Jean-Ernest Odend'hal

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Décès (à 72 ans)
Bohars (France)
OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau de la France France
Jean-Ernest Odend'hal
Jean-Ernest Odend'hal
Jean Odend'hal en 1933.

Naissance
Brest (France)
Décès (à 72 ans)
Bohars (France)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme  Marine nationale
Grade Vice-amiral d'escadre
Années de service 1900 – 1943
Commandement Sans Souci
Enseigne Roux
6e escadrille de torpilleurs
Tourville
2e escadre légère
École de guerre navale
Mission navale française à Londres
Conflits Troisième guerre du Maroc
Première Guerre mondiale
Guerre du Rif
Deuxième Guerre mondiale
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur Grand officier de la Légion d'honneur

Jean-Ernest Odend'hal, né le à Brest et mort le à Bohars, est un officier de marine français. Il effectue toute sa carrière dans la Marine nationale et termine au grade de vice-amiral d'escadre.

Origine et jeunesse

Jean nait à Brest le . Il est le fils de Clara Baillet et d’un négociant, Prosper Odend’hal. Il est le demi-frère de l'explorateur Prosper Odend'hal (1867-1904)[1].

Le jeune lieutenant de vaisseau Jean-Ernest Odend'hal, en uniforme durant les années 1910.

Formation

Il entre à l'École navale en [2] et en sort aspirant de 1re classe en après une année passée sur le navire-école Duguay-Trouin[3].

Carrière militaire

Il sert alors en Extrême-Orient[4] sur le croiseur Pascal puis sur le cuirassé Redoutable. Enseigne de vaisseau (), il embarque sur le contre-torpilleur Bombarde[5],[6] en escadre du Nord et prend part en 1907 aux évènements sur les côtes du Maroc. Second du contre-torpilleur Fauconneau[7] en escadre de l'Atlantique (1909) puis en escadre du Nord sur le Branlebas[8], il devient[9] en 1909 officier de manœuvre et instructeur sur le navire-école de pilotage de la flotte Chamois[10]. En , il obtient un témoignage officiel de satisfaction du ministre[11].

Officier d'ordonnance de l'amiral de Marolles commandant la 3e escadre sur le Saint-Louis (1912)[12], il est nommé lieutenant de vaisseau en octobre puis aide de camp sur la Gloire de l'amiral Favereau (1913), commandant la 2e Escadre légère. En 1914, il commande[13],[14] le torpilleur 236 à Cherbourg puis est envoyé au 2e bureau de l’État-major général avec la charge des défenses des fronts de mer et de l'armement des bâtiments réquisitionnés.

En 1915, il sert à la division navale des bases du corps expéditionnaire d'Orient sur l'Eros, puis commande la canonnière Sans Souci à la division des patrouilles de l'Océan. Il devient en , aide de camp et chef du secrétariat[15] de l'amiral de Bon, chef d'état-major général de la Marine. Étienne Taillemite écrit à son sujet : « Dans ces fonctions très difficiles, il se révéla comme un officier d'état-major exceptionnel et rendit les plus grands services au moment de la conférence de la paix »[16].

Capitaine de corvette (), chef du 2e bureau en escadre de la Méditerranée orientale sur le cuirassé Provence, il prend part[17], de à , aux côtés de l'amiral de Bon, à la conférence navale de Washington.

Commandant[18] du torpilleur d'escadre Enseigne Roux à la division de la Manche et de la mer du Nord et capitaine de frégate en , il devient en 1923 pendant six mois chef d'état-major de l'inspecteur général des forces maritimes du Midi puis pendant trois ans chef d'état-major de l'amiral Docteur, commandant la division de la Manche et de la mer du Nord.

En 1926, il commande[19],[20] le Marocain et la 6e escadrille de torpilleurs détachée au Maroc et prend part aux opérations déclenchées par la guerre du Rif. Il devient, en 1928, élève de l’École de guerre navale et du Centre des hautes études navales et est nommé capitaine de vaisseau en août de la même année. Il est alors détaché auprès du rapporteur du budget de la marine du Sénat pendant un an, jusqu'en 1929. Commandant[21] du croiseur Tourville (1929) en succédant au capitaine de vaisseau Abrial, il effectue à son bord un tour du monde[22] et est nommé à son retour en chef du cabinet militaire du ministre de la Marine[23],[24] puis en , chef de cabinet (Marine) du ministre de la Défense nationale[25]. De 1932 à 1933, il enseigne au Centre des hautes études navales[26].

Officier général

Promu contre-amiral en , il est secrétaire-adjoint du conseil supérieur de la Défense nationale[27],[28],[29] et devient en , à nouveau chef du cabinet militaire du ministre de la Marine François Piétri[30],[31],[32]. En , il commande[33] la 2e escadre légère dans l'Atlantique avec pavillon sur le croiseur Émile Bertin[34]. Vice-amiral en , il est nommé un mois plus tard commandant de l’École de guerre navale et le Centre des hautes études navales[35].

Il prend la tête en de la mission navale française[36] à Londres à l'Amirauté britannique et devient vice-amiral d'escadre en . Il préside en la Commission supérieure des récompenses de guerre accordée à la marine marchande puis prend sa retraite en .

Grades successifs

  • 1902 : aspirant de deuxième classe
  • 1905 : enseigne de vaisseau
  • 1912 : lieutenant de vaisseau
  • 1919 : capitaine de corvette
  • 1922 : capitaine de frégate[37]
  • 1928 : capitaine de vaisseau
  • 1933 : contre-amiral[38]
  • 1938 : vice-amiral[39]
  • 1939 : vice-amiral d'escadre[40],[41]

Récompenses et distinctions

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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