Normand Baillargeon

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Naissance (67 ans)
Valleyfield (Canada)
OrigineCanadien
Type de militanceécrivain
essayiste
chroniqueur
historien de l'anarchisme
activiste du « Collectif pour une éducation de qualité »
Normand Baillargeon
Normand Baillargeon en 2017.
Normand Baillargeon en 2017.

Naissance (67 ans)
Valleyfield (Canada)
Origine Canadien
Type de militance écrivain
essayiste
chroniqueur
historien de l'anarchisme
activiste du « Collectif pour une éducation de qualité »
Cause défendue Scepticisme scientifique[1], anarchisme[2]

Normand Baillargeon, né le à Valleyfield (aujourd'hui Salaberry-de-Valleyfield), est un enseignant et philosophe québécois[3].

Professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) de 1989 à 2015, chroniqueur pour différents médias alternatifs et à Radio-Canada de 2011 à 2016, il est aussi philosophe, essayiste[4], militant libertaire[5],[6] et anarcho-syndicaliste.

Enseignement et publications

Né en [3], Normand Baillargeon a vécu en Afrique (Cameroun et Sénégal) durant sept ans, entre 1962 et 1971 — son père y enseignait les mathématiques et l'anglais. Revenu au Québec, il étudie la philosophie et l'éducation, obtenant un doctorat dans chacune de ces disciplines.

De 1979 à 1989, il enseigne la philosophie dans divers collèges d'enseignement général et professionnel (cégeps), avant de passer à l'UQAM, où il enseigne les fondements de l'éducation à de futurs enseignants québécois.

En 1999, il publie son premier essai, Anarchisme, qui rencontre un succès de librairie et provoque de nombreuses inscriptions à son cours sur le même sujet à l'UQAM[7].

Au milieu des années 2000, il écrit et publie Petit cours d'autodéfense intellectuelle, un livre sur l'éducation à la pensée critique pour lequel il remporte le prix Québec Sceptique 2005. La même année, il fonde, avec Bernard Cloutier et Michel Virard, l'Association humaniste du Québec[8],[9].

Il a été un des fondateurs du Collectif pour une éducation de qualité[10], qui s'oppose au renouveau pédagogique (anciennement « la réforme de l'éducation ») qui se met alors en place dans les écoles québécoises.

À l'automne 2015, il quitte son poste à l'UQAM, invoquant des désaccords sur trop de plans avec ses collègues en éducation[11]. En décembre 2023, il refuse que l'UQAM le mette en nomination pour un Prix du Québec invoquant, entre autres, des années de harcèlement professionnel subies dans son département.

Apparitions médiatiques

Normand Baillargeon a participé à différents médias alternatifs parmi lesquels AO! Espace de la Parole, la revue de philosophie Médiane – aujourd'hui disparue –, dont il est un des fondateurs, et le mensuel Le Couac pour lequel il écrit de 1997 à 2007. Il a aussi participé à Bazzo.tv, sur les ondes de Télé-Québec.

De 1994 à 1999, il est chroniqueur au quotidien Le Devoir, d'abord en éducation, puis en politique.

Il collabore à la revue À bâbord !, de ses débuts en 2004 jusqu'en 2017, où il tient une chronique sur l'éducation et pour laquelle il a dirigé de nombreux dossiers.

Il intervient dans le film Le Gambit du fou de Bruno Dubuc, sorti en 2002, dans le documentaire Chomsky et Cie, sorti en 2008, et dans L'Encerclement de Richard Brouillette, sorti en 2009.

Entre 2009 et 2016, il collabore de manière épisodique au mensuel français Philosophie Magazine[12].

De 2009 à , il tient la chronique « Essais » de la revue Les libraires.

De 2011 jusqu'à 2016, il a animé diverses chroniques radiophoniques hebdomadaires à l'émission généraliste Dessine-moi un Dimanche, animée par Franco Nuovo à Radio-Canada Première[13].

À compter de 2015 et jusqu'à 2018 il tient une chronique dans le magazine Québec Science.

De 2012 à 2015, il écrit à diverses fréquences des textes pour le journal Voir[14].

En 2016, il participe au documentaire Ni Dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme de Tancrède Ramonet.

Il a été conseiller dramaturgique pour l'opéra The Wall, sur l'œuvre de Pink Floyd, mise en scène par Dominic Champagne.

En 2017 et en 2018, il tient une rubrique intitulée « Science critique » à l'émission sur la science de Radio-Canada, Les Années-Lumière.

