Jean-Baptiste Herbin-Dessaux
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| Jean-Baptiste Herbin-Dessaux | ||
Portrait de Jean-Baptiste Herbin-Dessaux en uniforme de général de brigade, peint par Hortense Haudebourt-Lescot à Rome en 1807. Les décorations ont été modifiées à la Restauration par l’ajout de la croix de Saint Louis et le port en sautoir de l’insigne de commandeur de la Légion d’honneur. | ||
| Naissance | Jonval, France |
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| Décès | (à 66 ans) Balan, France |
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| Origine | Français | |
| Allégeance | ||
| Arme | infanterie | |
| Grade | Lieutenant-Général | |
| Années de service | 1775 – 1816 | |
| Commandement | 7e division militaire | |
| Conflits | Guerres de la Révolution Guerres napoléoniennes |
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| Faits d'armes | combats d'Épierre Petit Mont-Cenis bataille de Lonato bataille de Castiglione bataille de Marengo bataille de Caldiero |
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| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de l'Ordre de la Couronne de fer Chevalier de Saint-Louis |
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| Autres fonctions | Commandant militaire du département des Ardennes Député des Ardennes |
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Jean-Baptiste Herbin-Dessaux, né le à Jonval (Ardennes)[1] et mort le à Balan (Ardennes)[1], est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Simple lieutenant au moment de la Révolution, il s'élève rapidement dans les grades grâce à ses qualités militaires d'une part, et à l'émigration des officiers aristocrates, d'autre part. Il sert dans les armées de la République, dans les Alpes et dans l'Armée d'Italie. Il devient général en 1800 et continue à exercer son commandement en Italie sous le Premier Empire. Mis à la retraite en 1809, il reprend du service en 1812, et participe en 1813 et 1814 à la défense du territoire national[2].
Suivant l'exemple familial, il opte très jeune pour la carrière des armes et entre comme soldat le dans le régiment du Roi ou Royal-infanterie, le régiment où son père est chef de bataillon. Il participe aux campagnes de 1781 et 1782 contre les Anglais, sur les côtes de Bretagne, sous les ordres du marquis de la Rozière. Ces combats sont concomitants à la Guerre d'indépendance américaine. La France, qui soutient les colons américains, affronte les Anglais en différents endroits du globe dont les côtes françaises et les îles de Jersey et Guernesey. Sous-lieutenant le , il devient lieutenant le .
Officier de l'armée d'Italie
Son régiment devient le 23e régiment d'infanterie de ligne. Il est promu capitaine le et prend le commandement d'une compagnie de grenadiers le suivant. De 1792 à l'an V, Il est un des officiers des armées des Alpes et d'Italie[3].
Pendant la campagne de 1793, le général en chef lui confie le commandement d'un bataillon de grenadiers. Justifiant cette confiance, le capitaine Herbin se distingue aux combats d'Épierre (en) (commune de Maurienne) les 13 et , ainsi qu'à la reprise du col de la Madeleine. Il contribue aux succès qu'obtient une armée de la République soumise à de rudes conditions : mal habillés, les hommes souffrent du froid. Le 24 floréal an II (), commandant une colonne à l'attaque du Petit Mont-Cenis, il joue un rôle décisif dans la prise de cette position en s'emparant des premières batteries de l'ennemi et en redirigeant leurs tirs contre lui, portant la confusion dans ses rangs[4]. Sa conduite dans cette journée lui vaut l'estime et les suffrages des généraux présents à l'affaire[1], d'autant que le même assaut tenté quelques semaines auparavant avait échoué. Le 26 du même mois () le capitaine Herbin est nommé adjudant-général chef de brigade par les représentants du peuple en mission à l'armée des Alpes.
Confirmé dans son grade par arrêté du gouvernement du 16 brumaire an III, il est affecté le 25 prairial suivant () à l'état-major général de l'armée d'Italie, commandée par le général Schérer. Quelques mois plus tard, Napoléon Bonaparte succède à Schérer. Herbin se fait remarquer par Bonaparte au siège de la citadelle de Milan et aux combats contre les troupes autrichiennes de Wurmser en (thermidor an IV), marqués notamment par les batailles de Lonato et de Castiglione.
Ayant reçu plusieurs coups de fusil, il est toutefois réformé le 28 ventôse an V (). Il s'est marié quelque temps auparavant avec une jeune femme de la Haute-Savoie (et plus précisément de Viuz-en-Sallaz) dont il aura trois enfants. Mais un arrêté du Directoire exécutif, du 24 germinal suivant le maintient en activité, et le 11 fructidor de la même année, il est employé dans la 8e division militaire. Il passe, le 6 germinal an VI, dans la 7e division, département du Mont-Blanc.
Le 16 thermidor an VII (), à la tête de ses troupes, il reprend les postes retranchés de Belvéder et de la Tuille, au Petit-Saint-Bernard[3].

Nommé général de brigade le 7 germinal an VIII (), et employé à l'armée de réserve le 14 du même mois, il est mentionné pour sa contribution à la bataille de Marengo. Chargé à nouveau du commandement du Mont-Blanc (7e division militaire) le 7 brumaire an IX, il est fait membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, et commandeur de l'Ordre le 25 prairial suivant ().
Général sous le Premier Empire

En vertu de l'article 99 de l'acte des Constitutions de l'Empire, il est déclaré membre du collège électoral (ou Grand Électeur) du département des Ardennes. Le 13 fructidor an XIII (), il se voit confier à nouveau le commandement d'une brigade dans l'armée d'Italie commandée par le maréchal Masséna. Lui-même est rattaché au général de division Duhesme.
Le 8 brumaire an XIV () les deux régiments d'infanterie de ligne qu'il commande participent à la bataille de Caldiero. Ce combat, ensanglanté et indécis, se termine finalement par la retraite des Autrichiens. Dès lors l'Archiduc Charles qui commande les troupes autrichiennes en Italie tente de remonter vers le Nord, inquiet de la progression de l'Empereur Napoléon en Allemagne et Autriche, et poursuivi par les troupes françaises de Masséna.
Le général Herbin ou Herbin-Dessaux [5] continue de servir à l'armée d'Italie pendant les années 1806, 1807 et 1808. Il est nommé chevalier de la Couronne de Fer le , et est autorisé le à rentrer dans son foyer pour y attendre le règlement de la pension de retraite qui lui est accordée le suivant. Le , comme président de la députation du collège électoral du département des Ardennes, il est admis à une audience de l'Empereur.
Rappelé à l'activité le , comme commandant la levée en masse du département des Ardennes, le général Herbin-Dessaux est investi du commandement de la 2e division militaire le suivant. Il s'emploie à former et équiper les troupes réduites dont il peut disposer[3].