Jean Duclos

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Jean Duclos
Illustration.
Jean Duclos en 1936.
Fonctions
Député français

(5 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
Circonscription Seine-et-Oise
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique COM

(3 ans, 7 mois et 20 jours)
Réélection 3 mai 1936
Circonscription Seine-et-Oise
Législature XVIe (Troisième République)
Groupe politique COM (1936-1939)
GOPF (1939-1940)
Prédécesseur Gaston Henry-Haye
Successeur Déchéance du mandat
Biographie
Nom de naissance Jean Marie François Dominique Duclos
Date de naissance
Lieu de naissance Louey
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Louey
Nationalité Française
Parti politique PCF
Fratrie Jacques Duclos
Profession Horticulteur
Résidence Seine-et-Oise

Jean Duclos, né le à Louey (Hautes-Pyrénées) où il meurt le , est un homme politique français. Membre du Parti communiste français, comme son frère plus connu Jacques Duclos, il est député de Seine-et-Oise[1].

La profession d'origine de Jean Duclos est jardinier horticulteur. Mais comme bien des hommes de sa génération, la guerre de 1914-1918 le marque tant moralement (il y puisera son engagement pacifiste d'après-guerre) que physiquement[2]. Soldat au 49e, 34e puis 73e R.I., il prend part aux batailles de Champagne, de la Somme et de Verdun où il est grièvement blessé en . Il garde pour le reste de ses jours des stigmates aux visages et une vision diminuée. Au sortir de la guerre, décoré de la Légion d'honneur, Croix de guerre, Médaille militaire, mais réformé avec un taux d'invalidité de 100 %, il ne peut exercer son métier. Il adhère à deux organisations : l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC) et le Parti communiste français.

En 1926, il est élu secrétaire général de l'ARAC, organisation de masse où se retrouvaient les anciens combattants de « gauche ». Il reste dirigeant national de cette organisation jusqu'en 1951.

Candidat à la députation à plusieurs occasions, présenté par son parti, il est désigné par celui-ci pour la candidature dans la cinquième circonscription de Versailles en Seine-et-Oise aux élections générales de 1936. Arrivé en tête au premier tour du scrutin, 7 353 voix pour 22 092 suffrages exprimés, candidat du Front populaire bénéficiant des désistements à gauche, il est élu au second tour en recueillant 12 640 voix, alors que son concurrent de droite en rassemble 9 142. Il arrive en tête dans les trois cantons constituant la circonscription : Versailles-Sud, Versailles-Ouest et Palaiseau. À la Chambre, il siège dans les commissions de l'armée et des pensions civiles et militaires.

Membre du groupe ouvrier et paysan français, il est arrêté le , déchu de son mandat le et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à quatre ans de prison avec sursis, 4 000 francs d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiques et politiques[3] pour reconstitution de ligue dissoute. Il fut emprisonné au château de Baillet, à L'Île-d'Yeu, à la prison de la Santé puis au camp d'Aincourt et ne fut libéré qu'en raison de ses infirmités le [1].

Retiré en province, il reprend ses activités à la Libération, et est élu député de Seine-et-Oise lors des consultations électorales de 1945, de juin 1946 et de novembre 1946. Il siège à la commission des pensions et est appelé à exercer les fonctions de juré à la Haute Cour de justice le , le et le .

Devenu quasi aveugle, il n'est pas candidat aux élections de 1951. En avril-, il avait été élu premier adjoint de la commune de Versailles.

Distinctions

Sources

Notes et références

Liens externes

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