Bohars

commune française du département du Finistère From Wikipedia, the free encyclopedia

Bohars [boaʁ] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bohars
Bohars
La mairie.
Blason de Bohars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Intercommunalité Brest Métropole
Maire
Mandat
Armel Gourvil
2020-2026
Code postal 29820
Code commune 29011
Démographie
Gentilé Boharsiens
Population
municipale
3 727 hab. (2023 en évolution de +7,78 % par rapport à 2017)
Densité 513 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 49″ nord, 4° 30′ 44″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 93 m
Superficie 7,27 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Brest
(banlieue)
Aire d'attraction Brest
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brest-4
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bohars
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Bohars
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Bohars
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Bohars
Liens
Site web http://www.mairie-bohars.fr
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La commune de Bohars fait partie de Brest Métropole avec les communes de Gouesnou, Guilers, Guipavas, Le Relecq-Kerhuon, Plougastel-Daoulas, Plouzané et Brest. Bohars adhère aussi à la démarche du Pays de Brest.

Bohars se trouve dans la 2e circonscription Brest ville et dans le canton de Brest-4.

Géographie

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Penfeld et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].

La Penfeld, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune de Gouesnou et se jette dans la rade de Brest à Brest, après avoir traversé quatre communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bohars[Note 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Kerléguer, d'une superficie totale de 2,5 ha (1,4 ha sur la commune)[Carte 1],[3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021 mm, avec 16,7 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Guipavas à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 229,8 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Bohars est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Brest, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brest, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (57,5 %), zones urbanisées (24,7 %), terres arables (11,9 %), forêts (3 %), prairies (2,7 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Botgars vers 1350, Botgarz en 1467, Bogarz en 1544, Bodhartz en 1543 et 1606[19].

La commune se nomme Boc'harzh en breton.

Le toponyme est formé avec le terme breton Bot qui signifie « demeure, résidence », associé à Garz, « haie, retranchement », et pourrait, selon Bernard Tanguy, faire référence à la motte de « Boc'harz ar C'hoat »[19].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Trois cent haches à douille de type armoricain ont été trouvées à Bohars.

Le quartier de Beuzit, dont le nom signifie en latin "plantation de buis" , atteste une présence gallo-romaine, probablement une villa.

Ancien Régime

L'église Saint-Pierre-aux-Liens.

Au XVIe siècle, Bohars faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan[20].

Le manoir du Tromeur, construit au début du XVIIe siècle était une maison forte composée, selon un aveu de 1583 d'un corps de logis entouré d'une cour close, crèche, écurie, grande aire, courtil, chapelle, jardin, verger (le tout cerné de murailles), grand bois de futaie, colombier, étang, deux moulins, etc. Démolie pendant les Guerres de la Ligue, la maison forte fut remplacée par un manoir en 1610. Ruiné pendant la Seconde Guerre mondiale, ce manoir, qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel hôpital psychiatrique de Bohars, a été démoli en 1971, à la suite d'un incendie[21].

Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Bohars en 1843 :

« Bohars : commune formée de l'ancienne trève de Guiler (...) Principaux villages : Mezlanen, Kerouvrion, Trémalouet, Beuzic, Penfeld. Superficie totale 538 hectares, dont (...) terres labourables 394 ha, prés et pâturages 47 ha, bois 39 ha, étang 1 ha, landes et incultes 48 ha. Moulins 17 : à eau, Kergmilliau, Talarn, Lannoc, Beuzic, Pouchou, Pont-ar-Saoul, Kervas, Rufa, Traonlez, Creac'h-Bellec. Le manoir de Traonmeur, où Tromeur, qu'Ogée indique en Guiler, est en Bohars : cette terre appartenait jadis à la famille de Lesguern ; elle a depuis passé dans celle des Huon de Kermarec. La route départementale n°10, du Finistère, dite de Brest à Saint-Renan, traverse la commune de l'est à l'ouest. Géologie : constitution granitique ; carrière de pierre à bâtir au Tromeur. On parle le breton et le français[22]. »

En avril 1872, un rapport du conseil général du Finistère indique l'ouverture d'une école de filles à Bohars[23].

