Jean-Guillaume Virchaux
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Jean-Guillaume Virchaux (né en 1739 à Saint-Blaise, principauté de Neuchâtel, alors principauté prussienne - décédé après ) est un libraire, éditeur et activiste politique neuchâtelois des Lumières et de la Révolution française.
Fils de David Virchaux et de Suzanne L'Ecuyer, Jean-Guillaume Virchaux doit chercher fortune à l'étranger. En 1765, il s'installe à Kiel où il épouse Ursula Hesse, qui décède deux ans plus tard à Hambourg, ville où le couple s'est établi[1]. Il y entame une carrière de précepteur de langue française avant de devenir libraire et marchand d'estampes en 1778 et favorise la diffusion des idées des Lumières à travers l'Europe du Nord. En , il s'associe avec le libraire Benjamin Gottlob Hoffmann et épouse Maria Catharina Flindt, native de Hambourg et s'intègre à la société allemande. Cependant, fidèle à ses origines helvétiques, il noue des relations commerciales avec Samuel Fauche, imprimeur-libraire à Neuchâtel, et prend comme apprenti Abraham-Louis Fauche (Borel), fils de son correspondant à correspondant à la Société typographique de Neuchâtel. Sa demeure devient un centre culturel influent de Hambourg, attirant les esprits éclairés de l'époque[2]. En 1778, il réclame à la STN des ouvrages scandaleux et libertins[3]. Mais il imprime et diffuse principalement des ouvrages littéraires, pédagogiques et politiques tels que ceux de Joachim Heinrich Campe, Jacques Necker, Jean-Jacques Rousseau, Linguet et de l’abbé Mably, ainsi que des réimpressions pirates du Mercure de France. Il attache un grand soin au travail de typographie, à la qualité du papier et de manière générale offre des éditions de grandes qualités à un public aisé et à la noblesse de l'Europe du Nord. Il projette un temps de lancer une gazette, Écho politique et littéraire du Nord, et demande à Adrien Chrétien Friedel de lui procurer des nouvelles croustillantes de la capitale française ainsi que tous les ouvrages qui font scandale à Paris, ainsi les Liaisons dangereuses de Laclos qu'il propose de faire traduire en allemand[4].
En 1785, Virchaux fait faillite en raison de la concurrence, notamment d'Ambroise Daclin et de Pierre-François Fauche. Son fonds est racheté par son associé Chaidron, puis par Samuel Fauche. Il se tourne alors vers le commerce international et voyage en Europe du Nord, en Allemagne et aux Pays-Bas, jusqu'à Saint-Pétersbourg. En 1789, il s'installe brièvement en Angleterre, collaborant avec Knight & Co., avant de s'établir à Amsterdam en 1790. Il explore des projets industriels en France et s'installe à Lille, puis à Paris en 1791[5].