Jean Baby
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Jean Édouard Dominique Baby |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Ruta Sadoul (d) |
| Enfants |
Jacques Baby (d) Yvonne Baby |
| Parti politique |
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Jean Baby est un historien et militant politique français, né le à Toulouse et mort le dans le 10e arrondissement de Paris[1].
Jeunesse et études
Né dans une famille aisée, Jean Baby suit des études d'histoire et est reçu à l'agrégation d'histoire en 1923[2].
Parcours professionnel
Il enseigne dans les années 1920 en lycée à Prague, Lorient et Toulouse. Il milite au Parti communiste français (PCF), auquel il adhère en 1925, ainsi qu'à la Fédération unitaire de l'enseignement et à la CGTU.
Il est candidat contre Vincent Auriol, dans la circonscription de Muret, lors des élections législatives de 1928[3]. Il dirige la liste communiste aux élections municipales de 1929 à Toulouse.
Exclu du PCF en , il est réintégré en .
Après la Seconde Guerre mondiale, il est professeur au lycée Jacques-Decour, à Paris[4]. Considéré comme l'un des économistes du PCF[5], il devient en 1954 rédacteur en chef de la revue Économie et Politique que dirige Jean Pronteau. Il enseigne également à l'Institut d'études politiques de Paris[6].
Ses critiques à l'égard de la politique du Parti communiste entraînent son exclusion définitive en . Il se tourne alors vers le maoïsme[7]. En 1960, il compte parmi les premiers signataires du Manifeste des 121 sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie[8].
Son fils Jacques, chef du maquis FTP du Serre, près de Lasalle (Gard), est fusillé le dans la carrière de Castillane, près de Marseille[9] ; il avait 23 ans. Son nom a été donné à une rue de Nîmes.
Sa fille, Yvonne Baby, évoque l'itinéraire de son père dans le roman Le Jour et la nuit[10].