En 1888, des habitants du quartier Penfeld réclame au préfet la construction d'une école de hameau. La demande est rejetée par l'inspection académique car les enfants de ce quartier ont déjà une école à proximité sur la commune de Lambézellec[24].

Le XXe siècle

La Belle Époque

Le « des commissaires de police et des agents du fisc ont procédé ce matin aux inventaires [des biens d'église] dans les communes de Guilers, Milizac et Bohars. Des bagarres ont eu lieu dans cette dernière commune. L'abbé Bizien, vicaire, a été appréhendé par deux gendarmes. Le commissaire de police l'a fait remettre en liberté. Dans les trois communes les portes [de l'église] ont été enfoncées »[25].

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Bohars porte les noms de 39 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 ( Didier Coat, Pierre Manach et Eugène Dorise[Note 4]) sont des marins morts en mer ; Gabriel Mailloux, lui aussi marin, est mort de maladie en Italie en septembre 1918 ; la plupart des autres sont des soldats morts sur le sol français, dont Henri Héréus, prêtre, infirmier tué lors de l'offensive de Champagne en septembre 1915 et Paul Faou, soldat au 70e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à Blercourt (Meuse), tous deux décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[26].

La Seconde Guerre mondiale

Six habitants de Bohars sont morts de faits de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale : l'église (le clocher fut abattu) et le presbytère furent détruits, la population du bourg évacuée et des pillages commis lors des combats entre le et le liés au siège de Brest ; Bohars fut libéré le [27].

Le sergent américain Ralph T. Snyde et 10 de ses soldats furent abattus à Kerabiven le  ; une stèle commémorative a été inaugurée à cet endroit en 2014[28].

L'après Seconde Guerre mondiale

Par décret du , plusieurs villages[29] dépendant de la commune de Milizac sont rattachés à la commune de Bohars[30] :

« Article 1er. - Les villages de Poulrinon, Kérangall, Kerdonval, Boudiguès et Guillermit, dépendant actuellement de la commune de Milizac, canton de Plabennec (arrondissement de Brest, département du Finistère), tels qu'ils sont représentés limités par une ligne continue bleue sur le plan annexé au présent décret, sont rattachés à la commune de Bohars, canton de Brest (2e) (mêmes arrondissement et département).

Les divers chemins servant de limites entre les deux communes deviendront la propriété exclusive de la commune de Bohars. »

Deux soldats originaires de Bohars sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
20 mars 1932 mars 1971 Prosper Salaün[Note 6]   Meunier
mars 1971 17 juin 1995 Joseph Le Hir[Note 7]   Agriculteur retraité
Vice-président de la Communauté urbaine de Brest (1973 → ?)
17 juin 1995 25 mars 2008 Marcel Le Bars SE Directeur de caisse au CMB en retraite
25 mars 2008 en cours
(au 23 mai 2020)
Armel Gourvil[31] DVD Chef d'entreprise
Vice-président de Brest métropole[32] (2014 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026
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Armel Gourvil est le dix-neuvième maire de Bohars.

Jumelages

Drapeau du Royaume-Uni Tarporley (Royaume-Uni)

Drapeau de l'Italie Ventimiglia di Sicilia (Italie)

Démographie

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
582734747749787865822804843
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
842695950836826882835910866
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
901859891798734757740854896
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
8409091 3612 8873 0433 1703 2883 3053 512
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
3 4583 6713 727------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monument aux morts de 1914-1918.
  • La motte féodale du bois de la Montagne du Diable.
  • La chapelle de Loguillo ou de Notre-Dame-des-Grâces, dédiée à saint Quijau ; dans cet édifice Renaissance, dépendance du manoir de Kérampir, aujourd'hui détruit, reposent l'amiral Antoine Exelmans, décédé à Kérampir le 2 novembre 1944, et son épouse Marie de Penfentenyo.
  • Les moulins le long de la Penfeld.
  • L'église Saint-Pierre-aux-Liens.
  • L'hôpital psychiatrique de Bohars.
  • Le monument aux morts de 1914-1918.
  • Le château de Kerguillau.
  • Le château de Monplaisir - XIXe siècle.
  • Le château de Kerampir.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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