Jean Chandioux

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Jean Rollin Chandioux[n 1], né le à Luzy et mort le à Paris en France, est un homme politique et commerçant français.

PrédécesseurLucien Gueneau
SuccesseurJean Pauchard
Élection20 août 1893
Faits en bref Fonctions, Maire de Luzy ...
Jean Chandioux
Illustration.
Fonctions
Maire de Luzy

(29 ans et 11 mois)
Prédécesseur Lucien Gueneau
Successeur Jean Pauchard
Député français

(16 ans, 7 mois et 16 jours)
Élection 20 août 1893
Réélection 8 mai 1898
11 mai 1902
6 mai 1906
Circonscription Nièvre
Législature VIe, VIIe, VIIIe et IXe (Troisième République)
Groupe politique Gauche radicale
Prédécesseur Albéric d'Espeuilles
Successeur Pierre Heuzey
Premier adjoint de Luzy

(2 ans)
Président Jules Grévy
Premier ministre Jules Ferry
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Luzy (France)
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès 1er arrondissement de Paris
Nationalité Française
Profession Commerçant

Image illustrative de l’article Jean Chandioux
Maires de Luzy
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Biographie

Jean Chandioux naît en de Gilbert Chandioux, forgeron qui a été avec Antony Duvivier l'un des contestataires républicains les plus bruyants de Luzy. À la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 et de l'établissement du Second Empire par Louis-Napoléon Bonaparte, il est condamné à cinq ans de prison. Libéré en 1876, Gilbert Chandioux fonde une maison de commerce de tannerie à Luzy, où il est élu conseiller municipal en 1883.

Débuts en politique

À la Guerre franco-allemande de 1870, Jean Chandioux intègre le 80e bataillon de marche. Grâce à ses liens d'amitiés avec Jules Miot, député de la Commune de Paris, il obtient le poste de sous-préfet à Cosne-Cours-sur-Loire. Dans sa qualité de premier adjoint, il devient maire en décembre 1885 après la démission de Lucien Gueneau. Il est également conseiller général du canton de Luzy dès 1892.

Plus que son prédécesseur Gueneau, Chandioux est un politique très anticlérical[1], et il se heurte aux divers prêtres du canton de Luzy, dont notamment l'abbé Auguste Tambour.

Le député

Profitant de sa reconnaissance dans les territoires du Sud-Morvan, il se présente aux élections législatives de 1893, qu'il remporte à la majorité universelle, 8 242 voix face au sortant Albéric d'Espeuilles et ses 7 581 voix. Il sera réélu en 1898 (8 195 voix face à 4 053 votes pour le républicain Thévenet et 3 484 pour l'homme de droite de la Fite de Pelleport), en 1902 (8 251 voix contre 7 787 pour Étienne Geoffroy Saint-Hilaire) et en 1906 (toujours élu au premier tour, à 8 717 voix face à 7 107 voix pour Saint-Hilaire). Mais, lors des élections d'avril et mai 1910, il est battu par Pierre Heuzey puis de nouveau au mois de septembre 8 020 voix contre 7 539 par son frère Charles Heuzey (Pierre ayant succombé à une maladie).

Durant ses seize années de législature, Chandioux s'implique dans de plusieurs commissions telles que celle relative au monopole des inhumations, aux lettres patentes, à la marine, à celle d'études pour la construction de la salle des séances, à celle du commerce et de l'industrie ainsi qu'à la commission d'enquête sur les établissements de bienfaisance privée et de l'État. Il n'intervient que rarement à la tribune, et rapporte quelques projets d'intérêts locaux.

Le maire de Luzy

À Luzy, il participe à la construction de l'école pour filles et de celle des Baudins (hameau luzycois, l'école exerce de 1886 à 1960[2]), évidemment laïques[3], mais aussi à celle d'un nouvel hospice, d'un nouveau bureau de poste, d'abattoirs extérieurs, de lavoirs et permet un éclairage de nuit au gaz dans la ville. Il est nommé « membre d'honneur » de la Ligue de l'enseignement luzycoise, avant de se faire renvoyer le à la suite d'un conflit à propos du déplacement de l'un d'entre eux dans la commune avoisinante Millay.

Lors de la Première Guerre mondiale, il appelle à l'Union sacrée et à l'apaisement des tensions avec l'Église[3].

Chandioux meurt le à Paris, dans sa chambre d'hôtel d'une crise d'urémie, et est enterré cinq jours après son décès.

Hommages

La salle polyvalente de la commune saône-et-loirienne Toulon-sur-Arroux est nommée Jean Chandioux, en hommage à l'homme politique grâce à qui le Foyer rural de la ville a pu être créé[4].

Notes et références

Voir aussi

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