Jacques Petitjean (résistant)

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Jacques Petitjean, né le à Thieffrans et mort le à Besançon, est un militaire, résistant et fonctionnaire français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Enfant d'un couple de minotiers, Jacques Petitjean naît le à Thieffrans, en Haute-Saône[1]. Il débute des études de médecine avant d'être rattrapé par la mobilisation de 1939[1].

Seconde Guerre mondiale

Affecté au 16e régiment d'artillerie divisionnaire de Clermont-Ferrand, il est détaché à l'école d'artillerie de Fontainebleau dont il suit la retraite vers Poitiers au cours de la bataille de France[2]. Le , deux jours après avoir été promu aspirant, il prend connaissance de l'appel du général de Gaulle et décide de s'évader vers l'Angleterre[2]. Le , au Verdon-sur-Mer, il embarque sur le paquebot britannique Delius[2]. Arrivé en Grande-Bretagne, au camp d'Aldershot, il s'engage dans les forces françaises libres (FFL) pour lesquelles il participe à l'organisation de l'artillerie[3].

Après avoir participé à l'expédition de Dakar en puis avoir séjourné quelque temps au Cameroun, il part pour l'Érythrée où il est engagé dans la campagne d'Afrique de l'Est au début de l'année 1941[2]. En juin de cette même année, il se trouve au Levant pour la campagne de Syrie[2]. Promu sous-lieutenant, il est affecté au 1er régiment d'artillerie FFL (1er RAFFL) du chef d'escadron Laurent-Champrosay avec lequel il participe à la guerre du désert[2].

Après la bataille de Bir Hakeim en mai et puis la seconde bataille d'El Alamein en octobre et novembre de la même année, il participe à la campagne de Tunisie au début de l'année 1943[3],[2]. S'ensuit une période de repos et d'entraînement à l'issue de laquelle il débarque en Italie en avec la 1re division française libre (1re DFL) dont fait partie le 1er RAFFL[2]. Pendant cette campagne d'Italie, il participe à la bataille du Garigliano[1]. Il prend ensuite part au débarquement de Provence en accostant à Cavalaire le et est engagé dans la bataille de Toulon[2]. Suivant l'avancée de la 1re DFL, il participe à la libération de la France jusqu'au Nord-Est où a lieu la bataille des Vosges[2]. Au cours de celle-ci, Jacques Petitjean est détaché au 1er bataillon de légion en tant qu'officier de liaison d'artillerie[2]. Face à la difficulté de régler des tirs d'artillerie dans une zone de forêt, il se porte lui-même au plus près des lignes ennemies afin d'y faire des relevés et regler efficacement les tirs[2]. Le , lors de la réduction de la poche de Colmar, il est blessé au bras[1]. Rapidement rétabli, il rejoint son unité qui combat dans les Alpes-Maritimes[1]. C'est là qu'il termine la guerre avec le grade de capitaine[1].

Après-Guerre

Après le conflit, Jacques Petitjean se reconverti dans l'administration en suivant les cours de l'École nationale de la France d'outre-mer[2]. Jusqu'en 1958, il effectue plusieurs séjours en Indochine comme chef de cabinet du général de Lattre de Tassigny et reprend brièvement du service en , lorsqu'il remplace un chef de province tué dans une embuscade[2]. En 1958, il est affecté à Quito, en Équateur, où il est conseiller aux affaires étrangères, fonction qu'il occupe ensuite en métropole à la Direction d'Orient du Quai d'Orsay[2]. Parallèlement, il est président de la section Haute-Saône de l'Association des Français Libres[1].

Jacques Petitjean meurt le à Besançon et est inhumé à Chassey-lès-Montbozon, dans son département natal[1].

Décorations

Références

Voir aussi

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