Jean Bach-Sisley

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Jean Bach-Sisley
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Activités

Jean Bach-Sisley, pseudonyme de Jeanne Sisley[1], née le à Lyon le et morte le à Saint-Symphorien-d'Ozon est une poétesse, dramaturge, critique littéraire, conférencière, animatrice française de la vie culturelle lyonnaise.

Poétesse et dramaturge

"Parente par son père du grand peintre hollandais Jan van Dael, par sa mère, Marie de Miramont, elle se relie directement aux chanteurs du Midi ensoleillé, on sent dans son oeuvre cette double influence"[2] est-il écrit en introduction du numéro spécial de la revue Poésie qui lui est consacré.

Jean Bach-Sisley, dont le père est négociant, évoque, dans un poème, sa naissance à Lyon[3]

Mes yeux se sont ouverts en la cité brumeuse

Qu'étreignent enlacés les bras doux et puissants :

Du Rhône au flot vainqueur, de la Saône charmeuse,

Le couple conjugal des fleuves mugissants.

Le mère de Jean-Bach Sisley compte pour beaucoup dans sa formation artistique "Ce fut une femme fine, vibrante, lettrée. Elle-même était poète. C'est elle qui m' apprit à goûter la musique et la poésie."[4]

Jean Bach-Sisley est également influencée par une de ses professeurs, Mlle Galisot. Après des études de lettres elle devient professeur mais ne cesse d'écrire, essentiellement des poèmes.

Jean Bach-Sisley est lauréate en 1903 d'un concours de poésie organisé par la revue Fémina, dans la catégorie "sonnets"[5].

En 1905 elle publie une œuvre originale dont le préfacier, Jean Bertheroy, écrit : « Le Roman des Soirs est un roman obéissant à la loi des rythmes, offrant, en guise de chapitres, une suite de poèmes liés les uns aux autres par le fragile lien du sentiment, traversé de toutes les péripéties de la passion et soutenant jusqu’à la fin l’intérêt par le seul ressort d’une émotion sincère. Et, à ce sujet, une question s'impose : peut-on écrire le roman en vers ? ». Il répond en conclusion : « En fermant le livre, on garde l’impression durable que c’est là l’œuvre d’un artiste, et que, dans ce Roman des Soirs, aux strophes vibrantes ou légères, l’auteur a su concentrer plus d’émotion sincère et de vraie humanité qu’il ne s’en trouve souvent contenu à travers la psychologie laborieuse des romans en prose ».

Ignorance

Je ne sais rien du monde et rien d’une autre vie.

Je ne sais pas où va l’âpre route suivie,

Et si c’est commencer ou finir que mourir :

Je sais qu’aimer fait vivre et qu’aimer fait souffrir.

Une cinquantaine de ses poèmes ont été mis en musique par divers compositeurs.

Animatrice de la vie culturelle lyonnaise

Jean Bach-Sisley est à l'origine et anime plusieurs instances culturelles lyonnaises : Elle est fondatrice et directrice durant 9 ans, des Petites Conférences. Elle-même est conférencière. Elle fonde, en 1901, et préside le Salon des Poètes de Lyon et du Sud-Est[6]. Elle st vice-Présidente de l'oeuvre de la Chanson Populaire. Pendant cinq ans elle est Secrétaire générale du Salon d'Automne de Lyon

Ses engagements vont au delà de la sphère culturelle : elle est membre du Comité de l'Union pour le suffrage des femmes. Durant la première guerre mondiale elle crée l'Œuvre des réfugiés de l'Hôtel de Ville, organise des concerts dans les hôpitaux[7]...

Le Musée des Arts Décoratifs de Lyon possède un buste de Jean Bach-Sisley, sculpture de Jeanne Bardey de 1921.

Décorations

Nommée Officier de l'Instruction publique en 1907[8].

Nommée Chevalier de la légion d'honneur par décret du [7].

Publications

Notes et références

Pour approfondir

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