Jane Derval

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Autres noms
Jeanne Derval
Nationalité
Jane Derval
Jane Derval - Collection Nilsson[1]
Biographie
Naissance
Décès
Autres noms
Jeanne Derval
Nationalité
Activités

Victorine Jeanne Gustin, connue sous le nom de scène de Jane Derval, née le à Paris dans le 18e arrondissement et morte le dans cette même ville, dans le 16e arrondissement, est une artiste de music-hall, danseuse des Folies-Bergère et demi-mondaine de la Belle Époque[2].

Victorine Jeanne Gustin, née le dans le 18e arrondissement de Paris, est la fille de Hubert Alexandre Gustin, marchand de confection, et de Louise Désirée Lafosse[3]. Elle a un frère, écuyer de l'hippodrome, assassiné en 1900[4].

Elle débute, à seize ans, au concert Duclerc,16 bis rue Fontaine, puis est engagée au casino de Royat, sous la direction de Paul Bourdeille. Elle crée La Peur des coups, au théâtre Pompadour[5] où elle exécute un « déshabillé de théâtre », ancêtre du strip-tease, crée par Blanche Cavelli, en 1894[6].

Germaine Thouvenin, Mlle Morlange, princesse de Ratazzi, Liane de Lancy, Jane Derval, dessin de Sem.

Elle fréquente le Palais de glace, endroit à la mode où se produisent les théâtreuses et les demi-mondaines comme Liane de Lancy, Eugénie Fougère, Berthe d’Egreville, Nine Derieux, Clémence de Pibrac[7],[8],[9]...

Elle pose légèrement vêtue pour la série de photographies de Reutlinger, La Journée de la Parisienne, parue dans Le Panorama, volume Paris s'amuse[a],[10],[11].

En 1899, elle fait la réouverture des Folies-Bergère, dans une exhibition avec un cochon dressé en liberté[12],[13],[14].

En 1902, elle joue dans la Revue des Folies Bergère, de Victor de Cottens et des frères Isola avec Louise Balthy, Gobin, Fragson, Clémence de Pibrac, Marguerite Deval, La Belle Otéro, Paul Fugère[15],[16],[17], un spectacle qui atteint sa 100e représentation[18]. En décembre, sa fortune faite, elle liquide ses bijoux et son mobilier du 5 de la rue d'Offemont[19],[20],[21].

En 1904, elle joue le rôle de la commère dans la Revue des Folies Bergère[b],[22].

En 1909, elle est citée comme témoin, avec son ex-amant, Jean Delpech, dans l'affaire Marix, capitaine du conseil de guerre qui monnayait des exemptions et révisions pour les appelés du contingent[23],[24],[25],[26],[27].

En 1911, Jane Derval se retire de la scène parisienne pour ouvrir un institut de beauté, 103 rue La Boétie, puis, en 1919, une parfumerie 84 rue des Petits-Champs[28],[29],[30].

Jeanne (Jane) Derval meurt chez son amie Liane de Lancy[réf. nécessaire] le , dans le 16e arrondissement de Paris[31]. Elle est incinérée au cimetière du Père-Lachaise, le suivant. Ses biens sont mis en vente en [32]. En , les parents de Jeanne Derval déposent plainte contre Liane de Lancy, pour détournement d'héritage[33]. L'affaire qui devait être jugée en [34], n'est plus évoquée dans la presse par la suite.

Revues, théâtre

Jane Derval, Folies-Bergère, 1904

Iconographie

Notes et références

Voir aussi

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