Jean-Joseph Bugnet

civiliste, professeur de faculté de droit From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean-Joseph Bugnet, né le 5 germinal an II () à Levier et mort le à Bolandoz, est un juriste français.

Naissance
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Levier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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BolandozVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Conseiller départemental du Doubs, à partir de 1858 ...
Jean-Joseph Bugnet
Gravure d’après un cliché de Pierre Petit.
Fonction
Conseiller départemental du Doubs
à partir de
Biographie
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Biographie

Né dans une humble famille de paysans, Bugnet est entré, en 1807, au collège communal de Dôle, où il a fait de solides études. Le , lors de l’examen du baccalauréat devant l’Académie de Besançon, il a eu un succès tel, que le président de la Commission, La Boissière, lui a adressé publiquement ses compliments, avant de lui remettre sur-le-champ les droits d’examen[1].

Entré au séminaire de Besançon, en novembre 1812, il suit, pendant deux ans, les cours de théologie préparatoires au sacerdoce, avant que la conjoncture de 1814 ne l’amène à en sortir, pour revenir comme maitre d’études au collège de Dôle[1].

Précepteur, en Côte-d’Or, dans la famille de Lorcy, il monte, animé du désir de se créer un avenir, à Dijon, en 1817, et commence son droit, tout en surveillant et dirigeant les classes d’un des pensionnats de la ville. Distingué par Victor Proudhon, le doyen de l’École de droit, qui avait remarqué son exactitude laborieuse et reconnu ses aptitudes, il le charge, en novembre 1819, de l’éducation de ses trois fils : l’un commençant son droit, les deux autres faisant au collège leurs cours d’humanités[1].

Licencié en droit, en , il soutient sa thèse de docteur, le de l’année suivante, devant la même faculté, montrant dans la discussion les qualités caractéristiques de son futur enseignement. Candidat, fin 1822, au concours pour trois places de professeurs suppléants à la Faculté de droit de Paris, il est reçu premier sur 41 concurrents. Pendant la suppléance, il a remplacé successivement Jean-Marie Pardessus, chargé du cours de droit maritime, Toussaint-Ange Cotelle, de celui des Pandectes, Claude-Étienne Delvincourt et Pierre-Joseph Grappe (d), de l’enseignement du code civil[2].

La chaire de code civil étant devenue vacante par la mort de Grappe, il obtient sa chaire contre ses treize concurrents, par le concours du au , et s’acquiert une réputation européenne par la rigueur de son analyse du texte des lois. Il occupera cette chaire comme professeur titulaire jusqu’à sa mort[3].

Engagé, en 1848, par les principaux électeurs du Doubs, à se présenter aux élections, il refuse de se rendre sur les lieux, préférant son droit et ses cours aux incertitudes de la politique et se contentant d’adresser une profession de foi suffisamment appuyée aux électeurs[3].

En 1858, lorsque Jean-Agathe Micaud, qui représentait le canton d'Amancey au Conseil général, depuis 1832, a été forcé à la retraite par ses quatre-vingt-huit ans, les habitants du canton, auxquels il rendait depuis plus de quarante ans des services de toute nature, dont un grand nombre de excellentes consultations à ses compatriotes qui les auraient payées fort cher à Paris, l’ont délégué au conseil, à l’unanimité moins seize voix[2].

Outre son édition des œuvres de Robert-Joseph Pothier, on lui doit Aux habitants de Bolandoz, brochure relative à des affaires locales et à une question de servitude de passage et plusieurs mémoires présentés aux tribunaux dans des circonstances importantes[1].

Souffrant d'une hydropisie du cœur, il a refusé d’interrompre ses cours, jusqu’à ce que les médecins lui prescrivent impérieusement l'air du pays natal, comme seul capable d’améliorer son état. Parti, avec regret, pour sa maison de Bolandoz, au commencement de l'été, son état a d’abord paru s’améliorer, jusqu’à mort brutale, foudroyé, dans les bras de sa fille et de son gendre, Baudouin, inspecteur général de l'Université[4].

Publications

  • Œuvres de Pottier, annotées et mises en corrélation avec le code civil et la législation actuelle, Paris, Plon, 11 vol. in-8º, 1845-1848.

Notes et références

Liens externes

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