Jean Hellard
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| Naissance | Argentan (Orne) |
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(à 32 ans) Pointe-Noire (Congo) |
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Jean Hellard, né le à Argentan et mort pour la France[1] le à Pointe-Noire, est un fonctionnaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Employé de l'administration coloniale en Afrique, il décide, au début de la seconde guerre mondiale, de se rallier à la France libre. Il participe alors à l'adhésion des colonies africaines à la résistance mais meurt prématurément de maladie.
Jeunesse
Jean Hellard naît le à Argentan, dans l'Orne[2]. Il y effectue ses études secondaires au collège Mézeray avant d'entrer à la faculté de Caen[3]. Il commence ensuite à travailler pour l'administration coloniale et part en Haute-Côte d'Ivoire où, en 1938, il est commis des services civils[4]. Il y rencontre Edmond Louveau, administrateur supérieur de la région, dont il devient le secrétaire particulier[4].
Seconde Guerre mondiale
Refusant l'armistice du 22 juin 1940, Jean Hellard se joint à Edmond Louveau pour se rallier à la France libre[4]. Au début du mois de , il quitte l'Afrique pour Londres où il rencontre le général de Gaulle pour lui rendre compte du ralliement de la colonie à la résistance[4]. Il retourne ensuite en Afrique mais échappe de peu à l'arrestation à la frontière ivoirienne où des troupes vichystes sont encore présentes[3]. Il décide alors de rejoindre Adolphe Sicé et prend la mer en direction de l'Afrique-Équatoriale française[3]. Après un voyage difficile au cours duquel son navire a été pris pour cible par l'aviation ennemie, il arrive au Congo le [4].
Désigné pour un poste à Libreville au Gabon, Jean Hellard ne peut cependant pas rejoindre sa nouvelle affection : le , il meurt d'une pneumonie à Pointe-Noire où il est inhumé[4]. N'ayant pas conniassance de son décès, le régime de Vichy le condamne à mort par contumace le pour son ralliement à la France libre[3].