Jean-Christophe Angaut

maître de confé­ren­ces en phi­lo­so­phie et spécialiste de la pensée de Michel Bakounine auquel il a consacré sa thèse de doctorat From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Christophe Angaut, né le , est maître de conférences en philosophie à l'École normale supérieure de Lyon.

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Jean-Christophe Angaut
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Michel Senellart (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Conférencier et auteur de nombreux textes sur le sujet[pas clair], il est un des spécialistes contemporains de l'œuvre de Mikhaïl Bakounine.

Biographie

Ses travaux portent sur les courants socialistes, communistes et anarchistes, la philosophie politique et plus particulièrement la pensée de Michel Bakounine, à laquelle il a consacré sa thèse de doctorat.

En , il présente une thèse de doctorat en philosophie à l'Université Nancy-II, sous la direction de Michel Senellart, sur le thème « Liberté et histoire chez Michel Bakounine »[1],[2].

De sensibilité libertaire, il est membre du collectif de rédaction de la revue anarchiste Réfractions[3]

Traducteur

Il est, par ailleurs, l’auteur de la première traduction française intégrale[4] d’un des livres pionniers de la critique des tendances oligarchiques à l’œuvre dans les partis politiques à visée démocratique, publié pour la première fois en 1910 par le sociologue allemand Robert Michels : « Sociologie du parti dans la démocratie moderne. Enquête sur les tendances oligarchiques de la vie des groupes » (Gallimard, 2015)[5].

Positions critiques

Libertaire et/ou anarchiste

« Libertaire et anarchiste constituent plutôt les deux faces, positive et négative, d’un même engagement : l’affirmation, d’un côté, que tout doit procéder de la liberté humaine et la promouvoir, le refus, d’autre part, de toute forme de domination ou d’autorité. La dimension sulfureuse du qualificatif « anarchiste » a été renforcée ces dernières années, notamment en France, par son usage policier, dans un contexte où la surveillance et la répression d’une prétendue « mouvance anarcho-autonome » font partie des priorités des institutions de renseignement intérieur. » (2011)[6]

Action directe

En 2009, il précise que « la notion d'action directe, telle qu’elle est élaborée à la fin du XIXe siècle, désigne une action menée directement par ceux qui sont concernés, indépendamment de toute médiation étatique (par exemple une grève générale expropriatrice, menée par les intéressés et qui consiste à mettre directement en place un autre mode de production, est une action directe ; un assassinat qui prétend défier le pouvoir d’État pour en préparer la conquête n’est pas une action directe). »[7].

Spontanéisme

En 2005, parlant du spontanéisme révolutionnaire de Bakounine il le définit comme reposant « sur une conception large de la spontanéité, qui, loin de signifier un mouvement dénué de conscience, inclut au contraire l'action révolutionnaire comme son moteur. La spontanéité signifie négativement le rejet de toute forme de transcendance, idéologique ou politique ; positivement, elle renvoie à la capacité d'une entité à connaître un développement autonome. »[8]

Publications

Ouvrages (sélection)

Participations à des ouvrages collectifs

  • Olivier Agard, Françoise Larillot, Max Stirner, L’Unique et sa propriété : lectures critiques, L’Harmattan, 2017.
  • Jean-Christophe Angaut, Stirner et l’anarchie pp. 205-223, [lire en ligne].

Préfaces et annotations

  • Michel Bakounine, Considérations philosophiques sur le fantôme divin, sur le monde réel et sur l’homme, Genève, Éditions Entremont, 2011.

Articles (sélection)

  • Critique des parlements et critique de l’intérêt général dans « La théologie politique de Mazzini » de Bakounine, Astérion, 17|2017, [lire en ligne], DOI 10.4000/asterion.3064.
  • Jean-Christophe Angaut, "Robert Michels et la critique sociologique des partis, de Foucault à Bourdieu", site Grand Angle libertaire, ; en ligne

Documentaire

Traduction

  • Robert Michels, Sociologie du parti dans la démocratie moderne : enquête sur les tendances oligarchiques de la vie des groupes, Gallimard, 2015[13]

Notes et références

Voir aussi

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