Fernand Clerget

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Fernand Clerget (1865-1931) est un écrivain, sociologue et éditeur français. Il utilise entre autres le pseudonyme de Henri Marsac.

Originaire de Corbenay (Haute-Saône)[1], né Hippolyte Clerget, d'un père charpentier, il prend le pseudonyme de Fernand Clerget à la fin des années 1880 quand il s'installe à Paris.

Fin 1887, Le Journal du peuple accueille ses premiers textes[2]. En , son premier roman, L'Expulsée, commence de paraître en feuilleton dans Le Cri du peuple[3].

Ami de Paul Verlaine, il fréquente les « mercredis » du poète, organisés hôtel Royer-Collard, puis à l'hôtel de Lisbonne dans le Quartier latin. Il collabore à La Plume en tant que critique, et aussi comme poète, dès 1889 ; il y coordonne, la même année, un numéro spécial sur l'idéalisme[4].

En 1891, il publie Henry Pivert, un roman à clef, très inspiré de la vie de Verlaine et du mouvement décadentiste ; il collabore d'ailleurs aux journaux Fin de siècle et au Courrier français. En 1897, il est le premier à écrire une biographie de Verlaine. Il épouse Madeleine Marie Lépine.

En , il lance La France scolaire, une revue consacrée à l'enseignement primaire et qui va servir d'organe de liaison durant plus de dix ans, tout en étant un tremplin militant pour l'éducation populaire[5].

Clerget fonde le l'Association (ou la « Bibliothèque de l’Association et de la France scolaire »), un collectif éditorial et artistique au 17, rue Guénégaud, qui va compter près de 200 artistes et écrivains. Il héberge la revue L'Enclos fondée en , où se croisent Louis Lumet, Saint-Georges de Bouhélier, Eugène Montfort, Charles-Louis Philippe, Léon Frapié, Jean Baffier, J.-G. Prod’homme, Léon Riotor, Edmond André Rocher, Albert Lantoine, Hugues Lapaire, René Ghil, les frères Maurice et Fernand Pelloutier, Lucien Jean (1870-1908)[6]... Il expose les productions de l'éditeur d'art et graveur Maurice Dumont. L'Association va publier des ouvrages d'art, mais aussi des biographies d'artistes et d'écrivains, et organiser des expositions[7].

En 1899, l'adresse de l'Association passe au 13, boulevard du Montparnasse, puis en 1910, au 91, rue Lecourbe.

En 1905, entre Reims et Paris, il fonde avec Jean-René Aubert, la Revue littéraire de Paris et de Champagne, qui eut une dizaine de livraisons jusqu'en [8].

Après la Première Guerre mondiale, Clerget vit à Vanves, où il poursuit ses publications. Il y meurt le [9].

Il a été rédacteur en chef de la revue La Clameur, lancée en 1927 par l'Union des intellectuels pacifistes fondée par René de Sanzy et Jean Souvenance[10].

Publications

Notes et références

Liens externes

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