Jean-Pierre Rosenczveig
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Jean-Pierre Rosenczveig, né le à Paris, est un magistrat français. Il a été, de 1992 à 2014, le président du tribunal pour enfants de Bobigny.
Famille
Jean-Pierre Rosenczveig naît le , à Paris dans une famille juive ashkénaze[1].
Son père, d’origine hongroise, est footballeur et vendeur de roulement à billes. Sa mère, d’origine polonaise, est dactylographe à la SNCF[2],[3].
Sa belle sœur est l'épouse de Claude Goasguen[4], avec qui il a lancé un appel pour la rédaction d'un "code de l'enfance"[5].
Carrière
Justice
De 1974 à 1981, il devient juge des enfants à Versailles puis, de 1981 à 1984, conseiller technique au sein du cabinet de la secrétaire d’État socialiste Georgina Dufoix, en charge de la Famille. De 1984 à 1992, il crée puis dirige l'Institut de l'enfance et de la famille, établissement public sous tutelle des Affaires sociales. En 1992, il est vice-président du tribunal de grande instance de Bobigny, et à ce titre président du tribunal pour enfants – président-délégué du conseil départemental d'accès au droit (CDAD) de la Seine-Saint-Denis. Il a pris sa retraite le .
Enseignement
Parallèlement, en 1990, il enseigne à Paris-V René Descartes, Institut de psychologie sociale jusqu'en 2000 avant d'enseigner à l'Université Paris X, cours et séminaire de droit pénal des mineurs au sein du master 2 « recherche droit pénal et procédure pénale ».
Autre
Depuis 1991, il est membre du comité de rédaction du Journal du droit des Jeunes et du Journal international des droits de l'enfant. En 2002, il est président du jury des « Plaidoiries sur les droits de l'Homme », Mémorial de Caen.
Président du bureau international des droits de l'enfant (IBCR), installé à Montréal, il a créé en 1998 et présidé jusqu'en 2012 l'association DEI (Défense des enfants International), il prend régulièrement position sur des questions juridiques et de société dans son blog sur le site du Monde) avec plus de 600 billets où il s'est signalé pour des opinions concernant le droit des enfants (pénalisation de la fessée, mutilations sexuelles et homoparentalité).
Il est membre de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase)[6].
Prises de position
Il s'oppose aux pratiques religieuses qui ont une conséquence sur l'intégrité physique des enfants, comme l'excision ou la circoncision[1].
Responsabilités publiques
- 1985-1995 : membre du Haut Conseil de la population et de la famille
- 1991-1993 : expert français sur l'enfance auprès du Gouvernement roumain
- 1986-1987 : membre du Conseil supérieur de l'adoption[7]
- 1991-1992 : président de la commission « Déontologie des travailleurs sociaux »
- 1991-1992 : membre du Comité d'éthique de La Cinq
- 1992-1997 : membre du Conseil supérieur du travail social
- 1993 : membre du Groupe de travail interministériel sur la situation des enfants dans le monde (président : Claude Fonrojet)
- 1995-1996 : administrateur du Centre international de l'enfance – expert juridique du programme européen « Phare Social en Roumanie »
- 1997-2000 : membre du Haut Conseil à l'intégration
- 2001 : membre du groupe de travail sur les rapports parents-travailleurs sociaux présidé par Claude Roméo, président de l'ANDAS et directeur de l'enfance et de la famille de Seine Saint-Denis
- 2005-2006 : membre du comité de pilotage de la reforme de la protection de l'enfance mis en place par Philippe Bas, ministre de la Famille
- 2014 : président du groupe de travail sur les droits des enfants et auteur du rapport « De nouveaux droits pour les enfants ? Oui dans l'intérêt de la société et de la démocratie » (rapporteuir D. Youf et Flore Capelier)
- Ancien élu municipal à Ciboure (Pyrénées Atlantiques)
Vie associative
- 1988-1992 : créateur et animateur du Conseil français des associations pour les droits des enfants (COFRADE), puis secrétaire général (1993-1995)
- 1994-1998 : membre du Conseil d'administration de la Fondation R. Mac Donald – président d'honneur d'« Enfants du monde, droits de l'Homme »
- Depuis 1992 : président de l'association « Objectif Familles » (Trappes) dirigée par Gisèle Pellegri
- 1993- : président de l'Association nationale des communautés éducatives (ANCE), membre de la Fédération internationale des communautés éducatives (FICE)
- Depuis 1995 : président de l'Association pour la promotion de la citoyenneté des enfants et des jeunes (APCEJ)
- 1996 : vice-président du Bureau international des droits des enfants (BIDE), dont le siège est à Montréal[8][source insuffisante], créé par Bernard Kouchner et Andrée Ruffo
- Depuis 1997 : membre du Conseil d'administration du FIDDEM
- Depuis 1998 : initiateur (avec Claude Roméo) et président de l'association « Pour la cause des enfants » – président de l'association française « Jeunesse et Droit » diffuseur du Journal du Droits des Jeunes (RAJS) – créateur et président de « Défense des Enfants International - France »[9][source insuffisante]
- Depuis 2000 : membre du comité scientifique de la Fédération nationale des rééducateurs de l'Éducation nationale (FNAREN)
- Depuis : président du Bureau international des droits de l'enfant (BIDE), actuellement dirigé par Nadja Pollaert
- - : administrateur de l'Association du nord-est parisien pour l'aide aux mères et aux familles à domicile (Bondy).
- 2005 : membre du comité directeur de l'Association Louis Chatin pour la défense des droits des enfants présidée par Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation – membre du conseil d'administration de l'association « Espoir »[10][source insuffisante] (Paris), puis président ()
- 2014 : conseiller protection de l'enfance du président de l'ADF
- Membre du comité de pilotage de la réforme de la protection de l'enfance animé par Laurence Rossignol, secrétaire d'État à la Famille et aux Personnes âgées
- Président de l'association Espoir (63, rue Croulebarbe, 14e arrondissement de Paris)
- Expert de l'UNICEF