À la mort sans enfant de Conon de Nesle, en 1180 avant le , ses possessions personnelles sont partagées entre ses frères[5]: Raoul devient comte de Soissons[5],[6],[7] tandis que Jean Ier reçoit la seigneurie de Nesle et la châtellenie de Bruges[5].
Raoul est présent lors des cérémonies et assemblées royales importantes comme le second mariage de Philippe Auguste en 1180, la réunion convoquée pour le divorce du roi en 1199, l'hommage de Blanche de Navarre en 1200 ou l'organisation du mariage de la fille du roi en 1213[8]. Raoul fait frapper des deniers d'abord imités de ceux de son frère Conon, puis au décor plus simple[1].
Mariages et succession
Raoul se marie trois fois. Sa première femme est Adèle ou Alix de Dreux, cousine du roi Philippe Auguste[8]. Elle est veuve en 1176 ou 1177 de JeanIer de Thourotte, châtelain de Noyon et de Thourotte[5]. Alix apparaît comme épouse de Raoul pour la première fois en 1183. Après la mort de son mari Jean, elle continue de tenir la châtellenie de Noyon, qui fait partie de son douaire. Ainsi, Raoul, du chef de sa femme, s'intitule châtelain de Noyon en 1184 et en 1193[12].
La seconde femme de Raoul, Yolande, est citée comme telle en et en . On ne sait pas à quelle famille elle appartient et c'est par erreur qu'André Du Chesne en fait une sœur de Simon de Joinville[13].
Raoul se marie une troisième fois avec Ade, fille de JacquesIer d'Avesnes et d'Adeline de Guise. Elle est veuve de HenriIII, comte de Grandpré, mort en 1211. Ade est citée pour la première fois comme épouse de Raoul en . Elle vit encore en 1249. Ils n'ont pas d'enfant[14].
La dernière charte de Raoul Ier de Soissons date de . Il meurt le [5],[7] et son fils JeanII lui succède comme comte de Soissons[14],[15],[16],[17].
Descendance
Raoul Ier de Soissons et sa première femme Alix de Dreux ont deux filles:
Raoul de Soissons, chevalier. William Mendel Newman indique qu'il ne connaît pas de texte qui donne à Raoul le titre de seigneur de Cœuvres, ni aucune autre seigneurie. Sa femme, citée en et en , s'appelle Comtesse. Leur fille Yolande, femme de Bernard de Moreuil, est citée en 1276[19].
12John W.Baldwin (trad.de l'anglais par Béatrice Bonne), Philippe Auguste et son gouvernement: Les fondations du pouvoir royal en France au Moyen Âge, Paris, Fayard, , 717p. (ISBN978-2-213-02660-2), p.274, 681.
(en) Quentin Griffiths, «Royal Counselors and Trouvères in the Houses of Nesle and Soissons», Medieval Prosopography, vol.18, , p.123–137 (ISSN0198-9405, lire en ligne, consulté le ).
William Mendel Newman, Les seigneurs de Nesle en Picardie (XIIe – XIIIesiècle): Leurs chartes et leur histoire, t.1, Philadelphie, The American Philosophical Society, coll.«Memoirs of The American Philosophical Society» (no91), , 358p. (lire en ligne).