par la division italienne Ariete le , son commandement efficace permet à sa section de mettre hors de combat et de capturer un grand nombre d'ennemis[2]. Le , à la fin de cette même bataille, il participe activement au succès de l'évacuation du poste en protégeant la colonne française et en faisant un grand nombre de prisonniers ennemis[2].
Après une période de repos à Alexandrie, Jacques Pernet et la 13e DBLE combattent dans la région d'El-Alamein[2]. Lors d'une action à Nag Rala le , il prend le commandement de sa compagnie à la suite de la grave blessure de son capitaine[3]. Après un séjour à Tobrouk, la 13e DBLE stationne en Tunisie à partir d' et s'y entraîne en vue d'un débarquement en Italie[2]. Promu capitaine, il s'illustre lors de la campagne d'Italie, notamment le où lors des combats de Monte Leucio, il repousse au corps-à-corps trois attaques ennemies[2].
Après-Guerre
Après le conflit, Jacques Pernet s'engage dans une carrière administrative[3]. D'abord Sous-préfet de Savoie, il devient ensuite directeur de l'administration générale au ministère des anciens combattants[2]. En 1961, il est nommé Directeur-général de l'Office national des combattants et des victimes de guerre et est parallèlement membre du conseil de l'Ordre de la Libération à partir de 1969[5],[2].
Jacques Pernet meurt le à La Rochelle et est inhumé à La Roche-Canillac en Corrèze[3].