Depuis le début de l'année 2019, il tient une chronique sur les questions liées à l'éducation dans le journal Le Devoir[15]. Il démissionne de ce poste en .

Du au , Radio-Canada première diffuse quatre émissions de la grande série: Les grandes idées du XXe siècle, qu'il a conçue et qu'il anime. Elles sont consacrées à : l'écologie, l'économie, l'intelligence artificielle et l'éducation et sont réalisées par Jérôme Leclerc[16].

En , pendant la pandémie de Covid-19, il publie un nouveau livre, Devoirs d'éducation, un recueil de textes écrits de sa main dans divers périodiques québécois (Le Devoir, Québec science...) dans lequel il critique la prolifération générale du dénialisme, tant sur le plan de la santé que de l'environnement et de l'histoire, qu'il attribue à un système d'éducation dépassé et élitiste ayant besoin de réformes par l'entremise d'un rapport Parent réactualisé[3]. Le livre a d'ailleurs été préfacé par le dernier auteur du rapport Parent encore en vie, le sociologue Guy Rocher[3].

Depuis , il collabore régulièrement à Vaste Programme.

Distinctions

Il a été invité d'honneur du Marché de la poésie en 2008; invité d'honneur du salon du livre de Montréal en 2014; président d'honneur du salon du livre de Rimouski en 2016; invité d'honneur du salon du livre de Québec en 2018; président d'honneur du Salon du livre de l'Estrie en 2018; président d'honneur du Salon du livre de Trois-Rivières en 2019; invité du Salon du livre de la péninsule acadienne en 2019.

En 2006, il remporte le prix Québec Sceptique pour son Petit cours d'autodéfense intellectuelle.

En , il remporte le prix Pierre-Vadeboncoeur pour son essai La dure école.

En 2017, il remporte le prix Léo-Guindon, remis par l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

En 2018, il est nommé membre du Conseil de l'Ordre de l'excellence en éducation du Québec et Membre émérite de cet ordre.

En 2018, il est lauréat de l'argent de Les lauréats des saveurs du Canada / Taste Canada Awards, dans la catégorie « Narrations culinaires » pour son livre : À la table des philosophes.

En 2019, il reçoit le prix Hibou, décerné par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

Depuis 2019, il dirige la collection Réminiscences, aux Presses de l'Université Laval.

En 2023, il est invité au Salon du livre de la péninsule acadienne et invité d'honneur au Salon du livre de Rimouski (Québec).

En 2024, il est nommé parrain de la Nuit de la poésie de Saint-Venant de Paquette, dont Hélène Dorion est nommée marraine[17].

Commentaires

Selon le politologue Jean-Marc Piotte,

« Les ouvrages du philosophe Normand Baillargeon, écrits dans un style vif et limpide, sont imprégnés par la philosophie analytique, portés par les valeurs du Siècle des Lumières et les aspirations du courant anarchiste[18]. »

Avec charme, lucidité et expertise, ce "petit cours" conduit le lecteur, par étapes faciles, des dispositifs simples destinés à régenter l'esprit du public (pour reprendre les termes de l'un des fondateurs de l'industrie des relations publiques) aux modes plus subtils d'illusion et de tromperie qui nous inondent en permanence. L'ouvrage ne se contente pas d'exposer, bien que cela soit suffisamment précieux, mais fournit également des stratégies d'analyse des médias et de la propagande en général, un guide des ressources et une boîte à outils pour la recherche critique qui devrait être d'une grande utilité pour ceux qui espèrent comprendre un monde complexe qui est rendu encore plus obscur lorsqu'il est transmis par les prismes déformants de l'idéologie et de la doctrine.

Noam Chomsky, à propos du: Petit cours d’autodéfense intellectuelle.

« Lire ces quelque cinquante chroniques, qui ont alimentées les pages du DEVOIR  chaque semaine, offre une occasion unique de faire un large tour d'horizon de l'éducation et de notre système d'éducation à tous les niveaux,  de les considérer sous une grande variété d'angles et dethèmes. Et cela d'une manière stimulante, car Normand Baillargeon sait attirer et garder notre curiosité,  souvent avec une pointe critique qui vient opportunément ébranler nos certitudes et bousculer nos préjugés.

Qu'il recourt à la philosophie,  qu'il connait bien,   aux sources de la pédagogie ou à l'observation de faits vivants, ses chroniques sont toujours inspirantes. C'est ce qui fait de Normand Baillargeon un de nos principaux penseurs de l'éducation en général et de notre système d'éducation québécois en particulier.»

Guy Rocher, en préface à : Devoirs d’éducation.

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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