Jean-Bernard Ney
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Bettembourg (Luxembourg)
Cadaujac (Gironde)
| Jean-Bernard Ney | |
| Naissance | Bettembourg (Luxembourg) |
|---|---|
| Décès | (à 81 ans) Cadaujac (Gironde) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Armée de l'air |
| Grade | |
| Années de service | 1942 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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Jean-Bernard Ney, né le à Bettembourg et mort le à Cadaujac, est un militaire, résistant et agriculteur luxembourgeois, Compagnon de la Libération. Jeune résistant dans son pays, il se rallie à la France libre et, en tant que navigateur aérien, participe aux combats en France, aux Pays-Bas et en Allemagne.
Jeunesse et engagement
Jean-Bernard Ney voit le jour le à Bettembourg, au Luxembourg[1].
Seconde Guerre mondiale
Après l'invasion du Luxembourg en 1940, Jean-Bernard Ney ne supporte pas l'occupation allemande[1]. Âgé de seulement 18 ans, il entre en résistance et organise l'évasion de prisonniers de guerre français et belges[2]. Son activité est repérée par les Allemands qui l'arrêtent et le transfèrent à Trèves[2]. Il parvient cependant à s'évader le et retourne au Luxembourg[3]. Tentant de passer en Espagne, il traverse la France et se fait arrêter par la garde mobile le alors qu'il est en vue de la frontière[3]. Emprisonné à Perpignan, il parvient à nouveau à s'évader[3]. Les Pyrénées franchies, et après une nouvelle arrestation et trois mois de prison en Espagne, il arrive à Gibraltar d'où il embarque pour l'Angleterre[3],[2].
Malgré sa nationalité luxembourgeoise, il s'engage dans les forces aériennes françaises libres le et, après une formation de navigateur, est affecté au Groupe de bombardement Lorraine avec lequel il participe à 76 missions de bombardement au-dessus de la France et des Pays-Bas[2]. Le , il participe au débarquement de Normandie en effectuant des missions de protection par écrans de fumée des troupes au sol[3]. Promu sous-lieutenant, il est blessé en lors d'un atterrissage en catastrophe, son appareil ayant été touché par la Flak[2]. Remis sur pied, il rejoint son unité et participe à l'invasion de l'Allemagne[2].
Après-Guerre
Après la guerre, Jean-Bernard Ney part pour le Congo belge pour devenir fermier et se spécialise dans l'élevage de porcs[1]. Il revient en France en 1958 et s'installe à Boulazac,en Dordogne, pour poursuivre son activité d'agriculteur[2],[4].
Jean-Bernard Ney meurt le à Cadaujac, en Gironde[2]. Ses cendres ont été dispersées dans son domaine de Dordogne[4].