Dans les années 1970 et de retour en France, Jean-Pierre fonde avec son frère Jean-Claude un groupe qu'ils nomment Coïncidence[3]. Après deux albums et plusieurs tournées, la mort de son frère à trente ans lui donne un coup de massue[4]. Le guitariste de rock commence une carrière en solo et s'apprête à collaborer avec de nombreuses personnalités de la musique comme Guy Skornik et Johnny Hallyday[3],[6]. Dès le début des années 1980, il enchaîne ainsi les prestations musicales sur des plateaux télévisées comme ceux de Maritie et Gilbert Carpentier ou Champs-Élysées[7]. C'est en 1984 que le jazz va devenir le véritable style de Jean-Pierre Llabador[7].
El Bobo : sa guitare et ses orchestres
Au fil des ans, le musicien parcourt les pays pour faire partager sa musique[3]. Accompagné d'un orchestre toujours différent, il a su trouver sa place « parmi les maîtres de la six-cordes » selon Claude Oberg du Jazz Magazine[8]. En 2007, son onzième album est enregistré aux côtés de Francesco Castellani (trombone), Olivier Hutman (piano), Louis Petrucciani (contrebasse) et Bruno Ziarelli (batterie)[9]. Intitulé Give Me Five, il sera nommé aux Victoires du Jazz en 2008 dans les catégories « Album jazz instrumental de l'année » et « Artiste français de l'année »[3]. En 2011, Jean-Pierre Llabador fait appel à sa fille, Géraldine, pour écrire les paroles des chœurs féminins de son dernier album Voices[10].
Après quelques années de silence dues à de graves ennuis de santé, Jean-Pierre se manifeste à nouveau. Il crée un label de disques "Castle Records" [www.castle-records.fr] sur lequel il réédite en vinyles et CDs la discographie du groupe de ses débuts "Coïncidence". Paraissent également un CD digipack "Dialogues" (orchestre de 15 musiciens) et un CD 3 itres, "Bobolektro", enregistré avec la complicité de Gilles Claudin.
Enfin, son dernier album (vinyle + CD) "3.33 TREASURE HUNT" présentant ses toutes dernières compositions est désormais disponible sur www.castle-records.fr.