Jean II de Soissons, né après 1204 et mort entre et est comte de Soissons de 1235 à sa mort. Il fait partie de l'entourage proche de Louis IX, participe à ses deux croisades et meurt très probablement lors de la seconde.
Membre de la famille de Nesle
Jean II de Soissons, surnommé le Bègue ou le Bon[1] est le fils de RaoulIer de Soissons, de la famille de Nesle, et sa seconde femme Yolande. Il est né après 1204, puisque cette année là la première femme de son père, Alix de Dreux, est encore vivante[2].
Charte de Jean II de Soissons et Marie de Chimay (1234)
Jean se marie deux fois. Il épouse d'abord Marie, dame du Thour et de Chimay, seigneuries dont elle hérite à la mort de son père Roger en 1226. Sa mère s'appelle Agnès[3].
Jean est donc seigneur de Chimay à partir de 1226[1]. Jean II et Marie expédient ensemble des chartes. Marie meurt peu avant le et les seigneuries du Thour et de Chimay passent à leur fils Jean III[2],[8].
Comte de Soissons
Jean devient comte de Soissons en , à la mort de son père[2],[9]. Il fait frapper des deniers qui ressemblent beaucoup à ceux de son père[9].
Jean de Nesle, comte de Soissons, fait partie de l'entourage proche du roi de FranceLouisIX, dont il est un des principaux conseillers[10],[11],[1],[5]. Il est notamment présent lors de la fête donnée par LouisIX en 1241 à Saumur en l'honneur de la chevalerie de son frère Alphonse de Poitiers où il est écuyer tranchant[11],[1]. Jean II prend la croix avec LouisIX en 1248. Il part à la septième croisade et s'illustre lors de la bataille de Mansourah où il protège l'arrière-garde[8]. Il participe aussi à la prise de Damiette en 1249[11].
Jean II se remarie, probablement après son retour de croisade en 1253, avec Mathilde ou Mahaut d'Amboise, veuve de RichardII de Beaumont-au-Maine, comtesse de Chartres et dame d'Amboise à partir de la fin de l'année 1248. Elle est la fille de SulpiceIII seigneur d'Amboise et d'Élisabeth de Chartres, comtesse de Chartres. Alors qu'elle ne porte pas le titre de comtesse de Soissons, son mari s'intitule, sur un sceau, comte de Soissons, comte de Chartres et seigneur d'Amboise. Elle meurt le sans postérité[12].
Jean II meurt entre , date à laquelle son fils JeanIII ne s'intitule que seigneur de Chimay et mentionne son père et , quand JeanIII porte le titre de comte[3]. Jean II fait encore un legs à l'abbaye de Longpont en avant de repartir en croisade[3],[8]. Il meurt très probablement en Tunisie[8],[5].
Descendance
Jean II et Marie du Thour et de Chimay ont deux fils:
Jean II a trois filles, sans que leur mère soit précisée:
Adèle, dame de Thour (légué par Marie du Thour par testament en 1241), épouse de Jean, seigneur d'Audenarde et de Rozoy-sur-Serre (remarié à Mathilde, vidamesse d'Amiens et dame de Picquigny); leur fille Marie épouse Geoffroy II seigneur de Péruwelz puis Jean II seigneur de Falvy[14];
Yolande, dame de Couvin (légué par sa mère par testament en 1241) épouse Hugues II seigneur de Rumigny, Florennes et Boves, sans postérité [14];
123Xavier Hélary, L'ascension et la chute de Pierre de La Broce, chambellan du roi (1278): Étude sur le pouvoir royal au temps de Saint Louis et de Philippe III (v. 1250-v. 1280), Paris, Honoré Champion, coll.«Etudes d'histoire médiévale», , 520p. (ISBN978-2-7453-5552-2, OCLCon1255569724, lire en ligne), p.76.
(en) Quentin Griffiths, «Royal Counselors and Trouvères in the Houses of Nesle and Soissons», Medieval Prosopography, vol.18, , p.123–137 (ISSN0198-9405, lire en ligne, consulté le ).
William Mendel Newman, Les seigneurs de Nesle en Picardie (XIIe – XIIIesiècle): Leurs chartes et leur histoire, t.1, Philadelphie, The American Philosophical Society, coll.«Memoirs of The American Philosophical Society» (no91), , 358p. (lire en ligne).