Issu d'une famille de marchands maîtres-ouvriers en soie et de bourgeois de Tours, Jean-Jacques Rabasche est le fils de Jacques Rabasche, sieur des Deux-Croix, et de Renée Bourcier.
Il suit des études de droit[2]. Il devient avocat au Parlement[3] et Présidial de Tours, conseiller du roi et juge-magistrat au bailliage et Présidial de Tours[4] en 1716, bailli et juge de la châtellenie d'Azay.
Échevin perpétuel à partir de 1703, il est maire de Tours[5] de 1724 à 1747. Protégé par Charles de Bourbon-Condé (1700-1760), comte de Charolais et gouverneur de Touraine de 1720 à 1760, il est nommé en 1724 par le Roi. Il est réélu à deux reprises par ses concitoyens et maintenu deux fois encore par le gouverneur (la vente des places municipales avait entraîné la suspension des élections en 1730 et 1734). Il s'agit alors du plus long mandat de maire de la ville, dépassé depuis seulement par Jean Royer.
Marié à Jeanne Petit, fille de Pierre Petit, procureur au présidial de Tours, et de Claude Bellegarde (dont la sœur est la première épouse de Christophe Taschereau de Sapaillé, le père de Thomas-Jacques Taschereau), il est le beau-père de Louis Benoist de La Grandière et le grand-père d'Étienne Benoist de La Grandière[6].
Il avait hérité de son père du domaine des Deux-Croix, à Fondettes.