Paul Rivet

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Élection21 octobre 1945
CirconscriptionSeine (1945-1946)
1re de la Seine (1946-1951)
Paul Rivet
Illustration.
Paul Rivet en 1938.
Fonctions
Député français

(5 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
Circonscription Seine (1945-1946)
1re de la Seine (1946-1951)
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique SOC
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Wasigny
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès 16e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Parti politique SFIO (1945-1948)
URR (1948-1951)
Profession Médecin

Paul Rivet, né le à Wasigny et mort le à Paris[1], est un médecin et ethnologue français. Il est à l'origine de la création du musée de l'Homme. Antifasciste, il participe à partir de 1940 à la création de la Résistance intérieure française.

Il est le frère du pilote de l'aéronavale Eugène-Léon Rivet et l’oncle du médecin Paul Milliez[2].

Paul Rivet entreprend ses études supérieures à l’École du service de santé militaire de Lyon. En 1897, il est docteur en médecine.

En 1901, on lui offre d'accompagner en tant que médecin, la Mission géodésique française, qui se rend en Équateur pour y reprendre avec des méthodes plus rigoureuses et des instruments plus précis, les travaux menés de 1735 à 1745, par La Condamine, Louis Godin et Pierre Bouguer pour mesurer un arc de méridien à un degré de proximité de l'équateur. À la fin de cette mission, il reste en Amérique du Sud pendant six ans, observant les habitants des vallées interandines. Il participe alors au Service des œuvres françaises à l’étranger[3].

À son retour à Paris, engagé comme assistant au muséum national d'histoire naturelle, Paul Rivet met de l'ordre dans ses observations sud-américaines. Ses notes sont publiées conjointement à celles de René Verneau, alors directeur du musée, en deux parties, entre 1912 et 1922, sous le titre Ethnographie ancienne de l'Équateur.

En 1926, Paul Rivet participe à la fondation de l'Institut d'ethnologie de l'université de Paris et en devient secrétaire-général avec Marcel Mauss, puis l'un des premiers professeurs. En 1928, il succède à René Verneau à la direction du musée d'ethnographie du Trocadéro (MET), rattaché au muséum national d'histoire naturelle, qu'il entreprend de réorganiser, avec l'aide de Georges Henri Rivière. En 1937, le MET devient le musée de l'Homme et s'installe dans le palais de Chaillot, élevé à l'occasion de l'exposition internationale de Paris.

Congrès du Pacifique, 26 au 31 janvier 1932 à Hanoï, premier congrès des préhistoriens d'Extrême-Orient. Le professeur du Muséum Paul Rivet est à droite, avec des lunettes. Il préside le congrès et est délégué pour l'Indochine.

Il publie en 1936 le premier fac-similé de la chronique de Guaman Poma, El primer nueva corónica y buen gobierno (1615), bien que retouchant de manière importante celle-ci. Dans sa théorie, Paul Rivet affirme non seulement que l'Asie est le berceau de l'homme américain, mais aussi que des migrations se sont produites depuis l'Australie 6 000 ans auparavant, et depuis la Mélanésie un peu plus tard. Son ouvrage, Les Origines de l'Homme américain, publié en 1943, contient des arguments linguistiques et anthropologiques qui tendent à prouver sa thèse de la migration.

De retour à Paris en 1945, il renoue avec le musée et l'enseignement, tout en poursuivant ses investigations sur l'Amérique du Sud. Ses travaux linguistiques apportent des éléments nouveaux sur les langues aymara et quechua. Paul Rivet conserve des attaches affectives en Équateur, par son mariage en 1923 avec Mercedes Andrade Chiriboga (1877-1973), dame de la haute société équatorienne qu'il rencontre à Cuenca et qu'il emmène avec lui à Paris en 1906.

Son attachement à l'Amérique latine le pousse à multiplier à Paris des institutions comme la Maison de l'Amérique latine et l'Institut français des Hautes études brésiliennes, qu'il fonde avec Paul Duarte. Enfin, en 1954, s'ouvre à la Sorbonne, avec son concours, l'Institut des hautes études d'Amérique latine où il multiplie les conférences[4].

Tombe au cimetière du Père-Lachaise.

Il meurt en 1958 des suites d'une longue maladie. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (95e division).

Engagements et Résistance

Paul Rivet et l’anthropologie raciale : une position ambivalente

Voir aussi

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